<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459</id><updated>2011-04-21T20:38:30.593-07:00</updated><title type='text'>Anti-Con...(formismes)</title><subtitle type='html'>Concetti Contre les Conformismes, les Conservateurs, les "Conplaisances", les Constipés, les Conditionnements, les Conventions, les Confréries, les Conneries, etc... et Contre les anti-conformistes des salons mondains et les adeptes du politiquement correct.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>63</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-115126439946251580</id><published>2006-06-25T12:34:00.000-07:00</published><updated>2006-06-25T12:39:59.490-07:00</updated><title type='text'>Privilège peu flatteur</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:100%;"&gt;    jeudi 22 juin 2006,      &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;par &lt;a href="mailto:contact@libre-tunisien.org"&gt;Le Libre Tunisien&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;       &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Le Libre Tunisien&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Edition 1, numéro 3&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div style="font-family: verdana;" class="spip_documents spip_documents_center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img src="http://libre-tunisien.org/IMG/couv-LT-No-3bis.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" height="408" width="300" /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div class="spip_doc_titre"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Le Libre Tunisien - 20 juin 2006&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;   &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans la langue liste des domaines où la Tunisie tient les premières places mondiales, on peut aisément rajouter le privilège d’avoir « l’opposition la plus bête du monde ». Bien évidemment loin de moi l’idée de mettre en cause leurs capacités intellectuelles ou leurs équilibres psychologiques en doute, quoi que des fois on a légitimement le droit de le faire, mais il est question dans cette affirmation d’une bêtise politique et idéologique qui dépassent des fois les limites de la tolérance humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bien des choses ont changé en Tunisie depuis 50 ans : le régime, les mœurs, les sciences économiques, internet, la mondialisation et surtout les besoins des tunisiens. Notre opposition ? Elle n’a pas tellement changé dans les faits ! S’il existait en Tunisie un musée de la préhistoire, l’opposition tunisienne y tiendrait une place de faveur. On pourrait alors y observer des faucilles de Marxistes, Trotskistes, Léninistes, Maoïstes, des national-socialistes et que sais-je encore comme vestiges d’un passé pas très glorieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De ces vestiges, l’opposition « révolutionnaire », a gardé quelques reliques linguistiques de « la grande époque glorieuse ». Cette opposition ne défont pas des idées, elle ne se mobilise guère pour des opinions. Trop banal ! Elle mène des « combats » ! Comme s’ils venaient de battre avec le Che les sentiers de la compagne sud-américaine. On regardant de plus prêt ils sont aussi inoffensifs qu’un manche à balai contre un porte-avion ! A la première bousculade ils crient aux « tabassages en règle » et aux « agissements barbares ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La palme revient à l’une de ces reliques qui crie à l’harcèlement et appelle à l’aide internationale dès qu’un passant s’attarde trop devant chez lui. Un autre, baathiste récemment reconverti dans le libéralisme alimentaire, un peu plus téméraire, appelle aux manifestations publiques sur les chaines de télévisions. Manifestations dans les- quelles il est le premier absent ! Quel culot diront les uns. Moi je dis que c’est une bonne manière de se répartir le boulot ! A lui les appels pompeux à la télé, aux tunisiens la matraque et les coups de pompes. Logique surtout pour un ancien collectiviste convaincu. Le rêve révolutionnaire de ces apparatchiks de salon refuse de mourir. Au sein de ces pseudo-formations politiques existe surement les derniers avatars vivants de la folie communiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’existence de cette gauche révolutionnaire est encore présente dans les esprits des ces doux rêveurs. Le pire c’est qu’ils ont pour exemple une autre anomalie historique : la gauche française. Alors que tous les autres partis de la gauche européenne ont définitivement fait la paix avec l’économie de marché et montrent partout en Europe un pragmatisme insolent, la gauche tunisienne, à l’instar de sa grande sœur française, pense faire face aux défis actuels en renforçant le rôle de l’état. On sentirait pratiquement une pointe de nostalgie pour la folie collectiviste de Ben Salah !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un certain « astre », pas très visible, appelait à l’indulgence et au soutien pour ces anomalies. Et de quelle manière ? En admettant tous ce qu’on vient de porter à leurs griefs. Par un raisonnement par l’absurde, il explique que bien qu’archaïques, bien qu’ils n’aient rien de démocratique dans leurs fonctionnements et encore bien qu’ils ne représentent absolument rien dans l’opinion populaire, c’est pourtant dans leurs seins que les jeunes militants pleins de bonnes volontés pourront aider leurs pays à trouver la voie du changement ! Alors maintenant, avant de changer le pays, il faut au paravent changer l’opposition ! Voila un chantier qui s’annonce encore plus difficile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En suivant ce résonnement, et si ni l’archaïsme ni l’esprit totalitaire ne doivent dissuader les bonnes volontés d’intégrer un parti politique, il serait alors plus judicieux d’intégrer directement les rangs du RCD, le parti au pouvoir. Si pour changer le pays il faudrait au paravent changer ses partis politiques, l’acharnement thérapeutique serait plus judicieux sur un corps malade, mais encore en vie, que sur un cadavre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;hr style="font-family: verdana; height: 3px;" class="spip"&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;SOMMAIRE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;EDITORIAL&lt;/strong&gt; .................................................page 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;ACTUALITES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  L’alcool en Tunisie : phénomène de société ou problème de santé publique&lt;br /&gt;Selma Alouani &amp; Chiheb Lakhoua..............................................page 3&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  « Abus », « dépendance », c’est quoi la différence ?&lt;br /&gt;    Leila Fourati.......................................page 7&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  L’islam et la consommation d’alcool&lt;br /&gt;Walid Snoussi...........................................page 9&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;AFFAIRES INTERNATIONALES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Bouteflika nomme un conservateur à la tête de son gouvernement&lt;br /&gt;Malek Khadhraoui...........................................page 10&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Les femmes et les enfants oubliés de « la charte » de Bouteflika&lt;br /&gt; Leila Fourati..............................................page 11&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Algérie : Des associations contre « la loi du silence »&lt;br /&gt;Selma Alouani......................................page 12&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;REFLEXIONS ET OPINIONS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Libéralisme : Le double avantage&lt;br /&gt;Malek Khadhraoui..................................page 14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Pour un retour aux sources libérales de l’Islam&lt;br /&gt;Walid Snoussi.....................................page 17&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;HISTOIRE ET CIVILISATIONS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Hannibal à Las Vegas&lt;br /&gt;Hédi Dridi.......................................page 18&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;CULTURE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Entretien avec le jeune réalisateur Najib Belkadhi&lt;br /&gt;Hind Charbeji....................................page 20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Fadhel Jaïbi fait honneur au théâtre tunisien..................................page 21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Paris s’offre un nouveau musée&lt;br /&gt;Chiheb Lakhoua.......................................page 22&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;SPORTS HORIZONS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  L’argent et la morale sportive Emine&lt;br /&gt;Laribi.......................................page 23&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;PINCE-SANS-RIRE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  une solution ! Oui mais à quel problème ? Zahwa.........................................page 24&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;hr style="font-family: verdana; height: 3px;" class="spip"&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Le Libre Tunisien est un mensuel payant. Toutefois, nous le proposons, pour les prochains mois, gratuitement à tous nos lecteurs. Ceci ne vous empêche pas de soutenir le développement, la promotion et la production dudit mensuel en l’achetant en ligne.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Nous vous remercions d’avance pour votre soutien financier et participation active à la promotion du mensuel, Le Libre Tunisien.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://libre-tunisien.org"&gt;Le Libre Tunisien&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-115126439946251580?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/115126439946251580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/115126439946251580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/06/privilge-peu-flatteur.html' title='Privilège peu flatteur'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-114987794201917716</id><published>2006-06-07T11:30:00.000-07:00</published><updated>2006-06-09T11:32:22.046-07:00</updated><title type='text'>Intervention de Mourad Dridi au Congrès fondateur d’Alternative Libérale, du 14 mai 2006, à La Cigale</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Bonjour à tous,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Tous réunis ici, nous avons choisi d’être des femmes et des hommes libres. Nous tunisiens avons également choisi d’être des Hommes libres, d’être des libres tunisiens.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Aujourd’hui, après l’embrigadement des masses arabes par des idéologies totalitaires successives, le nationalisme, le socialisme et l’islamisme, convaincre de l’universalité de la liberté et de l’individu n’est pas une tache aisée. Surtout lorsqu’on est confronté à une certaine mauvaise foi idéologique qui voit dans l’individu et dans la liberté, des notions occidentales.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;La pire des choses qui peut arriver à la liberté, c’est de se trouver confinée par des théories fallacieuses à un espace géographique, à l’homme occidental, à une culture chrétienne et à une classe bourgeoise. Les mouvements pro liberté chinois, bosniaques, géorgiens, ukrainiens, biélorusses, égyptiens, libanais ont montré, qu’indépendamment, de sa couleur, de sa religion, de son sexe, de sa classe, de sa culture ; l’homme est né libre.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Il est nécessaire de le rappeler au nom de notre combat pour la liberté. Qu’avant les John Locke, les John Milton. Qu’avant les penseurs libéraux du 18ème, 19ème et 20ème siècle, le Moyen Âge a connu des libéraux dont le penseur libre tunisien Abdar Rahman Ibn Mohamed Ibn Khaldoun. Ibn Khaldoun n’est pas seulement le père fondateur de la science économique et de la science sociale moderne mais il est surtout le premier qui a mis en avant, qu’une économie libre et un choix libre sont à la base d’une forte cohésion sociale, nécessaire à un pays stable.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Non, l’homme arabe ne porte pas en lui la servitude. Oui, je suis tunisien, oriental, de culture musulmane, d’un quartier populaire de Tunis, la cité Ibn Khaldoun, et je suis un homme libre. Oui, je suis libre parce que j’ai choisi d’être un homme libre. Oui, je suis libre parce que je porte la liberté en moi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;En revanche, tout au long du 20ème siècle les hommes politiques arabes ne se sont pas privés d’importer des idéologies totalitaires, comme le nationalisme et le socialisme, pour asservir leur peuple et se retrouver ainsi dans l’impasse.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Ce dont a besoin le monde arabe aujourd’hui, afin de renaître de ses cendres, c’est d’une deuxième phase libérale complémentaire, dans son essence avec celle initiée il y a plusieurs décennies par l’égyptien Rifaa Tahtawi et le tunisien Khair-Eddine Pacha.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Il est temps qu’une politique libérale, au vrai sens du terme, rende à l’homme arabe sa liberté naturelle. Cette liberté injustement confisqué par les pouvoirs successifs.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;C’est de cette réalité arabe que la nécessité d’un mouvement libéral, populaire, réformiste et patriote, auquel j’appelle, trouve toute sa plénitude pour sortir la Tunisie du blocage sociétal, économique et politique dans lequel elle se trouve.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Ce mouvement libéral tunisien ne peut avoir aujourd’hui d’autre finalité que celle de créer les conditions nécessaires et les institutions adéquates pour que la liberté inscrite en l’homme soit vécue par tous les Tunisiens.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;J’entends par Institutions adéquates, des institutions libres et indépendantes, dont l’objectif est d’être un rempart pour la liberté individuelle et qui ont un pouvoir de contrôle et de destitution. Cela pour deux raisons essentielles :&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;   D’une part, parce que sans limitation de ses pouvoirs, tout homme est un despote ou un dictateur potentiel. Si aujourd’hui, le régime tunisien est un régime liberticide et que Ben Ali est un despote, c’est essentiellement parce les institutions du pays sont incapables de jouer leur rôle en cas de violations de la constitution ou de la loi. Je ne dis pas cela pour dédouaner Ben Ali mais pour insister sur un risque : tout opposant qui appelle au départ de Ben Ali est susceptible de se comporter exactement comme lui s’il se retrouvait à la tête de l’Etat.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Or, je ne conçois pas notre combat pour la liberté en Tunisie comme un combat pour la substitution d’un despote par un autre, à l’instar de la ferme des animaux de George Orwell.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;   D’autre part, parce que les institutions libres et indépendantes sont les seules garantes d’une alternative pacifique même dans le cas de l’ascension des islamistes au pouvoir. Le modèle turc constitue un excellent exemple à méditer.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Afin de débloquer la situation dans laquelle se débat le monde arabe, il faudra intégrer les islamistes dans le jeu démocratique, voir faire l’expérience des islamistes au pouvoir. Parce qu’à l’instar de ce qui s’est passé hier avec le socialisme. Il y’a fort à parier que c’est l’exercice islamiste du pouvoir qui tuerait l’islamisme, en montrant que l’islam politique ne peut pas être la solution aux problèmes de la cité.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Il s’agit là de l’enjeu politique des prochaines décennies.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Dans le cas de la Tunisie, seul un mouvement libéral, porteur de la conscience et des aspirations du peuple tunisien, est capable de nous sortir de la paralysie sociétale et politique actuelle, en conciliant la liberté et l’intégration des islamistes tunisiens à la démocratie libérale.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Il est temps pour les libéraux indépendants, les libéraux du parti au pouvoir, les islamistes libéraux de se retrouver autour d’une plate-forme politique libre les plaçant au centre de l’échiquier politique. Pour enfin proposer aux tunisiens une alternative réelle et crédible et donner aux institutions tunisiennes une légitimité qu’elles n’ont jamais eu.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;Merci&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-114987794201917716?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114987794201917716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114987794201917716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/06/intervention-de-mourad-dridi-au-congrs.html' title='Intervention de Mourad Dridi au Congrès fondateur d’Alternative Libérale, du 14 mai 2006, à La Cigale'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-114933567513174155</id><published>2006-05-20T04:52:00.000-07:00</published><updated>2006-06-03T04:58:44.623-07:00</updated><title type='text'>Patriotisme utilitaire !</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;Le Libre Tunisien&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;strong class="spip"&gt;&lt;br /&gt;Edition 1, Numéro 2&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;div  class="spip_documents spip_documents_center" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img src="http://libre-tunisien.org/IMG/couverture_Le_Libre_Tunisien_du_20_mai_2006.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" height="566" width="403" /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div class="spip_doc_titre"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Couverture de,  Le Libre Tunisien, du 20 mai 2006&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;   &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il existe un sentiment très cher aux acteurs de la scène politique tunisienne : le sentiment patriotique. Véritable fonds de commerce inépuisable et adaptable à toutes les idéologies. Qu’ils soient au pouvoir, dans l’opposition ou le cul entre deux chaises, ils se proclament tous de ce sentiment. Chacun d’eux renchérissant sur les autres en ferveurs patriotiques. Chacun à sa manière et selon son intérêt use et abuse de ce mot magique qui s’est transformé au fil des temps en une superstition artificielle alimenté par toute une faune de fossoyeurs « patriotiques ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La folklorisation du patriotisme et le renforcement de l’Etat-Nation par les pouvoirs en place, la volonté de sa perversion en nationalisme totalitaire par certain, voir en fanatisme religieux par d’autres, constituent autant de truchements aussi subtils qu’efficaces pour ancrer dans les esprits, une identité collective, comme seule identité possible pour l’individu. Ils espèrent par cet artifice trouver le moyen de sceller leurs destins à celui du pays et se prémunir ainsi du jugement de leurs « compatriotes ». Les uns appellent à l’altruisme et à « l’amour de la Patrie » pour accomplir leurs desseins égoïstes, d’autres sous leurs vœux d’union œuvrent pour la discrimination et l’exclusion. Drôle de réalité où l’on appelle à l’altruisme au nom de l’égoïsme, où l’union conduit à la discrimination.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les tenants du pouvoir, dénoncent « le manque d’esprit patriotique » de ceux qui tentent de « porter préjudice à la Tunisie et à son image ». Vous me direz que cette déclaration est pleine de bons sens pour tous ceux d’entre nous qui aimons notre pays. Cela aurait été le cas si par « Tunisie » il ne fallait pas comprendre : le régime en place ! Détenteur de la loi et à qui revient le droit d’administrer le signifiant de ce qu’est ou non un « patriote ». Certainement quelqu’un qui ne questionne pas, qui ne critique pas, avec une mention spéciale pour ceux qui ne pensent pas ! Encore un signe ostentatoire de ce patriotisme utilitaire et une preuve de cette volonté flagrante de lier notre image collective à celle de l’état et à ceux qui le gouvernent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’opposition « démocratique » et « éclairée » ne fait pas mieux ! Les uns, par patriotisme, figurez-vous, crient leurs hontes dés que tel ou tel événement est organisé en Tunisie ou que tel ou tel personne ou pays salue, félicite ou encourage notre pays. « Nous disons au monde entier que c’est une honte d’organiser un tel sommet dans un pays ou il n’y a pas de liberté de presse. (En occurrence la Tunisie !) », avait déclaré une des figures de la gauche tunisienne. Plus récemment et à la suite de la candidature de la Tunisie pour siéger au nouveau machin onusien, un autre faiseur d’opinion a appelé à « une opération coup de poing contre cette candidature indigne de la Tunisie de Ben Ali pour ce siège prestigieux » ! Pour être patriote il faut désormais porter la honte universelle sur soi ou carrément se sentir indigne d’exister parmi les nations. Certainement une autre définition du patriotisme !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les définitions du patriotisme tel qu’elles sont diffusées et pratiquées dans notre pays découlent d’un patriotisme utilitaire. Un moyen efficace pour éviter les critiques et les questionnements envers ceux qui possèdent les bénéfices de ces pseudo-alliances patriotiques. Qu’ils soient religieux, exacerbés, raciaux ou étatiques, ces appels au sentiment patriotique ont été, au cours de ces dernière décennies, le facteur déterminant dans la perte de l’individualité au bénéfice de symboles artificiels brandis ici est là par des marchants sans scrupules.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans sa définition du patriotisme, Mark Twain dit : « le patriotisme c’est : soutenir son pays tout le temps, et soutenir son gouvernement quant il le mérite ». C’est déroutant de bon sens mais nous sommes tentés de rajouter : « ...et s’opposer à toute personne qui tenterait d’usurper l’image du pays pour accomplir ces desseins personnels »...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;N.B : Nous nous excusons auprès de nos lecteurs pour ce retard dans la publication de ce numéro 2 du mensuel Le Libre Tunisien, dû à des problèmes techniques rencontrés pendant le week-end.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;hr  style="height: 3px;font-family:verdana;" class="spip"&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;SOMMAIRE&lt;/strong&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;EDITORIAL&lt;/strong&gt; :......................................page 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;ACTUALITES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  L’économie tunisienne à l’épreuve du pétrole cher&lt;br /&gt;Selma Alouani &amp; Chiheb Lakhoua.......................page 3&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  La crise iranienne maintient le prix du pétrole à la hausse&lt;br /&gt;Fraj Brik............................................page 6&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Le combat de Chahrazed Akacha pour sa liberté de penser&lt;br /&gt;Malek Khadhraoui ....................................page 7&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Le discours de Mourad Dridi au congrès d’Alternative Libérale&lt;br /&gt;Mourad Dridi.........................................page 8&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="spip" align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;AFFAIRES INTERNATIONALES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Entretien avec Aurélien Veron, cofondateur d’Alternative Libérale&lt;br /&gt;Malek Khadhraoui....................................page 10&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Changements d’attitudes envers la Syrie&lt;br /&gt;Leila Fourati.......................................page 13&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;REFLEXIONS ET OPINIONS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Préserver notre avenir économique avec une stratégie verte&lt;br /&gt;Sadri Sarray........................................page 14&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Les origines Nazies du social-socialisme arabe&lt;br /&gt;Malek Khadhraoui....................................page 16&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;HISTOIRE ET CIVILISATIONS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Romans go home ?&lt;br /&gt;Hédi Dridi..........................................page 18&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Identités plurielle, histoire plurielle ?&lt;br /&gt;Cyrine Ben Hamouda................................. page 20&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="verdana" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;CULTURE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Gustave Klimt, l’anticonformiste&lt;br /&gt;Walid Snoussi.......................................page 22&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;PINCE-SANS-RIRE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="spip_puce" src="http://libre-tunisien.org/puce.gif" alt="-" /&gt;  Rira bien qui rira le dernier !&lt;br /&gt;Zahwa...............................................page 24&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-114933567513174155?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114933567513174155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114933567513174155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/05/patriotisme-utilitaire.html' title='Patriotisme utilitaire !'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-114559827842130278</id><published>2006-04-20T22:38:00.000-07:00</published><updated>2006-05-01T03:46:11.480-07:00</updated><title type='text'>Le pouvoir et l'action</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Le Libre Tunisien&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;&lt;br /&gt;Edition 1, Numéro 1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Le_libre_Tunisien_no1-2.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Le_libre_Tunisien_no1-2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Couverture de, Le Libre Tunisien, du 20 avril 2006&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;La politique, dans sa définition la plus noble est synonyme d’action et de proposition. Toute prétention politique doit forcement s’accompagner, pour être crédible, de propositions tangibles et de perspectives claires. A défaut, elle se transforme en une course effrénée et pathétique pour le pouvoir. Le pouvoir non plus comme un moyen d’action positive, mais le pouvoir en tant que fin en soi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;Le mouvement, communément appelé, « mouvement du 18 octobre », qui, toute proportion gardée, peut être considéré comme l’action politique d’opposition, la plus aboutie depuis 1987, a révélé un fait inédit. Une configuration nouvelle qui, si elle est prise à sa juste mesure, pourrait changer à jamais la réalité de la scène politique tunisienne. Ce qu’a confirmé l’après 18 octobre c’est l’existence en Tunisie d’une nouvelle forme d’oppositions. A l’instar du pou -voir pour le pouvoir, il existe maintenant, l’opposition politique comme un moyen d’exister ; L’opposition comme une fin en soi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;Une fois la fièvre de cet élan démocratique du 18 octobre retombée, et tous les beaux discours d’unions et de concertations se sont transformés en une grande sauterie politicienne, la nature profonde de chacun des protagonistes a repris le dessus. La nature de ces tractations entre les forces politiques d’opposition n’était pas de savoir comment faire pour être à la hauteur des espérances suscitées, mais comment faire pour étendre un peu plus son pouvoir d’opposant !&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;Alors que l’action et la proposition, donnent à la politique tout son pouvoir, l’action et la proposition sont devenues, pour l’opposition tunisienne, leurs pires ennemis. Cette peur viscérale de l’action et le manque de projets qui la caractérise, reflètent principalement, l’incapacité de l’opposition actuelled’apporter une critique constructive aux actions du pouvoir en place. En dehors de ce qui sert le pouvoir à se maintenir, à savoir la répression, la censure et l’intimidation, inévitable au sein d’un régime totalitaire, les forces politiques d’oppositions n’arrivent pas à formuler la moindre contre proposition, le moindre projet d’alternance crédible.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;Pour pallier à ce manque d’idées, les chefs de files de l’opposition dite « démocratique » ont choisi la solution de la facilité. En anaphore au désert intellectuel qui caractérise leurs rangs, ils appellent à la révolution et au soulève- ment populaire. De la phraséologie, pour remédier aux manques de propositions ! Ce qui consiste en somme à vendre de l’utopie pour pouvoir condamner ce qui existe par ce qui n’existe pas.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;La force politique en place, en plus de posséder le pouvoir absolu, se trouve être dans les faits le vrai moteur de l’action politique, économique et sociale dans le pays. Le régime actuel, en plus de faire le nécessaire pour s’accaparer le pouvoir, tante tant bien que mal de s’inscrire dans une logique d’action. Apres presque vingt années du même pouvoir politique, personne ne peut contester que le vecteur du progrès soit incontestablement positif.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: verdana;" class="spip"&gt;Toutes les forces vives de cette nation qui acceptent par défaut le pouvoir politique en place, ont indubitablement fait le choix de l’action. Ils acceptent de payer de leur liberté cette action, en étant convaincu que c’est le prix à payer pour ne pas se complaire dans les affres de l’immobilisme et la régression. Entre être « des chiens errants » selon le vocabulaire d’un baron de l’opposition, partir en croisade contre des moulins à vent ou sacrifier une partie de leurs libertés pour aller de l’avant, et cela même, à pas de tortu, les tunisiens semblent avoir choisi...mais avaient-ils vraiment le choix ?&lt;/p&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;-----------------------------------------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;SOMMAIRE :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;EDITORIAL :.............. page 2&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;ACTUALITES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Grippe aviaire : Pourquoi les tunisiens doutent-ils des déclarations officielles ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Malek Khadhraoui...........page 3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Grippe aviaire : quels risques pour l’Homme ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Chiheb Lakhoua.............page 4&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Rapprochement stratégique entre la Tunisie et l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Selma Alouani...............page 6&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Pour la promotion d’une économie libre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mourad Dridi..................page 8&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;AFFAIRES INTERNATIONALES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Menaces américaines de frappes nucléaires sur des sites stratégiques iraniens&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Malek Khadhraoui...........page 9&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- La communauté internationale hésite devant l’intransigeance de l’Iran&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Walid Snoussi..............page 10&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- L’Ukraine peine à se libérer de l’emprise de son voisin Russe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Leila Fourati.................page 11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;REFLEXIONS ET OPINIONS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Discours et réalités des clans de la démocratie en Tunisie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mokhtar Yahyaoui.........page 13&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Toutes les économies libres mènent à la liberté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mourad Dridi................page 17&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;HISTOIRE ET CIVILISATIONS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- histoire, mémoire et identité où les piliers de la conscience citoyenne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Cyrine Ben Hammouda..page 20&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;CULTURE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Anselm Kiefer, majestueux !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Fraj Brik......................page 22&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;PINCE-SANS-RIRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Péage douloureux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Zahwa........................page 24&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le Libre Tunisien est un mensuel payant. Toutefois, nous le proposons, pour les prochains mois, gratuitement à tous nos lecteurs. Ceci ne vous empêche pas de soutenir le développement, la promotion et la production dudit mensuel en l’achetant en ligne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Nous vous remercions d’avance pour votre soutien financier et participation active à la promotion du mensuel, Le Libre Tunisien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour consulter le mensuel, Le Libre Tunisien : &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" href="http://libre-tunisien.org/" target="_blank"&gt;Le Libre Tunisien&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-114559827842130278?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114559827842130278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114559827842130278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/04/le-pouvoir-et-laction.html' title='Le pouvoir et l&apos;action'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-114348841693698912</id><published>2006-03-21T00:00:00.000-08:00</published><updated>2006-03-27T11:40:16.956-08:00</updated><title type='text'>Le Libre Tunisien</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/couverture%20le%20libre%20tunisien.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/couverture%20le%20libre%20tunisien.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au lendemain de la commémoration du 50ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, et en dehors du rituel d’appels stériles, de manifestations avortées et des communiqués vains, peut on trouver plus beau symbole pour fêter le début du printemps libre tunisien, que celui du lancement d’un nouveau mensuel, Libre et Tunisien. Un mensuel libre de ces choix, libre de ces opinions, ne s’opposant qu’à la médiocrité et ne prenant parti que pour l’intérêt de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette première édition du Le Libre Tunisien, est, le début d’une nouvelle relation, que nous voulons développer avec nos lecteurs afin de remettre les tunisiens au centre des préoccupations sociales, politiques, économiques, etc... Le Libre Tunisien se propose d’offrir un regard nouveau sur la réalité tunisienne, en ne s’arrêtant pas à l’événement mais à ses implications sur le quotidien de nos lecteurs. Partir de l’actualité pour explorer se qu’elle renferme, tel est notre credo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Libre Tunisien, mensuel de réflexion et de proposition, donne la parole à tous ceux, qui par leur engagement citoyen, la prennent, la portent et la diffusent. Loin de la « martyrisation » et des larmoiements stériles, nous nous efforcerons à apporter l’éclairage nécessaire sur les questions politiques, économiques et sociales qui affectent notre quotidien. Le Libre Tunisien, fait de la réflexion et de l’élaboration de propositions objectives, sa ligne éditoriale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Libre Tunisien est aussi un mensuel indépendant, financé exclusivement par l’association Le Libre Tunisien, ainsi que par le produit de sa vente. Pour assurer son indépendance éditoriale et garantir à ces lecteurs une information de qualité, nous le proposant à la vente dans les prochains numéros sur le site Internet de l’association, Le Libre Tunisien. Le Libre Tunisien, cherche aussi à proposer une édition papier, mise à la disposition de nos lecteurs dans les Kiosques à journaux des principales villes francophones, dont les grandes villes tunisiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les recettes générées par la vente du mensuel serviront à pérenniser sa parution et à couvrir les frais de sa production. Ceci s’inscrit dans une logique d’engagement, de valorisation du travail de nos rédacteurs tunisiens et de la mise en place d’une relation de partenariat entre le mensuel et ses lecteurs. Ils seront, nous l’espérons, ses meilleurs porte-parole. Aussi, Le libre Tunisien envisage de rémunérer ses collaborateurs tunisiens résidant en Tunisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, ce numéro est le premier d’une série que nous espérons longue. Au fil des prochaines parutions, Le Libre Tunisien s’enrichira de nouvelles rubriques, toujours en réponse aux attentes de nos lecteurs. Pour cela, nous comptons sur vos contributions, vos suggestions et vos remarques, pour rendre ce magazine à l’image de ces lecteurs : à votre image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mensuel Le Libre Tunisien est publié le 20 de chaque mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le Libre Tunisien est née, à vous d’opter pour la liberté des Tunisiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://libre-tunisien.org/"&gt;Le Libre Tunisien&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-114348841693698912?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114348841693698912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/114348841693698912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/03/le-libre-tunisien.html' title='Le Libre Tunisien'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113934204705312009</id><published>2006-02-14T00:00:00.000-08:00</published><updated>2006-02-13T15:15:27.886-08:00</updated><title type='text'>(Je suis désolé, trés désolé) أنا أسف, أسف جدآ</title><content type='html'>&lt;div face="verdana" style="text-align: center;"&gt; &lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je suis con. Je suis con d’avoir voulu me séparer de mon essence. Je suis con, alors que ta voix, ton visage, ton parfum, tes cheveux, tes yeux, tes mains, me rappelaient à toi et à nos années à venir, moi, j’étais entrain de me noyer dans notre passé. Je suis con d’avoir voulu espérer un mirage d’existence alors que toi, tu étais entrain de m’offrir ta vie. &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je regrette mes égarements, qui me faisaient chercher des leurres de ton âme, parce que la distance et le temps commençaient à me peser. Je regrette toutes les secondes qui ont détourné mon existence de la tienne alors que mon âme est ton âme. Je regrette tout le temps où je n’ai pas pensé à toi alors que tes pensées sont mes pensées. Je regrette la peine que j’ai causée à ton cœur en punissant le mien. Je regrette tout le mal que je t’ai fait en me faisant mal.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je suis con. Je suis désolé, désolé d’avoir été aussi aveugle. Je suis con, désolé d’avoir projeté mon amour pour toi sur mes errances. Je suis con, désolé d’avoir été aussi con, lorsqu’il fallait ne pas l’être. &lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Mais ce mauvais passé là, je ne peux que le maudire, et avec lui maudire toutes mes péripéties. Moi, c’est toi que je veux, parce que c’est toi. C’est toi que je veux, parce que tu es la femme qui fait chavirer mon cœur, qui souffle dans mon âme et qui anime mon corps. C’est toi que je veux, parce que mes sentiments n’existent que pour être tes sentiments et parce que mes yeux n’existent que pour t’admirer. C’est toi que je veux, parce que mes mains n’existent que pour te tenir par la main et parce que mon coeur n’existe que pour t’aimer. C'est toi que je veux, parce mon coeur, mon âme, mon être, mon tout n'existent à présent que pour t'aimer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je te dédie ces chansons qui parlent à mon âme, sachant qu’elles parleraient aussi à la tienne.&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour l’amour de &lt;st1:personname productid="La Femme" st="on"&gt;La  Femme.&lt;/st1:personname&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;span lang="ar-kw"&gt;&lt;a href="http://arabic.salmiya.net/songs/wassouf/rm/wassof116.rm"&gt; (tout seul avec mon verre) &lt;span style="font-size:130%;"&gt;وحدي أنا والكاس&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div  style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  lang="ar-kw" &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Je%20t%27aime%2C%20oui%20%21.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/320/Je%20t%27aime%2C%20oui%20%21.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div  style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"&gt;&lt;a href="http://arabic.salmiya.net/songs/wassouf/ram/wassof57.ram"&gt; (si chaque amoureux) &lt;span style="font-size:130%;"&gt;لو كل عاشق&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; لو كل عاشق في الهوى يختار نصيبو&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ما كانش عاشق يا هوى فارق حبيبو&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ما تعاتبونيش يا أهل الملام ما تعاتبونيش&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ما تعاتبونيش يا أهل الملام وإدعو معايا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; لكل مجروح في الهوى يلقى طبيبو&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; حبيته أيوه وغيره هوّ ما هويـــت&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; وفي بعده عنّي بحس إني إنتهيت&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; لكن نصيبنا نصيبنا كل واحد مننا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; يمشي لوحده في الطريق ويقول يا ريت&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; مكتوب لقلبي بعد قلبو يعيش حزين&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; وأقول يا روحي بعد روحي أعيش لِمين&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; يا ريت بإيدنا ب&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="" style="display: block;" id="formatbar_JustifyCenter" title="Centrer" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 11);ButtonMouseDown(this);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt;أيدنا تاني نجمع شملنا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ويعود حبيبنا حبيبنا يحضن الأشواق يا ريت&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"&gt;&lt;a href="http://arabic.salmiya.net/songs/wassouf/rm/wassof26.rm"&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:130%;"  &gt;&lt;span lang="AR-LB"&gt;&lt;a href="http://arabic.salmiya.net/songs/wassouf/rm/wassof26.rm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;chaque jour)&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;كل يوم&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; كل يوم بيفوت في بعدك &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ألقى طعم الشوق ألم&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ليه تعز عليّ ودّك &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ودّ قلبي اللي انظلم&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; أصلي ياما تهت قبلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; بس قلبي لمّا قابلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; قد إيه حسّ بألم&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; علّي ضاع من عمري قبلك&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; إبتديت أحسب عمري بالدقايق والثواني&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; أصلي ما حسيتش عمري إلا لمّا هواك ناداني&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; لمّا قلبي حس حبّك ولمّا قلت إنّي بحبك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; شفت فيك الدنيا دنيـــــــا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; شفت عمري بشكل تاني&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; أصلي ياما تهت قبلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; بس قلبي لمّا قابلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; قد إيه حسّ بألم&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; علّي ضاع من عمري قبلك&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; ليه تغيب لو ثانيه عنّي وانت للاشواق مداوي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; دنتَ وعدي وحتَّه منّي إمتى تجمعنا الحكاوي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; نفسي أحكي نفسي أقلّك بعد منّي إيه فاضلّك &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; تسوى إيه الدنيا عندي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; قللي إيه بعدك تساوي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; أصلي ياما تهت قبلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; بس قلبي لمّا قابلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; قد إيه حسّ بألم&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-LB"  style="font-size:9;"&gt; علّي ضاع من عمري قبلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div  style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;"&gt; &lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"&gt;&lt;a href="http://arabic.salmiya.net/songs/wassouf/rm/wassof2.rm"&gt;        &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;انا اسف&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (je suis désolé)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;a href="http://arabic.salmiya.net/songs/wassouf/ram/wassof2.ram"&gt;   &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;          &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       حياتي انا , روحي انا , حبيبتي انا ...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       انا اسف لاني مكنش غصب عني &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       بين الزحام ادوب وارحل بين الدروب &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وعن حبك اتوب .. اتوب ..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وارحل بين الدروب &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       مكنش غصب عني مكنش غصب عني&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       انا اسف ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;       &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;        &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       ونسيتك وبارادتي وبقيت عالشوق بخطي &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       اتاريني غرقت مني , ونسيت في عنيك شطي &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       ومشيت وسط الليالي ولا كان يخطر ببالي &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       بين الزحام ادوب وارحل بين الدروب &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وعن حبك اتوب .. اتوب ..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وارحل بين الدروب &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       مكنش غصب عني مكنش غصب عني&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       انا اسف ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;       &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;        &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وبايدي نسيت عينيكي لكن ندمان عليكي &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وانا مهما حاولت انسى بياخذني الشوق اليكي &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وما فيش بايدّي حيله غر الذكرى الجميله &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       بين الزحام ادوب وارحل بين الدروب &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وعن حبك اتوب .. اتوب ..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       وارحل بين الدروب &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       مكنش غصب عني مكنش غصب عني&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;" dir="rtl"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="AR-SA"  style="font-size:9;"&gt;       انا اسف ...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;               &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113934204705312009?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113934204705312009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113934204705312009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/02/je-suis-dsol-trs-dsol.html' title='(Je suis désolé, trés désolé) أنا أسف, أسف جدآ'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113980087823743560</id><published>2006-02-12T18:43:00.000-08:00</published><updated>2006-02-12T20:10:05.533-08:00</updated><title type='text'>L'opposition caricature</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Après l'opposition de carton et l'opposition alimentaire, voici l'opposition caricature (Cliquer sur l'image pour bien lire les bulles qui lui sont associées).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Rachid%20Ghannouchi.0.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Rachid%20Ghannouchi.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/intellectuels%20arabes%20autruches.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/intellectuels%20arabes%20autruches.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Nejib%20chebbi.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Nejib%20chebbi.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Sihem%20ben%20Sedrine.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Sihem%20ben%20Sedrine.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Moncef-Marzouki.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Moncef-Marzouki.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Gauche%20Pederaste.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Gauche%20Pederaste.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/les%20grevistes%20de%20la%20faime.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/les%20grevistes%20de%20la%20faime.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Mokhtar%20Yahyaoui.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Mokhtar%20Yahyaoui.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Taieb-Moalla.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Taieb-Moalla.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113980087823743560?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113980087823743560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113980087823743560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/02/lopposition-caricature.html' title='L&apos;opposition caricature'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113949697630008871</id><published>2006-02-09T06:27:00.000-08:00</published><updated>2006-02-09T08:31:11.240-08:00</updated><title type='text'>Faut-il aussi boycotter l'Egypte ?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Faut-il aussi boycotter l’Egypte pour la publication des caricatures &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;maudites&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sataniques&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; dans le journal Al Fagr du 17 octobre 2005 ? A savoir plusieurs mois avant leurs publications dans plusieurs journaux européens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Il faut ajouter aujourd’hui à cette liste de pays à boycotter, tous les pays musulmans dont les journaux ont publié les caricatures, Jordanie, Indonésie, Malaisie, etc..&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-size:100%;" &gt;Merci pour le lien vers le blog égyptien &lt;a href="http://egyptiansandmonkey.blogspot.com/"&gt; Rantings of a Sandmonkey&lt;/a&gt; et son post &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;a href="http://egyptiansandmonkey.blogspot.com/2006/02/boycott-egypt.html"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;« Boycott Egypt »&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-size:100%;" lang="EN-GB" &gt;Aussi merci à  &lt;a href="http://freedomforegyptians.blogspot.com/"&gt;Freedom for egyptians&lt;/a&gt; et son post  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;a href="http://freedomforegyptians.blogspot.com/2006/02/cartoons-were-published-five-months.html"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;" lang="EN-GB"&gt;« Cartoons were Published Five Months ago in &lt;st1:country-region st="on"&gt;&lt;st1:place st="on"&gt;Egypt&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://egyptiansandmonkey.blogspot.com/2006/02/boycott-egypt.html"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-size:100%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://photos1.blogger.com/blogger/7353/1246/1600/Alfagerfrontpageright.jpg" border="0" height="610" width="388" /&gt;&lt;/center&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-size:100%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://photos1.blogger.com/blogger/7353/1246/1600/Alfagerpage17right.3.jpg" border="0" height="610" width="388" /&gt;&lt;/center&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://photos1.blogger.com/blogger/7353/1246/1600/Alfagereditorchiefright.1.jpg" border="0" height="610" width="388" /&gt;&lt;/center&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="normal"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;font-size:100%;" lang="EN-GB" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113949697630008871?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113949697630008871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113949697630008871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/02/faut-il-aussi-boycotter-legypte.html' title='Faut-il aussi boycotter l&apos;Egypte ?'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113943303163255153</id><published>2006-02-08T13:04:00.000-08:00</published><updated>2006-02-08T13:13:53.173-08:00</updated><title type='text'>J’ai peur pour la liberté, de la censure (des) fanatique(s), des dictateurs et des politiques irresponsables</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Censure.4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/400/Censure.3.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Censure.3.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113943303163255153?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113943303163255153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113943303163255153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/02/jai-peur-pour-la-libert-de-la-censure.html' title='J’ai peur pour la liberté, de la censure (des) fanatique(s), des dictateurs et des politiques irresponsables'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113881889101650590</id><published>2006-02-01T10:24:00.000-08:00</published><updated>2006-02-01T10:52:26.810-08:00</updated><title type='text'>J’ai peur pour la liberté</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne remettrais pas ici en cause la publication des caricatures danoises du Prophète Mohamed. La liberté, dont la liberté d’expression, constitue un droit premier incontestable et la publication de ces caricatures est un droit indéniable. Je comprends aussi la décision de la presse européenne de publier les caricatures incriminées en solidarité avec le journal danois et en défense de la liberté de presse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ce que je dénonce dans la publication de ces caricatures, outre le fait qu’ils sont dans leur majorité de piètre qualité artistique, c’est leur provocation intitule. La presse occidentale ne peut pas imaginer le mal causé par la publications de ces caricatures ni l’offense ressentie par les musulmans du monde entier. Je ne risque pas de me tromper en disant que la publication de ces caricatures vient de jeter des milliers de musulmans dans les bras des islamistes et des fondamentalistes religieux. En terme d’une analyse coût/rendement on ne peut pas mieux faire, parce que ce genre de provocations constitue du pain béni pour les islamistes et les fondamentalistes musulmans. Le pire est que même les musulmans non pratiquants ou les musulmans culturels, or la gauche pédéraste et les libertaires libertins, se sont sentis offensés par ces caricatures pour qu’ils adoptent tous une position de repli et de rejet, « touches pas à mon Prophète Mohamed ! ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Une telle attitude, de la part de la presse occidentale est entrain, avec d’autres attitudes aux responsabilités partagées, de participer inconsciemment à la construction dans plusieurs pays arabes de l'état islamiste de demain. Si au moins ceci participerait d’une manière ou d’une autre à ce que l’islamisme au pouvoir finisse par tuer l’islamisme ou l’islam politique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;D'autre part, je me rappelle que la publication par le magazine « Le Point », il y à quelques mois, de la gravure du Prophète Mohamed sur une page complète n’a pas suscité de réactions notables dans le monde musulman ni en France d’ailleurs, alors que chaque musulman sait que pour un musulman la représentation du prophète constitue un acte blasphématoire. Ce qui veut dire que la désacralisation de la religion musulmane et la sécularisation des pays musulmans sont du domaine du possible, toutefois ils ne peuvent pas se faire du jour au lendemain mais plutôt dans le temps par des petites touches où à chaque fois on consolide et on déplace la limite de l’interdit ou du sacré. Je ne pense pas qu’en Europe la sécularité a pris forme du jour au lendemain !&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Pour ma part et en solidarité avec les vierges, qui se font de plus en plus rare de nos jours sur terre, à l’instar de toute espèce en voie de disparition, je me permets la publication de cette caricature, la seule qui à mon avis porte en elle une vraie réflexion, un vrai message et une bonne note humoristique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/1600/Rupture-de-vierges.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2281/862/320/Rupture-de-vierges.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113881889101650590?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113881889101650590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113881889101650590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/02/jai-peur-pour-la-libert.html' title='J’ai peur pour la liberté'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113873717831994036</id><published>2006-01-31T11:51:00.000-08:00</published><updated>2006-01-31T12:03:59.443-08:00</updated><title type='text'>Questionnements sur la démocratie dans le monde arabe</title><content type='html'>&lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Sami Ben Gharbia parlait en 2003 des bombes démocratiques, certains alter mondialistes parlait aussi de la démocratie des bombes, pour évoquer le processus de démocratisation du Moyen-orient décidé par l’administration de George Bush, suite aux attentats du 11 septembre &lt;st1:metricconverter productid="2001. A" st="on"&gt;2001. A&lt;/st1:metricconverter&gt; vrai dire, et contrairement à ce que laisse entendre le titre de cet article, mes questionnements s’intéressent plus au processus de démocratisation du monde arabe qu’à la démocratie dans le monde arabe. Pour la simple raison que je ne pense pas qu’on puisse évaluer, juger et parler de la démocratie dans le monde arabe à l’aune d’une ou de deux élections sans succomber au jugement hâtif, donc forcément fallacieux. Il faudrait laisser le temps à la démocratie de s’installer et à l’alternance pacifique de s’instaurer pour qu’on puisse juger une quelconque démocratie dans le monde arabe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Mes questionnements sont relatifs à certaines similitudes qui ne peuvent pas me laisser indiffèrent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La première similitude, c’est que se soit dans le cas de l’Afghanistan, de l’Irak ou de &lt;st1:personname productid="la Palestine" st="on"&gt;la Palestine&lt;/st1:personname&gt;, la démocratisation est entrain de prendre forme après le passage des tapis de bombes. Disons qu’il n’y a rien d’étonnant à cette similitude puisqu’elle découle plus d’une stratégie prédéfinie par l’administration américaine qu’elle ne corresponde à une quelconque similitude.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La deuxième similitude c’est que ces trois pays sont encore sous la domination d’une force militaire étrangère. Disons que ceci est aussi la conséquence directe des tapis de bombes plus qu’elle ne corresponde à une quelconque similitude.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La troisième similitude c’est que ces trois pays sont sous la domination militaire de pays, les Etats-Unis et Israël, que quoique qu’on dise, démocratiques. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La quatrième similitude, celle qui est à mon sens la plus frappante, c’est que cette démocratisation est entrain de se construire entre des factions armées ou des factions politiques avec des branches armées. Que se soit le cas en Palestine, avec le mouvement du Hamas et le Mouvement du Fatah, que se soit en Irak avec les milices chiites, kurdes et sunnites, que ce soit en Afghanistan, avec ses différentes factions, on affaire à des antagonistes et des protagonistes armées conventionnellement se neutralisant effectivement sur le terrain. Il est clair qu’aucune faction armée, que se soit en Irak, en Afghanistan, ou en Palestine, ne peut finir militairement et définitivement avec une quelconque autre faction, sinon ça aurait été fait depuis belles lurettes. Les questions que je me pose, et que je propose au lecteur sans leur apporter la moindre réponse, sont les suivantes : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Est-ce que cette neutralisation militaire entre les différentes factions armées de ses trois pays ne serait-elle pas dans les faits au cœur de la démocratisation du monde arabe telle qu’on l’observe aujourd’hui ? Est-ce que ce n’est pas l’égalité des rapports de forces militaires entre les différentes factions armées, qui les obligeraient à aller vers un processus démocratique, qui leur éviterait une fuite en avant faite de sang et de peine ? Est-ce qu’on n’est pas entrain d’assister aujourd’hui, après la démocratie des bombes, à l’émergence de la démocratie des kalachnikovs ? Est-ce que la démocratisation du monde arabe n’est pas entrain de se réaliser, sous la couverture des démocraties occidentales, premièrement par les bombes démocratiques puis avec la démocratie des kalachnikovs où les deux seraient intimement liées ? Est-ce que ce n’est pas la présence d’une force militaire étrangère, qui leur est nettement supérieure, qui conduirait les différentes factions armées à accepter le jeu démocratique ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Oublions maintenant les bombes démocratiques et la démocratie des kalachnikovs, d’un point de vue plus général, qu’est-ce qu’il obligerait une quelconque force politique d’accepter le jeu démocratique au risque de perdre, aux élections, son pouvoir, si ce n’est l’existence d’une même force politique antagoniste ? Objectivement parlons, quelle est aujourd’hui dans le monde arabe la principale force politique qui peut présenter la même force antagoniste aux régimes en place ? Est-ce que le premier pas dans la démocratisation des pays arabes ne serait-il pas celui d’une bipolarisation politique faite d’un bloc homogène formé autour des partis au pouvoir et d’un bloc homogène formé autour des islamistes ? Est-ce que le deuxième pas dans la démocratisation des pays arabes ne se réduirait-il pas à une simple confrontation électorale entre ces deux pôles politiques ? Est-ce que le troisième pas dans la démocratisation des pays arabes ne passerait-il pas par l’ascension des islamistes au pouvoir ? Est-ce que le quatrième pas dans la démocratisation des pays arabes ne nécessiterait-il pas une ou des expériences islamistes au pouvoir ? Est-ce que ce n’est pas l’exercice socialiste du pouvoir qui a tué le socialisme ? Est-ce que ce n’est pas l’exercice islamiste du pouvoir qui tuerait l’islam politique en montrant que l’islam ne peut pas être la solution aux problèmes de la cité ? Est-ce que ce n’est pas une tentative d’hégémonisation islamiste qui pousserait à la naissance d’une critique musulmane contre l’absolutisme religieux et politique incarné par &lt;st1:personname productid="la Charia" st="on"&gt;la Charia&lt;/st1:personname&gt;, pour aboutir in fine à l’émergence d’une pensée musulmane et du musulman libres ? Est-ce qu’enfin de compte nous ne sommes pas, chacun à sa manière et à sa place, entrain de retarder l’inévitable et en même temps de repousser à terme la démocratisation des pays arabes ? Est-ce qu’aujourd’hui ne nous sommes pas les vrais obstacles à la démocratisation des pays arabes ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Stratégiquement parlons, est-ce que ça ne serait pas plus judicieux de céder aujourd’hui le pouvoir aux islamistes, alors que les pays arabes sont au bout du gouffre; financièrement, économiquement et socialement; sans parler de l’hostilité de l’environnement extérieur, pour qu’ils montrent rapidement leur incapacité à résoudre les problèmes du pays ? Au lieu que les pouvoirs, en place, ne prennent à leur charge les problèmes du pays pour donner le pouvoir in fine aux islamistes dans des conditions qui risquent de leur être meilleures ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Certaines personnes me diront qu’il y a d’autres façons de démocratiser les pays arabes. Sûrement en théorie, mais à mon avis ceci doit forcément passer par l’ascension des islamistes aux pouvoir pour tuer idéologiquement l’islamisme afin qu’il intègre in fine et pour de vrai le jeu politique et démocratique comme n’importe quelle autre idéologie où son existence n’est possible que dans le cadre d’une démocratie libérale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Je crains hélas qu’aujourd’hui nos possibilités de démocratisation du monde arabe ne se réduisent uniquement à choisir entre les bombes démocratiques et la démocratie des kalachnikovs ou la bipolarisation politique autour des partis au pouvoir et les islamistes. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113873717831994036?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113873717831994036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113873717831994036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/questionnements-sur-la-dmocratie-dans.html' title='Questionnements sur la démocratie dans le monde arabe'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113837172805869002</id><published>2006-01-27T06:16:00.000-08:00</published><updated>2006-01-27T07:26:22.956-08:00</updated><title type='text'>Au-delà de la victoire du Hamas, il y a un autre monde possible</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Dieu sait que je n’ai aucune sympathie particulière pour les mouvements islamistes et moins pour le mouvement islamiste du Hamas. Comme d’ailleurs, je n’ai aucune sympathie particulière pour l’OLP. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Mais entre une victoire truquée ou à l’arrachée de l’OLP, qui ne ferait que pourrir encore plus la situation en Palestine et dans le monde arabe, et une victoire nette du Hamas qui le conduirait à gouverner. Je préfère de loin une victoire nette du Hamas, qui servirait de valeur de test pour les autres mouvements islamistes du monde arabe et qui conduirait peut-être à la naissance progressive dans le monde arabe, à l’instar de &lt;st1:personname productid="la Turquie" st="on"&gt;la  Turquie&lt;/st1:personname&gt;, de l’islamiste démocrate. Il n’y a pas mieux qu’un mouvement islamiste, comme celui du Hamas, aux affaires d’un pays pour montrer que l’islam ne peut pas être la solution aux problèmes de la cité. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="font-family: verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ensuite, comme l'a si bient dit Kofi Annan "Tout groupe souhaitant participer au processus démocratique doit en définitive déposer les armes parce que porter des armes et participer (simultanément) à un processus démocratique et siéger au Parlement est fondamentalement contradictoire, et je suis convaincu qu'ils (le Hamas)" . Il ne peut exister de jeu démocratique avec un pistolet ou une kalashnikov à la main, ce qui est aussi valable pour les militants du Fatah que ceux du Hamas. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-family: verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Enfin, j’espère que ceux, qui sont entrain de célébrer, et à juste titre, la démocratie avec la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes, ne sont pas en même temps entrain de danser la danse de la mort autour de la liberté. Une démocratie sans la liberté n’est rien d’autre qu’une dictature et, pour rester dans un même registre, l’Iran constitue un bon exemple de mes dires.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113837172805869002?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113837172805869002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113837172805869002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/au-del-de-la-victoire-du-hamas-il-y-un.html' title='Au-delà de la victoire du Hamas, il y a un autre monde possible'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113767724869106845</id><published>2006-01-19T05:24:00.000-08:00</published><updated>2006-01-19T05:35:50.603-08:00</updated><title type='text'>Un appel à la dissolution solennelle du Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou (CILMA)</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;Il va faire presque un an maintenant que Mohamed Abbou est emprisonné dans les geôles tunisiennes pour un article publié sur tunisnews, dans lequel il comparait les prisons tunisiennes à la prison iraquienne d’Abou Gharib. Les conditions de son emprisonnement, la dégradation de son état de santé et surtout la situation dans la quelle s’est trouvée sa famille, appellent à sa libération pour que l’époux et le père finisse par retrouver sa femme Samia Abbou et ses trois enfants. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Or, il est aujourd’hui certain que, paradoxalement, le Comité International pour la libération de Mohamed Abbou constitue, pour diverses raisons, que j’évoquerais dans mon appel, l’un des obstacles, pour ne pas dire l’obstacle majeur, qui se dresse devant la libération de Mohamed Abbou. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il m’est arrivé dans le passé de critiquer la prééminence des droits de l’homme dans l’action et le discours de l’opposition tout en insistant sur le fait qu’il est des plus légitimes pour une mère, une sœur, un frère, un ami, une épouse ou une fiancée de se mettre en avant pour mobiliser la société civile et les hommes politiques sur le sors d’un être très cher. Il est plus que légitime que des personnes ou des ONG de droit de l’homme viennent en aide aux proches des prisonniers pour réduire de leur souffrance et d’essayer de les libérer des geôles de leur oppresseur, c’est bien cela leur rôle. Ceci n’est pas le problème !&lt;br /&gt; &lt;!--[if !supportLineBreakNewLine]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le problème dans le cas de Mohamed Abbou est que le prisonnier politique qu’on est sensé aider à libérer est devenu un objet de marchandage et de surenchère politique frisant des fois avec le ridicule, surtout lorsqu’on lit dans les écrits du CILMA, que « Mohamed Abbou ouvre la grève de la faim générale » alors que huit « personnalités » de la société civile et des partis politiques et des prisonniers politiques d’Ennahdha ont été déjà en grève de la faim depuis quelques jours. Une grève de la faim générale pour le 7 novembre à laquelle a appelée le groupe Al-Karama dont Mohamed Abbou est l’un des membres fondateurs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Aussi, en mettant en avant la qualité de membre fondateur de Mohamed Abbou pour donner une certaine légitimité au groupe Al-Karama, qui venait de naître officiellement et qui est fondée par des « anciens » du CPR, n’est pas du tout pour aider à la libération de Mohamed Abbou. Al-Karama dont le lancement, disant le au passage, était un flop total dénotant ainsi un certain amateurisme de la part de personnes qui ont fait de l’opposition un métier à temps plein depuis au moins une vingtaine d’année.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Cette confusion créée et entretenue par certaines personnes entre le CILMA et Al-Karama où on a affaire aux mêmes personnes et aux mêmes membres fondateurs traduit le summum de cette confusion, que j’ai tant décrié, entre la politique et les droits de l’homme. Cette confusion entre un comité qui appelle à la libération de Mohamed Abbou et un groupe politique, Al-Karama, qui appelle au départ de Ben Ali, exprime les contradictions qui caractérisent une grande partie de l’opposition et l’impasse politique dans laquelle elle se trouve. Surtout lorsqu’on sait que dans le cas Mohamed Abbou l’ensemble des recours juridiques et légaux a échoué et où la décision de sa libération ne peut-être qu’une décision humanitaire que seul le régime tunisien en place peut prendre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Arrêtons-nous d’être politiquement naïf juste pour quelques secondes, est-ce que vous pensez sérieusement que le régime tunisien va libérer Mohamed Abbou sous la pression du CILMA qui n’est rien d’autre qu’un prolongement du groupe Al-Karama dont l’un des fondateurs est Chokri Hamrouni ? Est-ce que vous pensez que le régime est disposé à offrir cette fleur politique au groupe Al-Karama et à Chokri Hamrouni, étiqueté par le régime comme islamiste ? Les réponses à ces deux questions découlent d’elles-mêmes et avec elles, ce qu’il reste affaire pour le CILMA si bien sûr les bonnes intentions de toutes les personnes, qui le composent, convergent toutes vers la libération de Mohamed Abbou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ajouter à cela qu’aucun régime, démocratique soit-il, ne cède sous la pression politique, et moins lorsque ce régime est autoritaire. Ce n’est pas du tout un hasard que la dernière libération des prisonniers politiques ou de la liberté d’expression n’a touché que les internautes, tels que les internautes de l’Ariana, et les personnes les moins médiatisées au dépends de ceux qui sont les plus médiatisés et qui sont suivis par des comités de soutien appelant à leur libération tel que le cas des internautes de Zarzis ou Mohamed Abbou. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il ne faut pas me méprendre, je ne dis pas qu’il ne faut pas constituer des comités pour faire connaître la situation d’un tel ou tel prisonnier politique pour aider à sa libération mais il faut juste se rendre à l’évidence qu’aucun comité de soutien tunisien n’a réussi à l’heure actuel à libérer directement un prisonnier politique, même pas le comité crée pour la libération du défunt Zouhair Yahyaoui. Un comité de soutien a pour rôle de médiatiser la situation d’un tel ou tel prisonnier pour que le travail de lobbying puisse porter son fruit le jour j. Or, plus le comité de soutien est politisé moins le travail de lobbying puisse porter ses fruits le jour j parce que dans ce cas d’espèce se sont les considérations politiques qui vont l’emporter in fine sur les considérations purement humaines.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;En conséquence, toutes les raisons que j’ai évoquées appellent à la dissolution du CILMA afin de dissocier le politique de l’humanitaire dans le cas de Mohamed Abbou. J’appelle le Comité International pour &lt;st1:personname productid="la Lib￩ration" st="on"&gt;la Libération&lt;/st1:PersonName&gt; de Mohamed Abbou (CILMA) de se dissoudre officiellement afin qu’il cesser d’être un obstacle de taille à la libération de Mohamed Abbou. Il ne sert absolument à rien de tenir le régime responsable pour toute atteinte à la santé et à la vie de Mohamed Abbou, alors qu’on constitue soi-même un obstacle politique à sa libération.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La dissolution du CILMA ne va pas sonner l’arrêt de la médiatisation de la situation de Mohamed Abbou, pour cela je fais entièrement confiance à son épouse Sami Abbou, une femme battante et courageuse, qui doit juste prendre en charge la communication sur la situation de son époux, avec l’aide de certains amis de Mohamed Abbou qui s’occuperaient dans l’ombre de la diffusion ou de la préparation de certains contacts à l’étranger. Autrement, des membres des ONG de droit de l’homme qui sont complètement dissociés de la politique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;Il est certain qu’on ne peut pas espérer la libération de Mohamed Abbou s’il n’y a pas eu au préalable l’émergence de conditions propices favorisant l’humanitaire sur le politique. Or, ceci passe inéluctablement par la dissociation de l’humanitaire du politique. Donc de la dissolution immédiate du CILMA qui est de l’entière responsabilité de ses fondateurs. Ceci dit la dissolution de CILMA est une nécessité pour aider à la libération de Mohamed Abbou, mais si les intentions des membres du CILMA sont autres, qu’aider à la libération de Mohamed Abbou, alors qu’ils continuent avec le CILMA.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113767724869106845?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113767724869106845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113767724869106845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/un-appel-la-dissolution-solennelle-du.html' title='Un appel à la dissolution solennelle du Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou (CILMA)'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113746235945313096</id><published>2006-01-16T17:43:00.000-08:00</published><updated>2006-01-16T17:53:45.956-08:00</updated><title type='text'>Pour une désacralisation de la grève de la faim du 18 octobre</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;Il est certain que jamais en Tunisie une grève de la faim n’a suscité autant de soutien à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. À Monastir, Sousse, Bizerte, Nafta, Tozeur, Kairouan, Nabeul, Gafsa, Médenine, Gabes, Sfax, Mahdia, Kélibia, Béja, Siliana, Kasserine, Jendouba, Mateur, Ben Arous, Paris, à Marseille, à Londres, en Suisse, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, au Canada, en Italie en passant par, des dizaines de comités de soutien ont vu le jour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le secret de la réussite de cette grève de la faim réside essentiellement, en plus de son timing à l’approche du Sommet mondial sur la société de l’information, dans la diversité idéologique et partisane de ses huit protagonistes. Il est certain que sans la participation d’une frange islamiste, communiste, progressiste, nationaliste et libérale cette quasi-unanimité autour de cette grève de la faim n’aurait jamais pu être atteinte. Toutefois, même s’il est vrai que la présence islamiste était au cœur des tensions et des hésitations d’une certaine opposition tunisienne à soutenir l’action de la grève de la faim, elle n’était pas la seule. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il faut être conscient que la présence de certains protagonistes de cette grève de la faim tels que Nejib Chebbi ou Hamma Hammami, pour ne pas les citer, a été à l’origine des hésitations de certaines composantes de l’opposition à soutenir la grève de la faim. En fait, beaucoup de personnes ne voyaient pas de cohérence entre les dires de ces chefs de partis politiques de l’opposition, qui appellent le régime de Ben Ali à l’alternance au pouvoir alors qu’en pratique ils président à la destinée de leur partis respectifs depuis de décennies. Comme elles ne comprenaient pas pourquoi elles devraient s’engager aujourd’hui dans des actions de contestations du régime de Ben Ali aux côtés de Nejib Chebbi alors que ce dernier était dans le passé l’un de ses soutien. &lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Aussi, la participation du PDP à cette grève de la faim ne concorde pas avec les exigences des grévistes puisque ce dernier existe bien légalement et possède un journal officiel qui se vend dans les kiosques. Il est évident enfin, que sans la crédibilité d’un Mokhtar Yahyaoui, d’un Abderraouf Ayadi ou d’un Lotfi Hajji jamais on aurait pu assisté à cette quasi-unanimité dans le soutien à la grève de la faim.&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;D’un autre côté, je pense qu’il est légitime de se demander sur les raisons de l’absence de certaines associations ou de partis politiques de l’opposition à cette action de la grève de la faim, telles que par exemple &lt;st1:personname productid="la LTDH" st="on"&gt;la LTDH&lt;/st1:PersonName&gt;, le CNTL et le FDTL ! Même si la décision du FTLD de ne pas participer à cette grève de la faim relève, ni plus ni moins, de la mollesse politique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;S’il est vrai que les associations doivent garder une certaine distance vis-à-vis du politique, cependant je trouve légitime d’essayer de comprendre les raisons pour lesquelles elles n’ont pas voulu prendre part à cette grève de la faim. Est-ce que les exigences postulées par les grévistes ; la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques ; ne sont pas les mêmes que celles exigées depuis des années les dites associations ? Est-ce qu’en étant présent à l’action politique de grève de la faim l’AISPP, le CIJT et le SJT ont perdu leur autonomie vis-à-vis du politique ? Je ne le pense pas du tout. Il est certain par exemple que dans le cas de &lt;st1:personname productid="la LTDH" st="on"&gt;la LTDH&lt;/st1:PersonName&gt;, la décision de ne pas participer à la grève de la faim était motivée par l’espérance d’une « clémence » judiciaire qui aurait permis de débloquer la situation autour de son bureau exécutif. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Toutefois, du fait de son statut de syndicat, un grand nombre, pour ne pas dire la majorité, des membres du SJT, voyait d’un mauvais œil l’implication du président du Syndicat des journalistes Tunisiens, en plus sans les avoir consulter au préalable dans l’action politique de la grève de la faim, dont les exigences ne relèvent pas d’un syndicat des journalistes. Il est important de signaler qu’alors que tout le monde, parle de démocratie et de consultation démocratique aucune partie prenante dans cette grève de la faim, à part le CIJT et l’AISPP, n’avait consulté sa base ou ses membres pour la participation à la grève de la faim ou pour désigner la personne qui va la représenter. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Dans la continuité de la dynamique de soutien qui est née de l’action politique de la grève de la faim entamée par huit personnalités de la société civile et des partis politiques de l’opposition un collectif ou un comité du 18 octobre pour les droits et les libertés a vu le jour pour poursuivre le combat pour l’exigence de la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le plus frappant dans la naissance du collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés c’est que son annonce n’a pas eu lieu dans une conférence de presse officielle à laquelle aurait été convoqué les journalistes de la place, mais juste à travers la publication d’un communiqué de presse et des dépêches d’agence de presse dans lesquelles Khemais Chammari apparaît comme le porte drapeau ou le porte parole du collectif du 18 Octobre, ce qui ne correspond à une aucune réalité. D’ailleurs, à la lecture du communiqué de presse annonçant la naissance du collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés je me suis posé, comme beaucoup de personnes, certaines questions, aussi légitimes les unes que les autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Mais avant ceci j’aimerais bien apporter la précision suivante afin que chacun de nous sache la règle qui a été adoptée pour la désignation des membres du collectif du 18 octobre. Chaque parti politique avait le droit à deux membres et chaque association avait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le droit à un seul membre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;La lecture de la composition du collectif du 18 octobre m’interpelle pour maintes raisons dont la première est l’appartenance de Khemais Chammari au collectif en question. Si j’ai du respect pour l’homme, l’homme politique Khemais Chammari n’a aucune crédibilité politique, que se soit pour moi ou pour la majorité, et ceci jouera certainement à terme contre la crédibilité du collectif du 18 octobre. On sent que la précipitation avec laquelle s’est faite l’annonce de la naissance du collectif du 18 octobre avait tout simplement pour but de mettre certaines personnes devant le fait accompli, dont par exemple la présence de Chammari dans ce comité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je trouve étonnant que certains partis politiques, tel que le POCT par exemple, qui ont droit à deux membres dans le collectif du 18 octobre, ne présente que Hamma Hammami. Aussi, on voit aussi des personnes présentées comme indépendantes alors qu’elles sont affiliées à une association ou un parti politique. Par exemple Anouar Kousri qui est présenté comme indépendant alors qu’il est membre du POCT. &lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;      &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ensuite, Abdelkader Ben Khemis fait parti du collectif du 18 octobre avec l’étiquette du CNLT, alors que le CNLT est contre le fait de se trouver dans l’actuel collectif. Ce qui implique que Abdelkader Ben Khemis ne peut être le représentant du CNLT dans ce collectif. Peut-il être considéré comme indépendant dans ce cas là ? La réponse est bien évidement non.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Dans l’état actuel, les membres du collectif du 18 octobre ne peuvent être qu’indépendants ou affiliés à une association de la société civile ou à un parti politique, ainsi je ne comprends pas très bien l’étiquette islamiste concernant Ziad Daoulati et Samir Dilou ! A ma connaissance islamiste n’est ni indépendant ni une association ou un parti politique. Il est nécessaire dans ce cas de parler précisément d’Ennahdha qui est un mouvement ou un parti politique, pour qu’Ennahdha assume à son tour sa responsabilité dans la réussite ou l’échec de cette initiative. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Beaucoup de personnes se sont demandé sur les raisons de la très faible participation féminine au collectif du 18 octobre, seule Radhia Nasraoui en fait parti. Plusieurs raisons expliquent ce fait, dont la première est le refus des femmes démocrates de prendre part au collectif. Mais aussi le refus du CNLT, donc de Sihem Ben Sedrine, de participer au collectif du 18 octobre qui a fait qu’Om Zied, lorsqu’on lui a demandé de représenter le CPR avec Abderraouf Ayadi, a refusé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;En effet, le refus des femmes démocrates, du CNLT et de &lt;st1:personname productid="la LTDH" st="on"&gt;la LTDH&lt;/st1:PersonName&gt; s’explique premièrement par le fait que ces derniers, la dernière élection présidentiel l’a bien montré, sont proches idéologiquement de l’initiative démocratique ou la coalition démocratique et progressiste. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;Deuxièmement, Cette question de l’absence de femmes dans le collectif du 18 octobre a été soulevée par Khemais Chammari. Il saurait être plus judicieux dans ce cas de faire coïncider l’acte à la parole en cédant sa place à une femme que de nous proposer un Forum du 18 octobre, pour débattre de la liberté de conscience, de l'égalité entre les sexes et des questions liées à l'identité du pays, qui, disant le, n’ont rien à voir avec les exigences des grévistes ni avec deux de la naissance du collectif du 18 octobre&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;Troisièmement, le CNLT et &lt;st1:personname productid="la LTDH" st="on"&gt;la LTDH&lt;/st1:PersonName&gt; voient d’un mauvais œil l’existe de ce qui pourrait être un supra comité pour la liberté et les droits de l’homme. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il est évident, aujourd’hui que le collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés va agir dans les domaines de prédilection de plusieurs associations ou comités tels que &lt;st1:personname productid="la LTDH" st="on"&gt;la LTDH&lt;/st1:PersonName&gt;, le CNLT, le CRLDHT, etc…. D’ailleurs, c’est pour cette raison aussi que ces derniers ne font pas partis du collectif du 18 octobre. Toutefois, peut-être qu’il est le moment aujourd’hui de se demander sur l’efficacité de ces associations en matière de liberté d’expression, de liberté d’association et de libération des prisonniers politiques. Est-ce que ce n’est pas leur échec d’hier qui rend aujourd’hui la naissance d’un collectif comme celui du 18 octobre une nécessité ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour conclure avec ces questionnements, j’aimerais bien poser les questions suivantes, parce qu’à l’heure actuel je n’ai pas vu un signe de vie, de communication ou d’organisation du dit collectif. Qui sont les membres du collectif du 18 octobre ? Quelle est la juste qualité de chaque membre ? Quel est le rôle de chaque membre dans le collectif du 18 octobre ? Quels sont les moyens mis à la disposition par chaque membre du collectif pour atteindre les objectifs qu’il s’est défini, la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques ? Pourquoi ne pas sollicité certains membres du bureau exécutif du MDS et les 120 signataires de l’UDU, qui ont soutenus la grève de la faim, à faire parti du collectif ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;L’absence de communication officielle, claire et transparente de la part du collectif du 18 octobre est entrain de laisser de la place à toutes les formes de récupération et de parasitage de cette initiative où la date du 18 octobre est devenue aujourd’hui un label de l’opposant hallal, pour assister à la floraison d’un mouvement de 18 octobre, d’une liste de diffusion de 18 octobre, d’un comité de soutien au collectif du 18 octobre, d’un collectif de Paris du 18 octobre, etc.. sans les protagonistes de la grève de la faim ni leurs avis sur la question. Il est évident qu’en perdant ; et en continuant de ne pas faire l’effort de clarification qui s’impose ; leurs communications au profit d’une meute d’opposants opportunistes, on trouve partout toujours les mêmes personnes, les membres du collectif sont entrain d’aider à alimenter présentement le bruit qui obturera leurs futurs messages autour de la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques. Parce que disant le franchement, ce flottement dans la communication du collectif du 18 octobre, réside principalement dans les désaccords entre certains de ses membres sur sa finalité, ses méthodes et ses moyens. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;Il est utile de le rappeler une fois pour toutes que le collectif du 18 octobre se limite dans son action aux seules revendications exprimées pendant la grève de la faim, à savoir la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques. Le collectif du 18 octobre n’est nullement une coalition ou une union politique mais plutôt une coalition ou une union autour de trois revendications politiques. Ainsi opposer d’un point de vue politique la coalition démocratique et progressiste au collectif du 18 octobre est un pur non sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113746235945313096?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113746235945313096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113746235945313096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/pour-une-dsacralisation-de-la-grve-de.html' title='Pour une désacralisation de la grève de la faim du 18 octobre'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113702866111915935</id><published>2006-01-11T17:10:00.000-08:00</published><updated>2006-01-11T17:29:57.426-08:00</updated><title type='text'>Histoire de péripéties</title><content type='html'>&lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Peut-être que certaines personnes l’ont déjà remarqué, mais toutes les séquences vidéos que j’ai prises durant mon séjour à Tunis l’ont été avec mon téléphone portable pour la simple raison que mon appareil numérique photo-vidéo a été confisqué par la police le mardi 8 novembre pendant la manifestation qui a suivi l’impossibilité de la tenue de la réunion prévue à la maison de la culture Ibn Khaldoun. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;1-A&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Oui, comme le disait Taïeb Moalla dans un poste sur le forum de Tunezine tous les appareils des personnes munies d'appareils photos et de caméscopes ont été confisqués par la police. D’ailleurs une liste de 4 ou 6 personnes à qui la police a confisqué un appareil photo ou un caméscopes a été établie par Mohamed Goumani du PDP.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;En fait, la manifestation du 8 novembre n’était pas vraiment une vraie manifestation. De deux côtés de la rue Ibn Khaldoun il y avait des barrages filtrant de policiers en civil qui ne laissaient pas passer les suspects manifestants. C’est ainsi que beaucoup de personnes se sont trouvées bloquer par les policiers, dont nos ami(e)s du net Houeida K. Anouar, Adel Ayadi et Chokri Yahyaoui (le frère de Zouhair Yahyaoui), que je salut au passage. Pour ma part, je me suis retrouvé avec une trentaine de personnes, au grand maximum, dont Mokhtar Trifi, Mongi Ellouz, Sana Ben Achour, Khédija Chérif, Rachid Khechana, etc.., devant la maison de la culture dans une rue Ibn Khaldoun bondée de policiers en civil, surtout qu’elle abrite en plus la 7&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; brigade. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;J’ai commencé à filmer ; l’appareil photo s’encastre bien dans le creux de la main pour ne pas être vu, dès que les policiers ont commencé a poussé les manifestants pour les disperser, pas à pas jusqu’à la moitié de la rue de &lt;st1:personname productid="la Yougoslavie" st="on"&gt;la Yougoslavie&lt;/st1:personname&gt;, pour me retrouver par la force des choses à l’avant tête de la manifestations. J’ai continué à filmer jusqu’au moment où des policiers surgissaient d’un café pour nous disperser en plusieurs petits groupes. L’un des policiers, costume cravate, en me poussant s’est aperçu de l’appareil photo qui a pendouillé de ma main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Tout en criant « appareil photo ! », le policier m’a tenu de mon bras. Toutefois, j’ai réussi à me débarrasser de l’appareil avec l’autre main pour la donner à la première personne qui était à côté de moi. Cependant, dès que cette personne à commencer à courir pour sauver ce qui était filmé ; dans tout les cas l’appareil filmait encore, elle s’est faite entourée par quatre ou cinq policiers qui l’ont bousculé pour lui arracher &lt;i style=""&gt;in fine&lt;/i&gt; l’appareil photo. Ensuite, un policier est venu vers moi pour me dire « que je suis entrain de prendre des photos », à qui j’ai fait comprendre que je ne peux être entrain de prendre de photos puisque je n’ai pas d’appareil photo sur moi. &lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;La manifestation s’est terminée dans le local du PDP où les policiers ont accompagné la totalité des différents groupes de manifestants le long du parcours en neutralisant toute personne qui essayait de scander le moindre slogan. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Quant aux agressions ou actes des violences, ils étaient très ciblés. Les policiers avaient agressé d’une manière sélective et seulement les personnes qu’elles voulaient agresser plus politiquement qu’autre chose. Enfin, contrairement à ce qu’on a pu lire, Sana Ben Achour n’a jamais été rouée de coups, mais juste effleurée par un coup de poing dans le destinataire était Mokhtar Trifi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;1-B&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Beaucoup de choses m’ont marqué dans cette manifestation. Premièrement, on ne peut transformer dans un laps de cinq minutes une réunion en une manifestation improvisée sans la moindre idée du comment faire pour parvenir tous les manifestants en un lieu du ralliement. Deuxièmement, je ne comprends pas cette idée d’organiser une manifestation à quatre pas du ministère de l’intérieur et à deux pas de la 7&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; brigade ? Troisièmement, je ne comprends pas cette manifestation de BCBG sur l’avenue de Habib Bourguiba bondée de milliers de policiers ? Je pense qu’il serait plus judicieux, et dans l’intérêt de la réussite de la manifestation, de manifester près des quartiers populaires, Bab Souika, Bab Ejdid, Bab El kadhra, Cité Ibn Khaldoun, Cité Ittahrir, Cité Tadhamen, etc.. pour avoir l’adhésion du « petit » peuple qui est plus enclin à rejoindre la manifestation ! Quatrièmement, j’ai comme l’impression que certaines personnes, je ne citerais pas de noms, ont cherché l’affrontement avec la police pour des raisons publicitaires, ce qui explique la présence du journaliste Christophe Boltanski dans le cortège des droits de l’hommistes, je m’incluse dedans, qui s’est trouvé devant la maison de la culture Ibn Khaldoun. Enfin, l’impression générale que j’ai eu c’est que certaines personnes voulaient vraiment aller au casse-pipe mais surtout les autres à leur place !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;A titre comparatif, je dirais que la manifestation organisée par les étudiants du POCT et du PDP à la fin de la grève de la faim était beaucoup mieux réfléchie. Bien évidement il ne s’agissait pas d’une manifestation spontanée mais plutôt une manifestation « spontanée » qui était prévue la veille.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;2-A&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;C’était le 10 novembre le soir au local de la grève de la faim que la décision était prise pour que j’aille filmer le meeting qui aura lieu le lendemain à la faculté de droit et des sciences économiques de Tunis 1. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Le lendemain à 8h30 du matin, j’avais un rendez-vous avec Shehrazed Akacha, membre des Syndicalistes Radicaux, qui m’a pourvu d’un caméscope, puisque je n’ai plus le mien, et m’a donné deux numéros de téléphone, qui sont ceux de Najib Dziri et Chaker Awadhi, que je dois contacter à mon arrivée au campus pour qu’ils me fassent entrer dans l’enceinte universitaire. Ce que j’ai fait à mon arrivée au campus en appelant Najib Dziri.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une fois dans l’enceinte universitaire, j’ai commencé à filmer le meeting qui venait de commencer, les banderoles, la foule des étudiants, les étudiants Syndicalistes Radicaux formant le cordon de sécurité, etc.. pour que 30-45 minutes après il n’y a plus de charge dans la batterie du caméscope, en fait Shehrazed Akacha a oublié de la charger la veille. Alors, j’ai continué de filmer avec mon téléphone portable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une fois le meeting levé, je laisse le caméscope avec Najib Dziri et je me prépare à quitter le campus pour retrouver le local de la grève. Alors, que je marchais dans la cour de l’université en me dirigeant vers la porte de sortie, deux policiers de la police universitaire alors qui venait dans ma direction, en m’apercevant ont vite fait un demi-tour et accéléré le pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;A ma sortie de l’université, j’aperçois à ma gauche du côté des arbres, au moins une vingtaine de policier en civil, avec le moteur de la voiture et de la moto en marche alors qu’un d’entre eux était entrain de me prendre en photo. Là je me suis dis que ça sens le roussi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je m’arrête quelques minutes, pas très loin d’eux, avec la personne, qui a ramené le matériel de sonorisation pour le meeting, pendant que le même policier n’arrêtait pas de me, nous, prendre en photo. Par un pur hasard un taxi s’est arrêté juste à quelques mètres de moi, devant la porte de l’université, pour faire descendre une cliente, que je l’arrête en même temps qu’une étudiante, qui voulais aller au dortoir de Omran El 3ala. Je propose à l’étudiante de l’accompagner à Omran El 3ala pour que j’aille après au centre ville.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une fois dans le taxi, les policiers ont continué de me prendre en photo, le taxi, etc…, de prendre l’immatriculation du taxi, etc… Le long du trajet nous emmenant vers Omran El 3ala je n’ai pas arrêté pas de regarder dans le rétroviseur pour voir si on était suivi ou pas ! Une fois que l’étudiante est arrivée à bon port, le chauffeur de taxi a fait un demi-tour direction centre ville, via &lt;st1:personname productid="la Route" st="on"&gt;la Route&lt;/st1:personname&gt; de 7 novembre ou &lt;st1:personname productid="la Route X." st="on"&gt;la Route X.&lt;/st1:personname&gt; En fait, le chauffeur de taxi s’est rendu compte que je n’ai pas arrêté de regarder le rétroviseur, mais il n’a voulu rien dire pour ne pas effrayer l’étudiante qui était avec nous dans le taxi.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est au moment où le taxi démarrait pour prendre la route de 7 novembre en venant de &lt;st1:personname productid="la Cit￩ Ibn" st="on"&gt;la Cité Ibn&lt;/st1:personname&gt; Khaldoun à la destination de Tunis via la clinique Taoufik, etc..&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qu’une moto montée par deux policiers en civil surgit de nulle part pour que l’un d’eux demande au chauffeur de taxi de s’arrêter et de me demander de ne pas toucher à mon téléphone portable qui était dans ma main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je descends du taxi, le taxi reste encore là pour un moment, et le policier me demande ma carte d’identité, le portable, enfin d’ouvrir le sac que j’avais sur moi à la recherche du caméscope. « Ou est-ce que se trouve la caméra ! », « Elle restée à l’intérieur de l’enceinte universitaire, chez Nejib Dziri ». Ne trouvant pas de caméscope dans mon sac, il me demande de lui montrer les vidéos que j’ai prises avec mon téléphone portable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;En fait, au lieu de lui montrer les vidéos, je lui ai montré les 3 photos que j’ai prises durant le meeting. « Non, mourad. Donnes-moi ton portable je vais te montrer où se trouvent les vidéos. Tu penses qu’on sait pas trouver les répertoires d’un téléphone ». Bon, il prend mon téléphone, en 3 ou 4 clicks le voilà dans le répertoire des vidéos. Il me demande de payer le taxi pour le libérer, parce que ça va être un peu long comme histoire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Me voilà, sous un palmier en plein cœur de la route X, entrain d’entamer une séance questions-réponses sur qui je suis, ce que je fais, le lieu de ma résidence (donc ajouter ma carte de résident à la carte d’identité), ma qualité professionnelle, etc… En même temps, l’autre policier était entrain d’appeler son supérieur hiérarchique pour qu’il vient nous rejoindre. L’échange était cordial et le policier qui me posait des questions, n’arrêtait pas de me demander de ne pas s’agacer. Que c’est juste de la routine et ils doivent savoir à qui ils ont affaire surtout en ces temps de SMSI. Puis il me dit : « Tu sais Mourad, on peut faire de la politique en Tunisie, mais il faut assumer ». Je lui réponds : « Oui, j’assume il n’y a pas de soucis ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Après une demi-heure, c’est leur supérieur hiérarchique, avec son adjoint, qui nous rejoignent. Là il n’y a pas eu vraiment beaucoup de questions-réponses puisqu’il a déjà eu le topo de la situation avant qu’il n’arrive. Il me redonne mon téléphone portable et me demande de lui montrer les vidéos que j’ai prises. Le policier avec qui j’ai commencé la séance questions-réponses alerte son supérieur au risque que j’efface les vidéos et leur faire perdre les preuves qu’ils ont sur moi ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Les gens on les connaît à leurs traits du visage. Ça se voit que c’est un fils de famille. Je lui fais confiance, il ne va rien effacer ». Et il me redonne mon portable pour que je lui montre les vidéos. Par manque de bol, au lieu de cliquer sur le raccourci de droite, je me trompe de raccourci et je clique sur celui de gauche qui correspond à la lettre « A » du répertoire téléphonique et plus précisément Abdelwahab Hani. L’autre policier qui était derrière moi pour surveiller au cas où j’essayerais de supprimer les vidéos m’arrache le téléphone en criant « Il va appeler Abdelwahab Hani ». Là, à vrai dire il m’a vraiment énervé, puisque ce n’était nullement mon intention d’appeler X ou Y, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour que je m’éclate à mon tour « Putain ! Si je voulais effacer les vidéos je l’aurais fait sans que tu te rendes compte. Je n’ai pas envie de les effacer les vidéos. Puisque maintenant tu sais où elles se trouvent, montres lui les vidéos par toi-même ! ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Bon, ils vont regarder les vidéos alors qu’entre temps les coups de téléphones n’arrêtaient pas. Alors, que moi je suis sous un palmier au cœur de la route X avec un policier qui a un œil sur moi, par peur que je m’enfuie !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Entre, le visionnage et le re-visionnage des vidéos et les appels téléphoniques une heure est passée. Tout d’un coup, deux policiers s’approchent de moi pour m’inviter à aller avec eux en voiture. Alors que les deux autres policiers, dont le supérieur hiérarchique, restent sur place. Une fois, dans la voiture je demande ce qu’en est de mes papiers et de mon téléphone. « T’inquiètes ils sont dans des bonnes mains ». Et « on va où maintenant », « tu vas voir ». Au fond de moi-même, vu que la voiture prenait la route vers Ksar Saïd, j’étais sur que je vais atterrir à Bouchoucha. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;A peine que la voiture a démarré et fait quelques centaines de mètres que le conducteur reçoit un coup de fil lui demandant de faire demi-tour pour revenir là où on était, sous le palmier au cœur de la route X. Bon, là je me suis dit qu’ils ont trouvé qui je suis plus la peine de perdre plus de temps inutilement.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Le conducteur descend de la voiture et reste avec moi le policier avec qui j’ai eu la séance questions-réponses. Je lui demande s’il a un papier et un stylo. Une fois, qu’il a sorti le stylo et le papier, je lui demande d’écrire Ivan le terrible, Tunezine, Reveiltunisien, ATPD et de donner le papier à son supérieur hiérarchique. Ce qu’il a fait puis il me dit : « Tu fais parti de quel parti, groupe, courant, t’es proche de qui ? Je lui dis « Tu peux dire que je suis proche de Mokhtar Yahyaoui ». « De Si Mokhtar Yahyaoui ! », « oui, Mokhtar Yahyaoui », « Si Mokhtar Yahyaoui le juge ! », « oui, Mokhtar Yahyaoui le juge ». « Tu fais parti de l’AISSP ! », « non ». « Tu fais parti du CIJT », « non ». « T’es proche comment de Si Mokhtar », « je suis proche politiquement ». « Tu dois connaître Zouhair alors ! », « oui je connais Zouhair », « tu l’as rencontré », « non, je ne l’ai jamais rencontré ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Cet échange dure quelques minutes puis tout le monde débarque au poste de police qui se trouve juste en face du campus. Je descends de la voiture et on me fait entrer dans un bureau dans lequel m’attendaient déjà 3 policiers dont deux en civil de Emin D3awla, qui étaient suivis un peu plus tard de deux autres. Le supérieur hiérarchique ; un autre pas le même de tout à l’heure (Les quatre premiers policiers qui m’ont interpellé et interrogé ne sont pas rentré avec moi de le bureau) ; tient dans ses mains mes papiers d’identité et mon téléphone portable. D’ailleurs, dès que je rentre son adjoint commence la deuxième séance questions-réponses, entrecoupée de coups de téléphones. Voilà, l’entrée en matière et les premières questions.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;            &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« T’es un peu proche des islamistes, Mourad », « je suis libéral ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Oui, mais tu es quand même un peu proche des islamistes », « oui, je suis libéral ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Ah, libéral comme Mounir ElBeji (tout en rigolant)», « j’ai dit libéral pas Mounir ElBeji. Je ne parle pas de l’opposition en carton».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Alors, depuis quand Mokhtar Yahyaoui était un libéral ! », « non je te parle de moi, pas de Mokhtar Yahyaoui ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;C’est à ce moment, qu’entrent les deux autres policiers et l’un d’eux me demandent ce que j’avais dans mon sac ! En fait, comme je déteste me balader avec un sac vide et comme j’allais mettre la caméra dans mon sac pour que j’entre avec à l’intérieur de l’enceinte universitaire, j’ai mis dans mon sac, avant de sortir de chez moi, trois livres. « Il y a trois livres, dans mon sac », « montres les nous ! ». Je sors les trois livres de John Rawls, « Le libéralisme politique », « La théorie de la justice », « La justice comme équité ». L’un des deux policiers a noté l’intitulé des tous les livres en disant à celui qui était entrain de me questionner « Il est un libéral pour de bon ». Puis il m’a redonné mes &lt;st1:metricconverter productid="3 livres" st="on"&gt;3 livres&lt;/st1:metricconverter&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Qui t’a donné la caméra pour filmer le meeting au campus ? », « J’ai eu la caméra de Shahrazed Akacha, qui m’a demandé si je ne pouvais pas filmer le meeting », « ce que j’ai fait ». « Toi en te demandes de filmer, tu filmes ! », « oui, il n’avait personne pour filmer donc je l’ai fait », « Et toi tu fais ce qu’on te demande de faire, la prochaine fois on te demande de te jeter du quatrième étage tu le fais », « Non, çà je ne le ferais pas », « Je ne comprends pas comment quelqu’un d’instruit comme toi, docteur en sciences économiques et ingénieur informatique puisse faire quelque chose parce qu’on lui a demandé de le faire ! ». « Maintenant, elle où la caméra », « Avant de sortir je l’ai laissée avec Nejib Dziri ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;L’échange s’interrompt avec les questions concernant, ma famille, nom, prénom, qualité, lieu de résidence, etc…. mais aussi par le balais des coups de téléphone. Puis, il reprend.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                           &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Tu connais Chokri Hamrouni ! », « oui, je connais Chokri Hamrouni »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Il est quoi Chokri Hamrouni ? », « il est CPR »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Non Mourad arrêtes, tu sais très bien qu’il est islamiste avant qu’il soit CPR», « moi, je le connais CPR ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu connais Ameur Larayedh », « oui, je connais Ameur Larayedh à Paris. Je lui ai même fait une interview pour le site reveiltunisien ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Pourquoi vous avez fait seulement une interview de Ameur Larayedh ? », « non, on a sollicité tout le monde Marzouki, Ben Jaafer aussi ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu connais Ali Larayedh et sa femme ? », « oui je les ai vu ai local de la grève ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu connais Kamel Jendoubi ? », « oui, je l’ai connu lorsqu’on a travaillé dans le cadre de la campagne pour la libération de Zouhair ». &lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« C’est qui Najet Boussaa ? », « C’est mon ex-femme ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Ne serait-elle pas la sœur du défunt Abdelwaheb Boussaa !», « oui, c’est la sœur du défunt Abdelwaheb Boussaa ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour ma part à partir de cette question précise, j’étais sur à 100% qu’ils savaient exactement qui j’étais et depuis un moment. Et qu’il me posait des questions auxquelles il connaissait déjà les réponses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;            &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Tu vas faire quoi avec les vidéos que t’as prises », « euh, c’est pour moi ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu vas les mettre sur Internet Mourad, n’est-ce pas ? », « oui, peut-être sur mon blog !».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu nous envois le lien pour qu’on les regarde nous aussi », « il n’y a pas de soucis, donnez moi une adresse mail et je vous envois le lien ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« D’ailleurs, vos collègues mont confisqué mon appareil numérique lors de la manifestation devant le centre culturel Ibn Khaldoun », « Elle était organisée par qui cette manifestation et qui a demandé l’autorisation pour le centre Ibn Khaldoun, Mourad ! », « Le comité de soutien des grévistes », « Ah, non Mourad, c’est le PDP qui en a fait la demande ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Puis des questions sur moi, mon cursus universitaire détaillé en Tunisie puis en France, différentes postes occupés, etc..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Tu as quitté le campus en quelle année ? », « je suis parti en France en août 1990 ! ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu n’as pas fait parti de l’UGET », « non pas du tout ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Et de l’UGTE », « non plus ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« C’est pas possible qu’à cette époque tu ne faisais pas partis d’aucune syndicale étudiante ! », « non, je ne faisais parti d’aucune syndicale étudiante ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Tu penses quoi Mourad de Mustapha Ben Jâafer ! » « Pourquoi tu veux connaître mon avis sur une telle ou telle personne, je ne pense pas que mon avis est aussi important que ça », « si, si j’aimerais savoir ce que tu en penses », « Ok, je vais te donner mon avis, il est strictement personnel », « Pour moi Mustapha ben Jâafer est mou politiquement ! ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Et tu penses quoi de Moncef Marzouki ! », « mais pourquoi tu veux savoir ce que je pense des uns et des autres ! », « comme ça, on aimerait bien connaître ton point de vue », « personnellement, je trouve Moncef Marzouki, trop dogmatique ». « Et de Mokhtar Yahyaoui tu penses quoi ? », « politiquement, je suis proche de Mokhtar Yahyaoui », « Donc pour toi, tout ce que dit ou écrit Mokhtar Yahyaoui tu le prends à la lettre », « Non par vraiment, lorsque je ne suis pas d’accord avec ce qu’écrit Mokhtar Yahyaoui, je marque ma différence ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Entre-temps, le téléphone sonne. A la fin de la conversation téléphonique, le policier s’approche de son supérieur hiérarchique pour lui murmurer, ce que je suppose étaient les « t3alimat » ou les instructions. Cinq minutes plus tard, le supérieur hiérarchique interrompt cette séance de questions-réponses tout en disant « Je pense qu’on était un peu long avec Mourad », il me rend mes papiers d’identités et mon téléphone portable sans rien effacer en me disant que je peux partir. Pour que son adjoint me dise « Ecoutes Mourad, ne rentres plus dans l’enceinte universitaire, c’est interdit aux non étudiants. Personne n’est au dessus de la loi » pour terminer avec une phrase que j’ai déjà entendue « &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;La loi sera appliquée contre quiconque qui tente de l'enfreindre ou de l'ignorer ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Avant que je ne sorte, l’un des policiers a demandé à son supérieur hiérarchique s’il est nécessaire de faire des photocopies sur mes papiers d’identité et la feuille sur laquelle ils ont noté des informations sur ma famille, cursus, etc… « Si tu veux, mais on connaît tout sur lui ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A ma sortie du bureau l’un des premiers policiers qui m’ont interpellé me demande où j’allais partir, « je descend au centre ville, au local de la grève ». « On va chercher une voiture et on va te déposer », « non, c’est bon je vais prendre un Taxi », « C’est bon, on va te déposer en voiture ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Je quitte le poste de police accompagné d’un des policiers, qui a demandé une voiture pour me déposer au centre ville de Tunis. « Tu sais Mourad, toutes ces personnes qui sont en grève de la faim, sont entrain de le faire simplement pour des raisons médiatiques ». « Le seul qu’on respecte, c’est Si Mokhtar Yahyaoui. Il est intègre, toujours là pour les nécessiteux et qui ne fait pas dans la politique politicienne ». « Tu sais Mourad » tout en me tapotant sur l’épaule « l3aba Ilkoulha 2009 » (L’enjeu est 2009). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;« Pour mon appareil numérique qui m’était confisquée je fais quoi ! », « Bon, c’est difficile de le retrouver maintenant, mais bon on va voir », « c’est quoi comme appareil ? », « c’est un Kodak ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Puis le policier se fait interpeller par l’un de ses collègues, à qui je n’avais pas affaire jusqu’à maintenant, « Est-ce que je pourrais lui parler, si tu ne vois pas d’inconvénient ». « Oui, il n’y a pas de soucis ». On se dirige vers le policier qui me demandent mon nom et prénom et mon lieu de résidence. « Mais combien de fois je vais donner mon identité dans la journée ! Je pense que vous l’avez déjà ». « Ce n’est pas grave juste une dernière fois ». « Mourad Dridi, ……… Ibn Khaldoun ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le policier écrit Mourad puis s’arrête, « tu peux me donner ton nom complet avec le prénom du père », « Mourad Ben Ali Dridi », « Tu vois, ce Ben Ali, peut être utile », « Actuellement, tu résides à Ibn Khaldoun ? », « Oui ». « C’est tout ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La voiture de police tardant un peu, j’arrête un taxi pour regagner le local de la grève. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Quelques jours plus tard, en sortant du local de la grève rue Mokhtar Attia je vois quatre personnes croisant la rue Mokhtar Attia en venant de la rue Jean Jaurès. L’un d’eux m’interpelle, à vrai dire je ne l’ai pas reconnu mais j’étais sur à cet instant qu’ils étaient des policiers. Cette personne continuait de m’interpeller alors que les autres 3 personnes poursuivait leur chemin. Je me dirige vers cette personne pour l’entendre me dire « Chnouwa Mourad, tu ne m’as pas reconnu », « wallahi de loin je ne t’ai pas reconnu » « En plus, l’autre jours tu étais en jeans et tee-shirt blanc et là c’est tout une autre tenue », « Tu veux qu’on reste toujours avec les mêmes habits Mourad. Tu sais qu’on change nos habits de temps en temps ». « Ca va ? » « Oui, ça va et toi ! ». Là, j’ai compris que son interpellation de l’autre jour, lorsqu’il voulait connaître mon identité, elle avait uniquement pour but de faire connaissance, puisqu’ il me voyait entrer et sortir au local de la grève. En fait, il était l’un des responsables de Emin D3awla qui avait la responsabilité du secteur de la grève de la faim. &lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le lendemain de mon interpellation, à ma sortie de l’enceinte de l’université, c’est Nejib Dziri qui était interpellé à son tour puis relâché. En fait les policiers voulaient récupérer la caméra qui n’était plus en sa possession. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Comme j’ai appris aussi que le photographe, qui a assisté au meeting pour prendre des photos, a était interpellé le jour même de mon interpellation et on lui a confisqué l’appareil photographique. Que la personne qui a loué sa sonorisation aux Syndicalistes Radicaux a été aussi interpellée et on lui a confisqué tout son matériel de sonorisation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;2-B &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour conclure sur ces péripéties, à part quelques filatures auxquelles j’ai eu droit lorsque je me trouvais au centre ville, dans le secteur du local de la grève de la faim, surtout que mes maintes entrées et sorties dans la journée du local de la grève de la faim étaient intrigantes, tous les contacts que j’ai eu avec les policiers à mon arrivée de Paris jusqu’à ma sortie du territoire tunisien, en passant par mon interpellation, se sont déroulés d’une façon respectueuse et cordiale. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;J’ai toujours en tête cette image, en Bosnie ou en Ukraine, de manifestants offrant des roses aux brigades anti-émeute qui leur faisaient face. Alors, qu’une partie de nos opposants ou militants sont encore à la mentalité du Mai68 au jet de pavés sur les CRS, mais dans notre cas à l’insulte et au dégriment des policiers, qui obligent même ceux d’entre eux, qui ne voulaient pas frapper, violenter ou charger à le faire et de passer à l’acte. Le pire de ce que j’ai entendu comme aberration, qui dénote la faillite de toute une mentalité et de tout un discours, est cette rhétorique ; qui mérite un zéro pointé en psychologie humaine ; qu’on jette à la figure des policiers, « attendez qu’on arrive au pouvoir, et vous allez payer pour vos actes ». Je ne pense pas que c’est avec ce genre de discours qu’on puisse avoir la moindre chance d’arriver au pouvoir pour la simple raison que la défense du pouvoir en place devient instinct de survie et entraîne des réactions de défense et de rejet sur démesurées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A partir de ce que j’ai vu, de mon expérience, des expériences de certaines personnes que je connais, et qu’on connaît, sur le net ou ailleurs, je suis de l’avis de Mahmoud Ben Romdhane pour dire que le régime tunisien est un régime ou un gouvernement autoritaire, pour la simple raison que l’opposé d’un régime démocratique est un régime autoritaire. Mais j’ajouterais un régime autoritaire et une société dictatoriale, que le régime a participé à façonner. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ceci dit, seule la liberté peut transformer le régime autoritaire en un régime démocratique et la société dictatoriale en une société d’hommes libres. Ce qui fait que notre combat n’est pas un combat pour la démocratie mais avant tout un combat pour la liberté. Il ne peut y avoir de démocratie sans liberté. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113702866111915935?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113702866111915935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113702866111915935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/histoire-de-pripties.html' title='Histoire de péripéties'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113682054400511259</id><published>2006-01-09T07:23:00.000-08:00</published><updated>2006-01-09T08:04:39.106-08:00</updated><title type='text'>Une réponse à un ignoble diffamateur</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;A la lecture de &lt;a href="http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=10335"&gt;certains propos ignobles&lt;/a&gt;, d’une certaine personne écrivant sous le pseudonyme de &lt;a href="http://www.yezzi.org/manifestant.php?item=radical"&gt;radical&lt;/a&gt; , je n’ai pu m’empêcher d’imaginer cette jalousie saboteuse qui anime une telle personne. Il est certain que la combinaison de la lâcheté et de l’ignorance en une seule personne, peut entraîner ce qu’on observe comme méfait.&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Avant tout, je tiens à féliciter cette personne pour le temps qu’elle a pris a cherché sur Internet des bouts de phrase, même si je pense que ce temps gaspillé aurait pu être utiliser à bonne nescience. Par exemple, en nous donnant son avis sur la question que j'ai soulevée, liberté ou démocratie, au lieu d'aller chercher des bouts de phrases qui sont miennes en plus pour mes les ressortir sous d'autres références. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A ma connaissance je n'ai mis aucun guillemet, à ce que j’ai écris moi-même dans le passé, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;mais juste donner les références, quand j’ai estimé cela utile, là où chacun peut aller les chercher à sa guise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des liens que j’ai donné dans le texte, et que je jette à la figure de cet ignoble, est le suivant : &lt;a href="http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=351" target="_blank"&gt;Islam laïc (laïque)* ou laïcité musulmane, ou l’une des autres voies possibles&lt;/a&gt; . On trouve facilement dans ce texte toutes les références que ce diffamateur attribue à Vincent Borel, Communication à la section de Rouen de l'Union rationaliste, 11 juin 1997, alors qu’elle ont été publiées dans le livre de Jean Bauderot, « Religions et laïcité dans l’Europe des Douze », année 1994. Un livre que j’ai cité à chaque fois que je me suis référé à ses dires sur le modèle de la religion civile ou celui du pluralisme (voir le texte signalé ci-dessus avec les notes de bas de page). &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Deuxièmement, ce que ce diffamateur fait dire à Djibril Sarr dans ce texte &lt;a href="http://oumma.com/article.php3?id_article=841"&gt;Intégrisme Laïc&lt;/a&gt;, a été écrit par ce dernier le 31 décembre 2003. Alors ce que j’ai écrit à propos des deux valeurs de la laïcité dans le texte &lt;a href="http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=343" target="_blank"&gt;Cessons les divisions, essayons l’union&lt;/a&gt; , date du 1 janvier 2003, c’est-à-dire un an avant même la publication du texte de Djibril Sarr. Je peux même dire que je suis celui qui a utilisé le plus cette notion d’intégrisme laïc ou laïque dans le microcosme tunisien, en l’opposant à l’intégrisme musulman, pour qu’elle devienne aujourd’hui un langage courant pour les uns et les autres. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Quant au texte de &lt;span style=""&gt;Dr Abdallah&lt;/span&gt; auquel fait référence cet ignoble diffamateur, il a été publié presque à un mois de décalage avant mon texte &lt;a href="http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=343" target="_blank"&gt;Cessons les divisions, essayons l’union&lt;/a&gt; . La séparation de laïcité en deux valeurs positive et négative est contenue dans la laïcité elle-même, il suffit juste de se pencher sur le sujet pour la découvrir. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, le texte qui est sous le site Catallaxia.org, que ce diffamateur attribue à un autre est le mien. Si cette personne n’a pas été aveuglé par sa jalousie et son ignorance elle aurait remarqué que ce texte est signé MD, Mourad Dridi, et qu’il se trouve en même temps sur mon blog "&lt;a href="http://anti-conformismes.blogspot.com/2004_11_01_anti-conformismes_archive.html" target="_blank"&gt; Salvador Allende, de la « voie chilienne au socialisme » à la route de la servitude&lt;/a&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est évident que sur ce coup, cet ignoble diffamateur vient de s’allonger comme une loque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Pour ce qui est de laïcité et sécularité, se sont des définitions, qui se trouvent par tout, toujours les mêmes, voir les références de mon premier texte que j’ai cité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que ce qu’a fait cette personne n’est ni plus ni moins que de la diffamation caractérisée à l’encontre de ma personne que je mettrais sur le coup de cette jalousie, ignorance et lâcheté. &lt;b style=""&gt;Sans les excuses publiques de cet infâme, je m’octroie le droit de porter cette affaire devant la justice à l’encontre de cette personne et de tout support qui lui sert de tribune de diffamation.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113682054400511259?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113682054400511259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113682054400511259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/une-rponse-un-ignoble-diffamateur.html' title='Une réponse à un ignoble diffamateur'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113646475802472035</id><published>2006-01-05T04:34:00.000-08:00</published><updated>2006-01-06T07:23:52.023-08:00</updated><title type='text'>Les Syndicalistes Radicaux</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En image* et en texte**&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;* La vidéo a été enregistrée le 11 novembre 2005 au campus de Tunis, faculté de droit et des sciences économiques. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;** Il est évident qu’il était impossible de filmer le meeting avec une caméra puis avec un téléphone portable sont se faire remarquer par la police. En fait, je me suis fait interpellé par la police à la route X au niveau de la cité Ibn Khaldoun. Je reviendrais sur ceci dans un texte séparé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;font-family:verdana;" &gt;&lt;a href="http://www.nawaat.org/docs/media/syndicalistes_radicaux_campus.wmv"&gt;Cliquer  pour voir ou pour télécharger la vidéo (Campus de Tunis le 11 novembre 2005)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est en 1998, à la faculté de science de Tunis que le mouvement des étudiants Syndicalistes Radicaux a vu le jour après que les étudiants, qui étaient à l’origine de la vague de contestation qui a agité durant l’année scolaire 1998-1999 l’enceinte universitaire provoquée par l’instauration d’un CAPES pour obtenir un emploi dans l’enseignement secondaire au terme des quatre années de maîtrise, ont été expulsé de l’UGET. A cette époque la position de l’UGET était très loin des préoccupations des étudiants et sa position sur le CAPES était celle du régime en place. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Alors que depuis 93-94 l’enceinte universitaire était caractérisée par une absence totale de mouvement syndical étudiant, la mobilisation étudiante en 1998-1999 a atteint des ampleurs qu’on ne lui avait plus connues depuis la répression des premières années de la décennie où la tenue d’un assemblée générale conduit directement à la prison. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Assemblées générales, grèves, manifestations se sont multipliées pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que le pouvoir y mette brutalement un terme en arrêtant les principaux animateurs du mouvement, condamnés à de lourdes peines puis finalement libérés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les étudiants expulsés ; Assaf Yahyaoui, Wissaf et Tarek Saïdi, Salah Hnid, Najib Elhajji, etc…; sont venus demandés aides et conseils à Tahar Gharghoura qui venait à l’époque de quitter le POCT, et ils ont pensé avec ce dernier la création d’un syndicat étudiant ; les Syndicalistes Radicaux ; dont les premières actions sont relatives à la défense des étudiants du POCT et un sit-in à la LTDH durant l’été 1998.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Depuis sa création, le syndicat étudiant, les Syndicalistes Radicaux, se veut proche des préoccupations estudiantines liées à la qualité de vie de l’étudiant dans son environnement universitaire ; inscription, redoublement, foyer universitaire, réfectoire universitaire, etc… Les Syndicalistes Radicaux militent pour un syndicat indépendant de la politique, centré sur les préoccupations des étudiants afin que le syndicat soit une école d’apprentissage politique et non pas de l’exercice politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les étudiants Syndicalistes Radicaux ont mené plusieurs Sit-in et grèves de la faim, deux grands meetings liés à la cause palestinienne et à l’invasion de l’Irak, enfin une grève de la faim le 9 décembre 2003 au siège de la LTDH à l’occasion du Sommet 5+5. Comme c’était toujours de coutume cette dernière grève de la faim n’a pas trouvé le soutien nécessaire de la part de la société civile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Actuellement, les Syndicalistes Radicaux ont 3 membres élus au bureau exécutif de l’UGET qui sont alliés aux 3 membres indépendants du même bureau qui compte en tout 13 membres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les Syndicalistes Radicaux espèrent unifier l’UGET à son 25ème congrès pour que toutes les composantes politiques soient présentes et représentées démocratiquement, après élection et vote, selon leur poids réels dans les universités tunisiennes. Ce qui est à vrai dire rejeté par certains syndicats étudiants politiques par peur de désillusion sur leur poids réel dans les universités tunisiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Enfin, je tiens à signaler que les Syndicalistes Radicaux ont une publication à parution irrégulière au nom d’Errafiq.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;- Une pensée particulière à Shahrazed Akacha pour ce qu’elle endure en ce début d’année et mes salutations aux Syndicalistes Radicaux, spécialement Tahar Gharghoura, Nejib Dziri, Najib Elhajji et Chaker Awadhi &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113646475802472035?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113646475802472035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113646475802472035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/les-syndicalistes-radicaux.html' title='Les Syndicalistes Radicaux'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113640534269492279</id><published>2006-01-04T11:58:00.000-08:00</published><updated>2006-01-09T11:09:07.636-08:00</updated><title type='text'>Ce dont nous avons besoin, c’est une sécularisation</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;A la lecture du texte, &lt;a href="http://cprtunisie.net/article.php3?id_article=405"&gt;« La laïcité vue des rivages sud de la Méditerranée »&lt;/a&gt;, j’ai eu l’impression que Moncef Marzouki est entrain d’évoquer un sujet, la laïcité, qu’il ne maîtrise pas vraiment. Si pour Moncef Marzouki le concept de la laïcité est considéré comme un concept fourre-tout pour l’homme arabe, c’est tout simplement parce que Moncef Marzouki lui-même le conçoit ainsi, sinon il n’aurait jamais écrit que « Des hommes comme Atatürk, Reza Pahlavi ou Bourguiba seraient horrifiés de voire l’étendue et la profondeur de la réislamisation des sociétés turque, iranienne et tunisienne, aspect le plus patent de leur échec à instaurer et faire tenir en terre d’islam la laïcité à la française ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il est essentiel de concevoir une fois pour toutes que la notion de laïcité politique ; qui est la séparation des églises et de l’état ou des religions et de l’état ; est porteuse de deux types de valeurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;D’une part, les valeurs positives de la laïcité, des valeurs de tolérance religieuse et philosophique dans un but de coexistence pacifique. D’autre part, les valeurs négatives de la laïcité, des valeurs d’anti-cléricalisme, d’anti-religiosité, allant, chez certains, jusqu’à un athéisme intransigeant qui tend à interdire aux croyants toute manifestation publique de leur foi. Comme par exemple en Union Soviétique où des églises furent fermées ou transformées en « Musée de la laïcité ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ainsi, c’est uniquement à partir de ces valeurs de la laïcité qu’on peut juger de l’échec ou du succès de l’instauration de la laïcité à la française en terre d’islam. Si on conçoit la laïcité comme de l’anti-cléricalisme et de l’anti-religiosité alors oui la laïcité à la française a incontestablement échoué. Toutefois, si on conçoit la laïcité comme une tolérance religieuse et philosophique alors la laïcité à la française ; si elle n’est pas encore un succès définitif, elle ne peut nullement être considérée comme un échec dans les pays tels que la Turquie. Dans ce cas, la réislamisation de la société turque ne peut nullement être considérée comme l’échec le plus patent de la laïcité, puisque même l’accession des islamistes turques au pouvoir n’a jamais remis en cause cette laïcité politique qui est in fine la séparation des religions et de l’état. Est-ce que c’est parce que le premier ministre turque est un musulman ou est-ce que parce le président français est un catholique, que la Turquie ou la France cessent d’être laïques ? Est-ce que c’est parce qu’il y a un retour à la religion en France ou une réislamisation en Turquie, que la Turquie ou la France cessent d’être laïques ? Bien évidement que non ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je parle ici précisément de la France et de la Turquie parce qu’ils sont les seuls pays au monde laïques, à la laïcité française, qui veut dire absence de toute référence religieuse du sein des éléments de légitimation de l’ordre juridico-politique, matérialisée par une séparation totale des religions et de l’État, contrairement à la Tunisie où la référence religieuse est présente. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Si « Il est vrai que les Arabes et les Musulmans ont beaucoup de difficultés à comprendre cette notion si étrangère à leur culture et à leur histoire », c’est tout simplement parce que les hommes politiques arabes et les intellectuels arabes n’ont jamais essayé de leur présenter la laïcité dans toute sa dimension et sa portée, avec ses valeurs positives et négatives. Parce qu’ils ont présenté aussi la laïcité comme le contraire de l’Islam. Ainsi, si être laïque aujourd’hui dans le monde arabe est impossible ou seulement à la façon d’un corps étranger à un organisme, faudra-t-il alors que Moncef Marzouki cesse de se définir comme démocrate et laïque pour ne pas être étranger aux tunisiens. Surtout qu’il conclut son article en disant qu’ « assimiler la démocratie à la laïcité ne servira qu’à affaiblir le projet démocratique arabe au seul profit de l’intégrisme ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je dis au diable la laïcité à la française, comme je dis au diable la laïcité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le mal des laïcistes arabes et musulmans en général et celui des tunisiens d’entre eux, lorsqu’ils n’essayent pas de nous imposer le modèle de l’ex Union soviétique, c’est leur attachement à la vision de laïcité à la française qui veut s’affirmer depuis des décennies comme une conception universelle de ce que doivent être les rapports entre les hommes d’un côté et entre les hommes et l’état d’un autre côté. Cette conception de la laïcité à la Française essaye depuis toujours à s’attitrer une universalité qu’elle n’a pas en se présentant comme une émanation de la liberté d’expression et une genèse de la démocratie, ce qui est bien évidemment une supercherie en vue de l’histoire de la naissance du libéralisme sur le vieux continent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;La majorité des pays occidentaux, dont personne ne peut nier leur caractère démocratique, présentent des relations entre l’Etat, la société et la religion qui sont loin d’être laïques mais plutôt des pratiques qualifiées de modèle de religion civile ou du pluralisme... Le modèle de la religion civile (Etats-Unis, Irlande, Grèce, Italie, Espagne, Royaume-Uni, Suède, ...) correspond à une forme d’organisation sociétale consistant dans la reconnaissance par l’Etat d’une religion particulière comme fondement de la morale nécessaire au lien social, reconnaissant la liberté de conscience pour chacun et le droit à l’expression publique pour toutes les communautés religieuses, interdisant le prosélytisme pour tous les autres cultes. Au niveau scolaire, l’enseignement religieux doit être « essentiellement chrétien » dans les écoles publiques, cependant l’état reconnaît la place des minorités ethniques et religieuses et discute avec elle au cas par cas des aménagements, par exemple le mariage juif n’a pas besoin d’un officier d’Etat civil pour être enregistré, etc.....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;L’autre modèle est celui du pluralisme. C’est le modèle de relations entre Etat, religions et société civile choisi par la Belgique, les Pays-Bas... Le pluralisme consiste dans la reconnaissance par l’Etat des principales familles de pensée ; religieuses et non religieuses ; et par une structuration de la société civile autour de celles-ci. Ainsi, les confréries et les mouvances socioreligieuses et non religieuses ont tendance à former des « piliers » qui structurent la vie sociale séparément autour de leurs écoles, de leurs hôpitaux, de leurs syndicats, de leurs partis politiques, de leurs journaux... (&lt;a href="http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=351"&gt;Islam laïc (laïque)* ou laïcité musulmane, ou l’une des autres voies possibles !&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce dont nous avons besoin, c’est un affranchissement du pouvoir civil de l’emprise religieuse. Ce qui veut dire que les références religieuses ne confèrent plus aucun droit particulier à une autorité spirituelle d’exercer le pouvoir politique et, d’autre part, que le caractère du droit n’est plus soumis aux arguments d’autorité religieuse (&lt;a href="http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=126"&gt;Le Maghreb et le Monde arabe : entre gloire, décadence et espoir (suite II)&lt;/a&gt;). Ce dont nous avons besoin c’est un pouvoir civil indépendant des religions. Autrement dit, d’un état séculier neutre indépendant des forces religieuses où la liberté de religion, qui comprend aussi bien la liberté d’avoir ou non une religion, est garantie par la Constitution. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Si la laïcité peut être considérée à juste titre comme une notion étrangère au monde arabe et musulman, ceci n’est pas du tout le cas de la sécularité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les textes sacrés, le Coran et le Hadith, ne disent rien sur l’ordre social et politique souhaitable ou divin à établir à part qu’ils soient « un ensemble de préceptes moraux à portée très générale, qui peuvent être structurés autour de deux principes fondamentaux : le principe d’obéissance (tâ’a, due par tous ceux qui se trouvent sous la tutelle de quelque autorité que ce soit : parentale, sociale, politique) et le principe de consultation (shûra, due par tous ceux qui ont la charge de quelque groupe humain). Ces principes n’impliquent nullement l’idée qu’il soit nécessaire de mettre en oeuvre un système politique au nom de la religion ».(&lt;a href="http://www.nawaat.org/portail/article.php3?id_article=520"&gt;Islam et Pouvoir séculier&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;De même, rien dans, le Coran et le Hadith, n’est vraiment contraire à la liberté de religion positivement ou négativement. La foi est un acte libre, croire ou ne pas croire est un acte libre. Comme le dit Mohamed Talbi « Dieu a crée l'homme libre pour qu'il soit capable de désobéir. Si Dieu souhaitait que tous les hommes soient musulmans, ils le seraient tous. Ou chrétiens, ou juifs, ou bouddhistes. Mais Dieu n'a rien souhaité ».( &lt;a href="http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/lu-sur-tunisnews-la-charia-ou-lislam.html"&gt;La charia ou l'islam, il faut choisir de Mohamed Talbi&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est une sécularisation progressive des pays arabes et musulmans, qui ne doit pas se limiter aux seules institutions du pays, sinon elle serait éphémère, mais surtout elle doit concerner l’homme ou l’individu, qui constitue un facteur fondamental de cette sécularisation. La liberté ne doit pas être seulement la religion de Mohamed Talbi, la mienne ou celle de quelques-uns. La liberté doit être la religion de tous, parce qu’elle est inhérente à l’homme. La liberté doit être la religion de tous parce qu’elle est la solution. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Sans liberté il ne peut y avoir d’état séculier et sans liberté il ne peut y avoir de démocratie. La démocratie n’est qu’un moyen et un rempart pour la liberté individuelle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Lorsque la démocratie cesse d’être un moyen de liberté, pour des hommes libres, elle devient aussi autoritaire que n’importe quelle autre forme de gouvernement, à savoir tyrannique. Lorsque la démocratie se réduit à un dogme de la règle de la majorité ou de la loi du plus grand nombre, elle devient aussi arbitraire que n’importe quelle autre forme de gouvernement, à savoir tyrannique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et si celle-là est votre démocratie alors je vous dis au diable la démocratie, et avec elle ses faux prétendants.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il ne peut y avoir d’équité que sous la liberté et il ne peut y avoir de fraternité que sous la liberté, parce que sans la liberté, l’égalité devient égalitarisme et l’égalitarisme communisme. Ce n’est pas du tout un hasard que la devise française est « Liberté, Egalité, Fraternité » et non pas « Egalité, Liberté et Fraternité » comme l’a écrit Moncef Marzouki dans son article. Aussi, Ce n’est pas du tout un hasard que la Tunisie a viré à l’autoritarisme lorsque le président Habib Bourguiba à changé la devise du pays de « Liberté, Ordre, Justice » à « Ordre, Liberté, Justice ».(&lt;a href="http://www.kitab.nl/2003/05/14/de-la-parole/"&gt;De la parole&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le comble de nos opposants c’est que dans leur majorité, ils pensent à la primauté de la démocratie en oubliant que sans la liberté la démocratie est totalitaire. Mais en oubliant aussi que la démocratie n’est rien d’autre que la moins mauvaise forme de gouvernement, qui au mieux permet une alternance au pouvoir sans effusion de sang. La démocratie, ambivalente comme elle est, ne peut être une bannière sous laquelle nous devons engager notre combat. La démocratie ne peut jamais être un idéal, par contre la liberté oui. Cet idéal, qui est la liberté, nécessite l’existence d’un Etat séculier et de la démocratie que lorsqu’ils ne constituent plus un rempart pour la liberté individuelle deviennent des piliers du totalitarisme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113640534269492279?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113640534269492279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113640534269492279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/ce-dont-nous-avons-besoin-cest-une.html' title='Ce dont nous avons besoin, c’est une sécularisation'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113620181176571986</id><published>2006-01-02T03:18:00.000-08:00</published><updated>2006-01-02T10:53:26.000-08:00</updated><title type='text'>Lu sur Tunisnews: La charia ou l'islam, il faut choisir de Mohamed Talbi</title><content type='html'>&lt;p face="verdana" class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;C'est la première fois que je reprends sur mon blog un texte qui n'est pas le mien. Mais je trouve cette interview, sans concessions, de Mohamed Talbi excellente que je ne peux m'empêcher de faire une exception.&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt; Je vous invite à lire attentivement cette excellente interview, qu’à la place de &lt;i&gt;Jeune-Afrique/l'intelligent,&lt;/i&gt; j’aurais intitulée &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;"La Liberté est ma religion"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;-------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;u2:p&gt;&lt;/u2:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p  style="text-align: center;font-family:verdana;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:red;"  &gt;Mohamed Talbi&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;color:red;"   &gt; &lt;b&gt;Un musulman peut-il vivre et pratiquer sa religion dans n'importe quelle société, aussi permissive soit-elle ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;u2:p&gt;&lt;/u2:p&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="text-align: center;font-family:verdana;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:red;"  &gt;Oui, absolument, répond l'historien et penseur tunisien. Mais à une condition : l'abandon pur et simple de &lt;st1:personname productid="la Loi" st="on"&gt;la Loi&lt;/st1:personname&gt; islamique telle qu'elle a été conçue il y a dix siècles.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 127);font-family:Verdana;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:red;"  &gt;La charia ou l'islam, il faut choisir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:red;"  &gt;Propos recueillis à Tunis par &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;color:red;"  &gt;Dominique Mataillet&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:11;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-size:10;color:red;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-size:10;color:red;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color:red;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt; &lt;p align="justify"&gt;« Moi Mohamed Talbi, Je peux vivre ma  vie et&lt;i&gt; &lt;/i&gt;mon éthique de musulman dans n'importe quelle société, aussi permissive soit-elle. Parce que je m'assume en conscience sans m'immiscer dans les affaires des autres. »&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ces deux phrases ne suffisent pas, évidemment, à donner toute la mesure de la pensée de cet historien tunisien de 84 ans (*). Au moins en donnent-elles le ton. À ses yeux, il n'y a rien, absolument rien d'inconciliable entre la pratique de l'islam le plus authentique et la modernité d'origine occidentale, y compris sous ses aspects les plus extravagants. À une condition : l'abandon pur et simple de la charia. Autant le message de Dieu transmis à Mohammed à travers le Coran a une portée définitive, autant le corpus de textes juridiques élaboré par des hommes dans des circonstances particulières, le monde arabe d'il y a plus de dix siècles, peut et doit être complètement remis en question. Ce que l'homme a fait, l'homme peut le défaire.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si l'islam est clairement compatible avec la démocratie, la laïcité et bien entendu les droits de l'homme, il n'est pas pour autant une vague croyance en un Dieu tout-puissant et miséricordieux dont Mohammed serait le dernier des prophètes après ceux des juifs et des chrétiens. L'observance y tient une part essentielle, consubstantielle, notamment sous la forme de deux prescriptions fixées dès le début du Coran, dans la sourate II : la prière et la&lt;i&gt; zakat&lt;/i&gt;, l'impôt de purification.  &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Comme Mohamed Talbi le rappelle dans  l'un de ses derniers ouvrages, &lt;i&gt;Universalité du Coran &lt;/i&gt;(Actes Sud, 2002), le Livre saint est un texte achevé, définitivement clos. On ne peut rien y ajouter ni en retrancher. Mais le message qu'il nous livre est infiniment ouvert à la lecture et à la méditation. Cette lecture peut être tournée soit vers le passé et les Anciens &lt;i&gt;(salaf), &lt;/i&gt;comme le font les salafistes, soit vers  l'avenir, et c'est ce que propose l'historien tunisien.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Par-delà la lettre, il cherche à placer chaque question dans le dessein global de Dieu. Il a donné à cette méthode le nom de « vecteur orienté » et prend souvent comme exemple l'esclavage. Plusieurs versets en parlent comme d’un phénomène social normal. Faudrait-il le maintenir pour rester fidèle au Coran ? Il est clair, affirme Mohamed Talbi, que la recommandation de bien traiter les esclaves et la multiplication des incitations&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;à les affranchir sont une étape vers l'abolition de cette pratique. Le même raisonnement peut s'appliquer à la polygamie, dont la réglementation dans le Coran était une avancée pour les femmes à l'époque du Prophète.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si Mohamed Talbi rappelle le caractère contraignant des prescriptions de l'islam, qui est d'abord une expérience existentielle, une relation continue avec Dieu, notamment à travers la prière, il insiste tout autant sur le fait que la foi est un choix individuel et non la conséquence de l'appartenance à une communauté.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;« Nulle contrainte en religion», ne cesse-t-il de clamer en citant le Coran. En cela, il se différencie fondamentalement des islamistes, dans lesquels il voit les ennemis de la liberté par excellence.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Mais il ne veut pas non plus être confondu avec ceux de ses collègues qui travaillent à la rénovation de la pensée musulmane en s'attaquant au caractère sacré du Coran. Comme on le verra dans les pages qui suivent, il ne fait guère preuve de mansuétude à l'égard de ceux qu'il appelle les « désislamisés ». •&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;" face="verdana"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;JEUNE AFMQUE/L'INTELUGENT : Que vous  inspire &lt;i&gt;la poussée des Frères musulmans en  Egypte?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;MOHAMED TALBI: &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;II me semble que c'est un peu dépassé d'analyser le problème religieux à partir des Frères musulmans. Si l'organisation existe toujours, elle a perdu de son influence, de sa cohésion. Elle s'est fondue dans un mouvement islamiste plus large, qui englobe tous les salafistes, tous les passéistes, tous ceux qui veulent appliquer la charia. Et où l'on retrouve les wahhabites saoudiens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;" face="verdana"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Ne &lt;i&gt;peut-on rapprocher certains  islamistes du Maghreb des Frères musulmans ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En Tunisie, je ne vois pas de Frères musulmans. En Indonésie, au Pakistan, non plus. Ce sont des salafîstes. Ils ne se réclament pas de Hassan al-Banna. Ceux qui se réclament de lui sont aujourd'hui à l'état résiduel. Au fond, les Frères musulmans restent un phénomène égyptien. C'est le wahhabisme qui est en train de s'étendre. En s'assouplissant, il devient un pôle d'attraction avec une revendication commune : l'application de la charia. Tous disent : peu importe le système de gouvernement, démocratie ou dictature. Ce que nous voulons, c'est la charia.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b face="verdana"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;On voit &lt;i&gt;quand même des islamistes  participer au jeu démocratique, comme en Algérie ou au Maroc.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ne me parlez pas d'islamistes qui jouent le jeu démocratique ! L'islamisme et la démocratie sont totalement inconciliables. Pour l'islamiste, le législateur, c'est Dieu. Et c'est tout. Pour un démocrate, la souveraineté appartient au peuple. L'un dit : la souveraineté est transcendantale ; l'autre dit: elle est horizontale. Il y aura toujours cette pierre d'achoppement qu'est la charia. Même s'ils mettent une sourdine à l'application des &lt;i&gt;houdoud, &lt;/i&gt;les peines mutilantes, ils n'y  renoncent pas. Ou alors, qu'ils déclarent solennellement les &lt;i&gt;houdoud  &lt;/i&gt;obsolètes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils peuvent par &lt;i&gt;taqiyya,  &lt;/i&gt;dissimulation tactique, temporiser. Parce que la solution existe dans la charia. Chiites, sunnites ou kharidjites se sont tous ménagé un tel refuge. Mais, sur le plan doctrinal, ils ne renoncent pas. À moins qu'ils ne changent radicalement leur système de pensée et ne déclarent que la charia est faite de la main de l'homme et qu'elle n'oblige pas, qu'il n'y a que le Coran qui oblige le musulman.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;C'est votre credo ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui, moi, je suis un musulman  coranique. Je dis toujours : je n'adore ni Ali, ni Omar, ni aucun homme. Ce  qui&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ne signifie pas que je ne les admire pas sur un certain plan, mais comme on admire un homme, avec ses qualités et ses défauts. Je pourrais dire par exemple qu'Ali était un mollusque, un invertébré, alors qu'Omar était astucieux et assez manipulateur. Il a succédé à Abou Bakr par un coup de force. Sur le plan historique, il a réussi un coup formidable. Après la mort du Prophète, il a évité la dispersion des musulmans, car l'esprit tribal n'était pas mort. Les compagnons du Prophète ont agi comme des hommes politiques et utilisé tous les moyens&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;pour prendre le pouvoir. Ils ont violé, tué des femmes et des enfants...Comment voulez-vous que je puisse admirer aveuglément le &lt;i&gt;salaf&lt;/i&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Donc, les musulmans n'étaient pas  meilleurs que les autres.&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce n'est pas parce qu'on est musulman  qu'on devient un saint ! On garde les mêmes instincts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Quelle est votre définition de la  Oumma?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ni une communauté ni une nation, c'est une entité spirituelle. Pourquoi devrait-on en faire une communauté ghettoïsée? La ghettoïsation fait beaucoup de mal. C'est le Liban. On vous catalogue comme musulman, parce que votre arrière- arrière-grand-père était musulman. Il faut rénover totalement la pensée musulmane. La première chose à faire est de libérer les musulmans de la charia et de l'emprise des oulémas. Après quoi, les choses bougeront. Tous ces mouvements islamiques qui se disent démocratiques sont seulement cyniques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b face="verdana"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vous &lt;i&gt;pensez à qui  ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Rached Ghannouchi, le Tunisien, se dit démocrate. Parce qu'il sait très bien qu'il n'a aucune chance de prendre le pouvoir par la force. Il se dit : peut-être ai-je une chance par le biais de la démocratie. Et une fois au pouvoir, il tordra le cou à la démocratie. Et instaurera un régime à la manière des talibans. Parce que le régime islamique idéal, ce n'est pas celui des Frères musulmans, mais des talibans. Ils appliquaient la charia intégralement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils disaient aux femmes : vous n'avez pas le droit d'aller à l'école. La charia, c'est ça. La femme ne doit pas apprendre à lire et à écrire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il y a des islamistes modérés qui font le tri dans la charia et ne veulent pas aller jusque-là. Exemple, le parti membre de la majorité présidentielle en Algérie...&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui, mais il faut toujours compter avec la dissimulation tactique. Qu'ils disent franchement : liberté absolue pour ceux qui veulent boire comme pour ceux qui ne veulent pas boire. Cela rentre dans le cadre de la foi, qui repose sur la liberté. Celui qui ne boit pas parce qu'il ne le peut pas n'a aucun mérite. Et il est quand même immoral d'obliger quelqu'un à boire en cachette. C'est toujours le même cas de figure. Ils comptaient&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;prendre le pouvoir par la force. Ils ont échoué. Il ne leur reste que la voie démocratique. Une fois au pouvoir, ils feront ce que fait l'Iran et surtout ce que faisaient les talibans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ils se montrent parfois de bons  gestionnaires à la tête de municipalités.&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne dis pas le contraire. Parce qu'ils sont engagés idéologiquement, ils réussissent beaucoup mieux, sur le plan social, que tous les autres. Au Maghreb, il n'y a plus de parti qui soit vraiment propre. L'opportunisme règne. Fini les médecins qui travaillent pour rien, les enseignants qui encadrent gratuitement les enfants pauvres. Sauf chez les islamistes. Pour cela, chapeau !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b face="verdana"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vous dites souvent: « On ne &lt;i&gt;combat  pas les idées islamistes par la seule répression. »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Combattre les islamistes par la coercition, la prison, la torture, c'est inacceptable et surtout totalement inefficace. La liberté est indivisible. J'ai beau ne pas être d'accord avec ses idées, lorsqu'on prive un islamiste de ses droits, je suis de son côté. Comme je pourrais être du côté des communistes athées. La seule chose que je défends avec véhémence, c'est la confrontation des idées et la liberté pour tout le monde. C'est à la société de choisir son devenir en connaissance de cause. Pas de mensonge, de camouflage. Voici mes idées, défendez les vôtres sans dissimulation, expliquons-nous. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si je dois parler à un islamiste, moi qui suis musulman de foi et de pratique, mais exclusivement coranique, je lui demande : est-ce que, oui Ou non, vous pensez que la sunna a force de loi? Et que le hadith est authentique? Répondez en toute franchise. Et lorsqu'il commence à louvoyer, je lui mets un hadith sous les yeux : «Quiconque change sa religion, tuez le ! » Est-il authentique ou non? S'il me dit qu'il est authentique, il est en accord avec lui-même. Mais il n'y a aucun accord entre nous. Nous ne pouvons pas dialoguer si vous demandez&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ma tête parce que vous me déclarez apostat. Mais tant que vous me dites que le hadith est authentique et oblige, je vous combats. Désignez franchement la société que vous voulez faire, celle où l'on coupe des mains parce qu'on prétend que le Coran le dit. Ma lecture du Coran me fait penser qu'il ne le dit pas. Et pour l'adultère, vous tuez ou ne tuez pas ? Dites que vous voulez d'une société où l'on lapidera, uniquement les femmes d'ailleurs, parce qu'il est impossible d'établir l'adultère pour l'homme. Les hommes ont pris leurs précautions !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b face="verdana"&gt; &lt;p align="justify"&gt;Vous espérez convaincre les islamistes  ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il faut les acculer, les obliger à se démasquer, à dire comment ils veulent organiser la société de demain. Permettez-vous à l'homme de châtier corporellement sa femme? Ou sa sœur ou toutes les « femelles » sous&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sa coupe ? Il y a un verset coranique à  ce sujet. Vous l'appliquez ou vous ne l'appliquez pas ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b face="verdana"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Pensez-vous que &lt;i&gt;l'islamisme a encore  un avenir au Maghreb ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Non. Si les choses se passent  honnêtement, la société civile l'emportera. Au maximum, les islamistes  pourront&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;faire des scores entre 15 % et 20 %. À condition de les démasquer. De dire aux femmes qui vont voter : voulez-vous que les hommes prennent un fouet et vous flagellent ? Sans encourir aucun châtiment ? Les islamistes disent : ah non, nous ne faisons pas ça. Je leur réponds : alors déclarez abrogé ce verset coranique. En public. Ils ne le feront jamais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je considère que notre avenir de musulmans dépend de notre aptitude à rénover notre pensée pour vivre notre foi en accord avec la modernité. Et je prétends que c'est possible. À une condition : l'abolition de la charia. Dieu nous met en garde contre les oulémas. Je cite un verset : « Malheur à ceux qui écrivent de leurs mains et disent : ceci vient de Dieu. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nous avons vécu deux siècles sans oulémas et sans hadiths. Tout cela a été construit au IIIe siècle de l'Hégire. Le recueil de Boukhari [mort vers l'an 250 de l'Hégire] est devenu le Coran des salafistes. Pendant deux siècles, donc, il n'y avait pas de charia. Elle a connu ses premiers balbutiements avec Malik ibn Anas. Et encore, Al-Muwatta,.qu'a écrit Malik, mort en 179 [795 après J.-C.], est un opuscule ne contenant que sept cents traditions environ. Et l'on est arrivé par la suite à 50 000 traditions avec Ibn Hanbal. Comment se peut-il que l'homme qui a été en contact avec les compagnons du Prophète n'a retenu que quelques centaines de hadiths, et qu'on en est arrivé par la suite à 50 000 ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Pourquoi ces données historiques sont  elles si mal connues ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les dictatures interdisent tout débat.  Sans elles, on aurait avancé énormément.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b face="verdana"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Pourtant, on voit fleurir les livres sur la rénovation de la pensée musulmane. Comme celui de votre compatriote Abdelmajid Charfi, &lt;/i&gt;L'Islam entre le message  et l'Histoire.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui, mais il n'y a pas de discussion autour de ces livres. On les sort, un point c'est tout. Prenons l'ouvrage de Charfi [édité par Albin Michel, en 2004]. La traduction, soit dit en passant, est mauvaise. Il prône un islam exclusivement identitaire. Sans conviction de foi et sans obligation cultuelle. Le Coran est un texte historique,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;probablement dû à une espèce de fermentation dans la tête de Mohammed, un homme de tempérament extatique objet d'une multitude d'influences. À partir de cette fermentation, il a commencé des allocutions, qui n'ont été conservées ni dans leur intégralité ni dans leur authenticité - elles ont subi les aléas de l'Histoire -, ce qui a donné la vulgate actuelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a deux façons de fermer la prophétie. Comme une maison. Ou bien on la ferme de l'intérieur, et on reste prisonnier de la maison : c'est ainsi que les musulmans ont compris la fermeture de la prophétie. Ou bien on ferme la maison de l'extérieur, on met la clef sous la porte et on vide la maison. L'homme est devenu majeur et libre. Il fait ce qu'il veut. Il prie comme il veut, quand il veut. Il n'est tenu par aucun culte. Ce qui reste,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;c'est une éthique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est exactement ce que veulent faire certains gouvernements. On ferme les mosquées, on n'apprend plus le Coran. Le culte ? Aux oubliettes. Qu'est-ce qui reste ? Des gens qui disent : on a un bon vieux livre qui a été fabriqué au cours de l'Histoire, dont l'initiateur était probablement un certain Mohammed. Les orientalistes parlaient d'un épileptique, on dit aujourd'hui un extatique. Il n'y a pas grande différence. Si on appelle cela islam, je ne vois pas la différence avec l'athéisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a toute une école qui va dans ce sens. Son siège est à la Manouba [une des universités de Tunis], et le dénominateur commun, c'est la désacralisation du Coran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Alors, &lt;i&gt;le travail d'Abdelmajid  Charfi est, à vos yeux, sans intérêt.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans son livre, il n'y a rien de sérieux. Il fait dire à l'Histoire ce qu'elle ne dit pas. En glanant un mot par-ci un mot par-là, mais surtout en prenant le folklore pour l'Histoire. Il rapporte toutes les naïvetés, toutes les stupidités colportées par les conteurs publics. Il dit, par exemple, que les Arabes ne savaient pas ce qu'était un livre. Le mot livre dans le Coran ne signifie pas livre. Pas un livre en papier, en tout cas. Comment voulez-vous que je prenne au sérieux une ânerie de ce genre? Charfi dit encore qu'on ne sait pas comment le Prophète déclamait les fragments qu'on peut lui attribuer. Était-ce sur le ton de la menace ou de l'amadouement ? Quel était le timbre de sa voix ? Quelle était sa mimique ? Je demande : est-ce qu'il faut que Sophocle soit là pour m'indiquer comment jouer sa tragédie? Est-ce qu'il faut que Platon soit là pour me dire comment vivre sa cité idéale ? Faut-il que Kant soit là pour me dire comment lire sa &lt;i&gt;Critique  de la raison pure ? &lt;/i&gt;Charfi divague.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Parmi les autres recherches autour de la rénovation de l'islam, lesquelles, à vos yeux, vont dans le bon sens ? Que pensez-vous, par exemple, du dernier livre de Sadok Belaïd ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;II était mon élève. Je connais bien son  livre &lt;i&gt;[L'Islam et le droit. Une nouvelle lecture des versets prescriptifs.  &lt;/i&gt;Centre de publication universitaire, Tunis, 2000], qui donne le point de vue du juriste. Il traite en particulier de la charia. Son livre est bon, mais on ne peut pas dire qu'il rénove la pensée musulmane. Car il ne touche pas aux questions fondamentales. Il lui manque la connaissance de toute la littérature classique sur le sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cette littérature est à la fois énorme et peu accessible. Il s'agit d'une langue technique, dont les concepts, marqués par leur temps, ne sont plus en usage, même chez les oulémas. Il n'y a rien de plus difficile que de lire, par exemple, le &lt;i&gt;Kitab al-Oum &lt;/i&gt;de Châfiî  (150-205 de l'Hégire), le fondateur de la méthodologie du droit et de la  charia.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Souvent, aussi, les textes sont très mal établis. Dans un ouvrage d'exégèse fondamental comme le Tafsir de Razi, il n'y a pas une seule page qui soit sans embûche. Seul celui qui a l'habitude devine et réussit à rétablir le texte. Dans les manuscrits anciens, il y a des points diacritiques qui manquent ou qui ont été mis de travers. Lorsqu'il s'agit d'un tétragramme de consonnes, on s'y perd complètement. Parfois, c'est le copiste lui-même qui a mal lu l'original.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Malheureusement, dans notre enseignement théologique, on ne forme pas de chercheurs rompus à cette technique. Les oulémas, par ailleurs, ne connaissent que l'arabe. Ils n'ont aucun moyen de comparaison,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;aucune idée de ce qu'est la science des religions ou la critique des textes. Us ne savent rien de ce qui s'écrit en Europe et remet en question tout le savoir ancien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vous &lt;i&gt;parlez des chercheurs tunisiens  ou arabes en général ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les&lt;i&gt; &lt;/i&gt;chercheurs tunisiens sont infiniment mieux formés, même si l'université de la Zitouna reste très traditionnelle. Nous avions voulu la rénover. Jai moi-même présidé à la fin des années 1990 une commission, et nous avons proposé des manuels qui constituaient un progrès énorme. Ils ont été refusés, car ils heurtaient certaines manières de faire. Nous avions voulu introduire l'étude de l'hébreu, du latin. Comment voulez-vous connaître la littérature médiévale européenne si vous ignorez le latin ? Il faut parfois aller au texte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un exemple : le &lt;i&gt;Credo &lt;/i&gt;de Nicée [adopté au cours du concile de 325 et dans lequel le Fils est déclaré de la même substance que le Père]. Il n'y a aucune traduction qui soit parfaitement adéquate, y compris celle qui est dans le catéchisme de l'Église catholique. Un texte aussi fondamental est très difficile à rendre en français, en allemand ou en anglais. Lorsqu'on est un spécialiste, on doit connaître la langue fondamentale de son domaine. Un spécialiste du christianisme ne peut ignorer ni le latin ni le grec. Parce que l'original du latin est grec. Le &lt;i&gt;Septante,  &lt;/i&gt;le premier texte de la Bible, a été écrit en grec. Je n'y ai pas accès, et  je sens que cela me manque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Quels penseurs actuels, en Tunisie,  vous semblent néanmoins intéressants ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Parmi les penseurs musulmans actuels figurent des zitouniens produisant des travaux classiques, qui n'innovent en rien mais sont utiles. Hmida Ennaifar, un imam connaissant bien le français, me semble un des plus intéressants. De même que Kamel Omrane, qui enseigne à la Manouba et écrit en arabe. Il y a en effet toute une génération qui lit le français, le parle, mais n'est pas à l'aise dans l'écriture de cette langue. Je peux citer aussi Amel Grami, qui elle aussi aborde les questions actuelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les autres sont des islamologues. Leurs écrits, même en arabe, sont influencés par l'orientalisme. Ils en sont des continuateurs. Annie Laurent, une Française, l'a bien vu. Nous n'avons plus besoin, dit-elle, de poursuivre la polémique avec l'islam, des musulmans s'en chargent. De nombreux auteurs écrivent sur l'islam avec distanciation, en mettant en perspective un islam qu'ils ne pratiquent plus, auquel ils ne sont qu'identitairement attachés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Mais leurs travaux ont leur  utilité?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je les lis. Mais je ne peux pas dire  que je trouve plus chez Charfî ou chez Djaït que chez n'importe quel  islamologue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Hichem Djaït n'est pas un penseur  musulman ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il le reconnaît franchement. C'est pour cela que je l'apprécie. Il a écrit un livre sur Mohammed où il dit : « Pour moi, ce n'est pas un prophète. Je l'aborde en tant qu'homme. » II admet qu'il n'est pas croyant et met entre parenthèses l'aspect métaphysique ou théologique. Il est honnête. Issu d'un milieu d'oulémas, il avoue conserver une certaine nostalgie pour la religion dans laquelle il a fait ses premiers pas. Mais, dit-il encore, il vaut mieux penser la modernité sans Dieu. Au moins, c'est clair.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais Djaït, pour un musulman qui a une connaissance limitée de la religion, c'est comme Drewermann pour un chrétien qui a fait un peu de catéchisme. Eugen Drewermann, qui est un psychiatre, n'est pas facile à déchiffrer. Mais il est séduisant, il dit qu'il faut tout casser. L'Église ne le considère plus comme un chrétien, mais lui se considère encore comme tel. Vous mettez un de ses ouvrages entre les mains d'un jeune chrétien : ou bien il n'y comprend rien, ou bien il abandonne sa foi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Avec Djaït, c'est la même chose. Soit le lecteur n'y comprend pas grand-chose, soit il dit : je me convertis à un islam où il vaut mieux se débarrasser de Dieu, parce que c'est plus confortable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;À la différence de Djaït, d'autres désislamisés ne le reconnaissent pas franchement. Le meilleur exemple, en France, c'est Mohamed Arkoun. Il est chrétien avec les chrétiens, musulman avec les musulmans, juif avec les juifs. Il est tout ce qu'on veut. Avec lui, c'est le démantèlement du Coran, un livre de violence. Il ne faut pas l'enseigner, il faut le déconstruire, le supprimer, etc. Il dit : moi, je m'intéresse au fait religieux. Le Coran rentre dans le fait religieux, comme la Bible ou les upanishades indiennes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les désislamisés veulent créer ce qu'ils appellent un islam laïc. Un islam sans Dieu. Et cet islam est en train d'attirer beaucoup de monde, parce qu'il est commode. Il n'y a plus aucune obligation, il se réduit à une identité. Hamadi Redissi, un professeur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;de droit [et auteur de &lt;i&gt;L'Exception  islamique, &lt;/i&gt;éd. du Seuil, 2004], demande : quand les musulmans vont-ils comprendre que leur Coran est apocryphe ? Lorsque j'ai écrit dans une revue tunisienne que Redissi n'est pas musulman, il a répondu qu'il est musulman à sa manière. Il ne veut pas renoncer à son identité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vous &lt;i&gt;souhaitez faire partager vos  convictions ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pas du tout. Je ne fais pas partager mes convictions. Je les expose comme le marchand de légumes expose ses salades. Il expose, mais ne dit jamais « Choisissez ma salade plutôt que des tomates. » D'ailleurs, je n'offre jamais un de mes ouvrages à qui que ce soit. Ce serait une manière détournée de lui dire : lisez-moi. Je&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ne pratique pas le harcèlement  religieux. Dieu me dit dans le Coran de témoigner &lt;i&gt;(chahada), &lt;/i&gt;c'est  tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ne souhaitez-vous pas que les Tunisiens  vivent dans le vrai islam?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne souhaite rien du tout. Parce que souhaiter, c'est, déjà, vouloir influencer. Je témoigne, et c'est à chacun, librement, en conscience, de souhaiter ce qu'il veut être. Je n'ai même rien souhaité pour mes enfants. Ils sont loin de partager mes idées. Dieu a donné la liberté à l'homme pour qu'il soit capable de désobéir. Il faut qu'il soit capable de mentir pour qu'il y ait la vérité. Si l'homme n'était pas sciemment, intelligemment, consciemment capable de parler faux et de tromper, il ne serait pas libre. Il serait conditionné.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pourquoi voulez-vous que je fasse ce que Dieu n'a pas fait ? Si Dieu souhaitait que tous les hommes soient musulmans, ils le seraient tous. Ou chrétiens, ou juifs, ou bouddhistes. Mais Dieu n'a rien souhaité. Dans le Coran, il ne fait même pas de miracle. Pour ne pas influencer l'homme. Rien, pas un seul miracle. Des signes seulement. Regardez les signes, dit-il, et faites ce que vous en voulez. Ou vous me trouvez, ou vous ne me trouvez pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le prosélytisme doit être banni de la tête de tout musulman. Et plus encore évidemment l'assassinat pour apostasie. Il n'en est nullement question dans le Coran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Qu'est-ce qui définit, enfin de compte,  le musulman? &lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C'est le Coran qui le dit. Au début de la sourate II, Dieu dit : « Voici le Livre ! Nul doute à son sujet. Guidance pour ceux qui craignent Dieu. Ceux qui croient en l'Invisible. » La foi, justement, commence à partir du moment où, du visible, on fait le saut dans l'invisible. C'est un acte libre. Il n'est pas mathématiquement contraignant. Un mathématicien devant une équation n'a pas 36000 solutions, mais une seule. Il est contraint de suivre un raisonnement et pas un autre. L'homme de foi, non.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le musulman est celui qui croit dans le  Livre, qui croit dans l'invisible, qui s'acquitte de la prière, de la &lt;i&gt;zakat.  &lt;/i&gt;Laquelle n'est pas un impôt pour faire des routes, mais une imposition pour purifier les biens : je ne peux manger mon pain qu'en en donnant une part à celui qui n'en a pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le musulman est aussi celui qui croit à toutes les révélations précédentes. Je crois que Dieu a parlé à l'homme à partir du moment où il est devenu homme, il y a quelques dizaines de milliers d'années. À partir du moment où&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;il a reçu un langage avec une grammaire et avec des mots qui lui permettent l'abstraction. Sans abstraction, point de Dieu. L'animal est incapable d'abstraction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et c'est lorsque l'homme a pu  conceptualiser que Dieu lui a parlé. Tel Adam, l'homme auquel Dieu a  parlé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Où est &lt;i&gt;la frontière entre les  musulmans et ceux que vous appelez les désislamisés?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne peux interdire à personne de porter le label de musulman, mais le musulman, c'est celui qui est tenu par le Coran. Je prendrai une image. L'islam est comme une tente. Avec quatre piliers et un sommet. Le sommet, c'est la &lt;i&gt;chahada. &lt;/i&gt;La prière, la &lt;i&gt;zakat&lt;/i&gt;, le  jeûne et le pèlerinage forment le carré que couvre la tente. Ceux qui sont à  l'intérieur de la tente sont musulmans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;En pratique, là plupart des musulmans  appliquent comme ils veulent la religion, font le ramadan&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;mais pas la  prière...&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui, mais ils restent des musulmans virtuels. Du moment qu'ils s'acquittent ne serait-ce que d'une seule prescription. Et même lorsqu'ils ne s'acquittent d'aucune prescription mais conservent l'esprit de repentir, ils font partie de la Oumma, virtuelle. Elle inclut ceux qui croient au caractère obligatoire des prescriptions, ne les rejettent pas par principe, mais se disent : je n'ai pas le temps, je n'ai pas envie, j'ai mes préoccupations, mais un jour...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;À ceux dont la vie ne permet pas de respecter les prescriptions, je dis : faites comme le Prophète. Lorsqu'il était sur sa monture et que l'heure de la prière arrivait, il la faisait avec les yeux. Il récitait le Coran en remuant les paupières. Cela prend trois ou quatre minutes. Personne ne s'en aperçoit. J'ai souvent prié de cette façon en voiture ou dans l'avion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Et cette prière est valable  ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Absolument. Prenons l'exemple du chirurgien. Il ne peut laisser un malade mourir pour aller faire sa prière. Soit il fait toutes ses prières en une fois, le soir. Ou bien, en manipulant le bistouri, il pense à Dieu, il balbutie quelques versets, il fait le geste avec les yeux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour le ramadan, si je n'ai pas envie déjeuner, je peux ne pas jeûner. Et le jour où j'en ai envie, je rattrape. C'est absolument valable. Pourquoi devriez-vous crever de soif pendant l'été ? Si vous n'êtes pas convaincu, cela ne sert à rien. Jeûner sans conviction est stupide. C'est une privation pour rien. Ou bien ça vient du cœur, ou bien ce n'est pas la peine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vous &lt;i&gt;parliez de témoignage.  Qu'est-ce à dire, concrètement ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dieu a donné une langue, des mains, des yeux à tout le monde. Chacun témoigne à sa façon. Le chanteur témoigne en chantant et la danseuse en dansant. Et c'est très bien. Moi, je témoigne en écrivant, comme Michel Houellebecq.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Drôle d'exemple...&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il m'est très sympathique. C'est un  homme franc, et j'aime la franchise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vous &lt;i&gt;avez lu ses livres  ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui, j'en ai lu un. J'ai même écrit un article pour le défendre. Pourquoi chercher des noises à cet homme parce qu'il dit ce qu'il pense ? Il a dit que l'islam est la religion la plus con du monde. Pourquoi pas ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il peut dire cela dans un roman. Mais  il l'a dit dans les médias, ce qui est autre chose.&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais il peut dire ce qu'il veut et partout. Je peux dire que le Coran, c'est de la connerie : je ne diffame personne en particulier. Si on m'interdit de le dire, il n'y a plus de liberté. Si je ne suis pas libre de dire que c'est de la connerie, je ne suis pas libre non plus de dire que c'est la vérité. Les deux libertés sont liées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;En France, dire que l'islam est de la connerie est éminemment contestable. Sur le plan de la coexistence entre les communautés, c'est très dangereux...&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C'est dangereux parce que les gens, même en France, ne sont pas encore mûrs pour accepter l'autre tel qu'il est. On peut le trouver hideux, mais il est libre d'être hideux. Une seule chose que l'homme n'est pas libre de faire, c'est attenter à l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je prends un autre exemple : Karl  Barth, ce théologien suisse qui a renouvelé la pensée protestante. Dans &lt;i&gt;The  Church and the Churches, &lt;/i&gt;publié en 1939, il écrit, en substance, que le national-socialisme est un nouvel islam. Et que Hitler est son nouveau prophète. C'est stupide. Mais je ne me sens pas pour autant offensé. Il exprime sa pensée en toute liberté. Et si on considère qu'il a offensé l'islam, il a encore offensé davantage les chrétiens en leur disant que leur Évangile, c'est de la mythologie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'Église n'a pas excommunié Karl Barth, elle ne l'a pas empêché d'écrire et de publier, il a seulement été interdit d'enseignement. Tout ça pour dire que la liberté, c'est notre bien le plus précieux. Ce qui fait de nous des hommes. Voilà pourquoi je hais la dictature. Même si elle ne touche pas matériellement, elle affecte ce qu'il y a de plus précieux en moi : mon esprit. Elle m'oblige à croire des âneries. Elle ânifîe tout un peuple. Y a-t-il crime plus grand ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Que pensez-vous du &lt;i&gt;Conseil français  du culte musulman ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je pense qu'il est nécessaire. Ne serait-ce que pour exercer un certain contrôle sur les lieux de culte, qui ne doivent pas être livrés à des gens qui s'autoproclament imams et disent n'importe quoi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le recteur de la mosquée de Paris a passé un accord avec le recteur d'Al-Azhar pour la formation d'imams français. Est-ce une bonne chose ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne pense pas. Parce qu'Al-Azhar est une université conservatrice et va former des imams très conservateurs, à moins qu'ils ne reçoivent un complément de formation en France. II faut créer une institution française de formation d'imams, ou augmenter la capacité de celles qui existent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'islam est aujourd'hui une religion de France. Il faut refuser, me semble-t-il, l'islam identité. L'islam authentique est une option individuelle. Le musulman, en France, doit être français comme tous les Français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;On progresse dans cette  &lt;i&gt;direction...&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais c'est la seule solution. Le communautarisme est extrêmement dangereux, parce qu'il peut devenir séparatiste. La Grande-Bretagne, qui est un royaume uni, peut s'en accommoder. Mais elle ferait mieux de ne pas encourager un communautarisme musulman. Un jour ou l'autre, cette communauté musulmane provoquera un sentiment de rejet de la part des autres. Et c'est déjà le cas depuis les attentats de Londres. En temps de crise, elle devient une cible. Les protestants français étaient une cible jusqu'au début du XIXe siècle. C'est fini depuis qu'ils ne sont plus une communauté protestante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il vaut mieux que la religion soit ce qu'elle est, essentiellement un chemin vers Dieu. Une voie spirituelle. Qui n'a rien à voir avec la politique, avec une communauté, une organisation régionale bu nationale. C'est une réponse à un appel de l'au-delà. Et c'est tout. La Oumma n'est pas une communauté. C'est une traduction qui fait beaucoup de mal. Je l'ai utilisée moi-même, mais en précisant qu'elle n'est pas une communauté géographique, qu'elle est une communauté de prière et non pas de pierre... Maintenant j'évite le mot. C'est une entité spirituelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les islamistes qui pratiquent le  terrorisme restent dans votre Oumma ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Attention ! C'est comme un violeur français. Est-ce qu'il cesse d'être français ? Non. Mais il relève de la loi. Un musulman qui commet un attentat relève de la loi, tout simplement. Comme n'importe qui. Mais on ne peut incriminer l'islam. Dans la Oumma, on peut trouver de tout, y compris des criminels. Il y a bien des délinquants sexuels qui sont en même temps des prêtres. On ne peut pas condamner le christianisme pour autant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;A &lt;i&gt;ma connaissance, ces prêtres ne  sont pas excommuniés.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Évidemment qu'on ne peut pas les excommunier. On n'enlève pas sa nationalité à un violeur. Ou à quelqu'un qui a commis un crime de sang. On peut mettre en prison ceux qui sont en infraction avec la loi, mais de quel droit les priver de leur nationalité ? Et même si on déchoit quelqu'un de sa nationalité, où ira-t-il?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;On &lt;i&gt;peut étendre cette idée à la  religion ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;C'est &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;pareil pour la religion. Je n'ai aucun droit de rejeter quelqu'un. Il peut de lui-même se rejeter. Un Français peut dire : je prends une autre nationalité. S'il la trouve. En religion, c'est la même chose. On peut dire : moi, je ne suis plus chrétien ou juif, j'opte pour une autre confession, ou je les rejette toutes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Que &lt;i&gt;pensez-vous de Tariq Ramadan  ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je le connais bien. Si on le marginalise, on coupe les ponts avec tout un monde salafiste qui voit l'islam comme lui. Il est Frère musulman à l'origine, mais il est en train d'évoluer. Et puis, tous ceux qui prient et vont à la mosquée font partie de ma Oumma. C'est son cas. Il n'a d'ailleurs jamais fait l'apologie du crime. Et, s'il le fait, c'est l'affaire des tribunaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Mais vous &lt;i&gt;avez dit qu'il y a des islamistes qui avancent masqués. Qui, derrière un discours lénifiant, sont des partisans de la charia dans ce qu'elle a de plus sévère.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils ont le droit d'être partisans de la charia. S'ils respectent la loi, ils peuvent défendre leurs idées. On peut être un citoyen français et un fondamentaliste chrétien. Les Evangélistes ou les adeptes du New Age ont le droit d'exprimer leurs idées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Tariq Ramadan est soupçonné d'être  partisan d'un régime islamique.&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il n'a jamais été clair sur le sujet. C'est son droit, comme c'est mon droit de le mettre au pied du mur. J'ai essayé de le faire lors d'un colloque à Cologne. Mais le modérateur m'a empêché de le pousser dans ses retranchements. Quoi qu'il en soit, il a le droit de dire : je fais un parti pour que les Français revendiquent l'application de la charia en France. Comme on peut réclamer une loi autorisant le mariage homosexuel. Ou encore une loi qui autorise le mariage entre mère et fils. Pourquoi pas ? C'est une loi aberrante. Comme la Charia est une loi que la majorité considère comme aberrante. Mais s'il y a une majorité pour l'application de la charia, je n'ai qu'à me taire. La souveraineté appartient au peuple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais ce qui est autorisé n'est pas imposé. Moi, Mohamed Talbi, je peux vivre dans une société où des lois autorisent la polyandrie, la polygamie, l'inceste, l'homosexualité, la pédérastie. Si rien ne m'oblige bien entendu à vivre l'application de ces lois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il y a là des choses qui choquent votre  conscience ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cela choque ma conscience, et je témoigne en disant que cela n'est pas bien. Mais je ne m'immisce pas dans les affaires des autres. Un musulman est un homme qui s'assume en conscience. N'importe où. Il peut vivre dans la société la plus complexe, la plus diversifiée, la plus permissive et conserver son éthique musulmane.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La liberté est ma religion. Dieu a créé l'homme libre, avec la capacité d'être un saint. Et aussi un dépravé. Dieu a fait l'homme ainsi : pourquoi voulez-vous que je le contredise ? La vocation de l'homme est d'aller vers la sainteté. Mais je ne peux empêcher personne d'emprunter la voie de la dépravation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il faut donc se plier à la loi dans  tous les cas...&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La loi, telle qu'elle est votée par la majorité, est souveraine. Tout le monde s'y plie. Sauf dans le cas où elle heurte votre conscience. Comme Antigone, dans la tragédie de Sophocle, qui enterre son frère malgré la loi de la cité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La loi peut permettre tout ce qu'elle veut. Le musulman, lui, doit exposer la guidance divine, mais Dieu n'impose sa guidance à personne. S'il y a toutefois une majorité qui veut respecter la guidance divine, elle devient la loi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i face="verdana"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Y compris pour l'organisation de la  société ?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui. Mais le Coran est une guidance et non une loi toute faite. C'est exactement un éclairage. C'est pour cette raison que j'en ai une lecture vectorielle. Je le lis dans son intentionnalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style="font-family: verdana;"&gt;&lt;b&gt; &lt;p align="justify"&gt;Comment faire connaître le manifeste de  Dieu?&lt;/p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Par&lt;i&gt; &lt;/i&gt;le Coran et le Coran seul. Je n'impose pas d'enseigner le Coran. Je proteste quand on entrave son enseignement. C'est très différent. En Tunisie, aujourd'hui, on procède de façon pernicieuse en interdisant l'ouverture d'écoles coraniques. De quel droit ? Pourquoi peut-on ouvrir un bar et pas une école coranique ? Pourquoi y a-t-il des écoles de danse et pas d'écoles d'enseignement du Coran ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-----------------&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; &lt;p align="justify"&gt;(*) &lt;i&gt;Jeune Afrique/l'intelligent &lt;/i&gt;a présenté à de nombreuses reprises la pensée et le parcours de Mohamed Talbi. Nous lui avons notamment consacré un « Pleins feux » en octobre 2000 (J.A.I. n° 2076-2077). Mohamed Talbi s'exprime par ailleurs régulièrement dans ces colonnes.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(127, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p  align="justify" style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(127, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;(Source : JA/L’Intelligent N° 2346-2347 du 25 décembre 2005 au  7 janvier 2006, pages 100-107)&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113620181176571986?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113620181176571986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113620181176571986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/lu-sur-tunisnews-la-charia-ou-lislam.html' title='Lu sur Tunisnews: La charia ou l&apos;islam, il faut choisir de Mohamed Talbi'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113612315780308786</id><published>2006-01-01T05:45:00.000-08:00</published><updated>2006-01-01T07:24:02.543-08:00</updated><title type='text'>Résolutions 2006</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;n7ib n7ib ou men7ibbsh n7ib alliji&lt;br /&gt;n7ib n7ib ou men7ibbsh n7ib alliji&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;n7ib noshrob man7ibbish noshrob alliji&lt;br /&gt;n7ib noshrob, billahi jibli ji&lt;br /&gt;banane, fraise wella kiwi&lt;br /&gt;homss, qloub wella chikli&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Pour écouter la chanson en question, qui est à l'origine de mes résolutions 2006, du groupe Zemeken cliquez sur ce lien : &lt;a href="http://zemeken2.free.fr/trax/NhibNhib_Zemeken.mp3"&gt;NhibNhib&lt;/a&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Enfin, à déguster du même groupe la chanson &lt;a href="http://zemeken2.free.fr/trax/Hbiba_Forever_Zemeken.mp3"&gt;Hbiba Forever&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;, dédiée à la diva Tunisienne Hbiba Msika. Cette chanson est un remix de la fameuse chanson de Hbiba Msika, 3alassirir Innoum Dalaani. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113612315780308786?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612315780308786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612315780308786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2006/01/rsolutions-2006.html' title='Résolutions 2006'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113613569325002101</id><published>2005-12-19T09:05:00.000-08:00</published><updated>2006-01-06T07:26:35.296-08:00</updated><title type='text'>Tunisie [Vidéo] : Les 2 derniers jours de la grève de la faim</title><content type='html'>&lt;a style="font-weight: bold;font-family:verdana;" href="http://www.nawaat.org/docs/media/greve_de_la%20faim_Tunisie.wmv"&gt; Cliquer pour voir ou télécharger la vidéo (Les 2 derniers jours de la grève de la faim)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Source: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold; font-family: verdana;" href="http://www.nawaat.org"&gt;Nawaat.org&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113613569325002101?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613569325002101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613569325002101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/12/tunisie-vido-les-2-derniers-jours-de.html' title='Tunisie [Vidéo] : Les 2 derniers jours de la grève de la faim'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113499033096587139</id><published>2005-12-19T03:01:00.000-08:00</published><updated>2005-12-19T03:05:30.986-08:00</updated><title type='text'>De la grève de la faim à l’action politique</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il serait erroné de notre part de penser la grève de la faim, entamée le 18 octobre 2005 par huit personnalités tunisiennes de la société civile et des partis politiques, comme une grève de la faim « ordinaire ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Contrairement, à la majorité des grèves de la faim qu’a connues ces dernières années &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;la Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt;, qu’elles soient des grèves de la faim suivies par des personnalités de la société civile, telles que Taoufik Ben Brik ou Radhia Nasraoui pour des exigences « personnelles », ou des grèves de la faim encourues par les prisonniers politiques pour dénoncer les conditions de leur emprisonnement dans les geôles tunisiennes, la grève de la faim entamée le 18 octobre est par son essence une action politique. Par la nature des revendications qu’elle porte ; la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politique, et la diversité idéologique de ses protagonistes ; cette grève de la faim a projeté l’opposition tunisienne dans l’action politique en opposition avec le schéma défensive auquel elle nous a plus habitué. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Comme toute action politique, qui a un début et une fin, cette dernière grève de la faim ne peut déroger à cette règle. Il est évident que le choix de la date du début de la grève de la faim n’est pas un pur hasard, mais il répond plus à une situation très particulière que connaît &lt;st1:personname productid="la Tunisie." st="on"&gt;la Tunisie.&lt;/st1:PersonName&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Alors que la majorité des observateurs et des opposants tunisiens s’attendaient à ce que le régime tunisien fasse des gestes d’ouvertures envers la société civile, celui-ci s’est contenté de poursuivre une politique de fermeté à laquelle il nous a plus habituée. Après la vague de répression qu’a touché les internautes de Zarzis, de Bizerte, de l’Ariana et l’emprisonnement de Maître Mohamed Abbou à plus de trois ans ferme, le régime tunisien s’est engagé dans une phase d’étouffement par la paralysie des différentes institutions de la société civile et de la magistrature, qui échappaient encore à son contrôle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;En effet, le régime tunisien a voulu neutraliser les institutions de la société civile pour qu’elle ne puisse pas penser à des actions contestataires à l’approche du Sommet mondial sur la société de l’information. C’est dans cette optique, qu’il faut comprendre le putsch entrepris contre le bureau de l’association des magistrats tunisiens et l’annulation par décision judiciaire de la tenue du congrès de &lt;st1:personname productid="la LTDH" st="on"&gt;la LTDH&lt;/st1:PersonName&gt;, même si le bureau exécutif de cette dernière n’est pas tout blanc dans cette affaire. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Aussi, la situation de privation d’exercice et de reconnaissance légale dans laquelle se trouve la majorité de la société civile tunisienne et des partis politiques de l’opposition, s’est rapidement empirée ces derniers temps pour devenir carrément insoutenable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Enfin, le fait que &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;la Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt; abrite le SMSI constitue pour l’opposition tunisienne une occasion à saisir afin d’attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur la réalité tunisienne et la nature politique du régime tunisien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Ainsi, c’est afin d’apporter une réponse politique à cette situation objective que connaît &lt;st1:personname productid="la Tunisien" st="on"&gt;la Tunisien&lt;/st1:PersonName&gt; que huit personnalités de la société civile indépendante et des partis politiques de l’opposition tunisienne ont décidé d’entrer en grève de la faim pour exiger du régime tunisien la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération de prisonniers politiques. Est-ce que la grève de la faim était la seule action possible ? Y avait-il d’autres types d’actions susceptibles de mobiliser pour un mois l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur du pays ? Y avait-il d’autres moyens pacifiques pour attirer l’attention des médias internationaux sur la situation de &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;la Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt; à partir de &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;la Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt; ? Chacun de nous peut y aller de sa réponse, mais reste que les protagonistes de cette grève ont jugé que seulement une grève de la faim pour répondre à toutes ces questions. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il est clair aujourd’hui, que la grève de la faim du 18 octobre, rend les futures grèves de la faim « personnelles » ou de dénonciation des conditions d’incarcérations très difficiles à médiatiser pour le simple fait que les médias veulent toujours plus et toujours plus grand. Toutefois, je pense que cette grève de la faim, si elle a condamné définitivement les grèves de la faim « ordinaires », a ouvert l’ère des grèves de la faim politique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Les seules grèves de la faim susceptibles d’attirer dans le futur l’attention de l’opinion nationale et surtout internationale seront celles porteuses de revendications réellement politiques et dont les protagonistes seront encore plus nombreux et de divers courants idéologiques de la société civile et des partis politiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il est évident que les demandes des grévistes de la faim ; la liberté d’association, la liberté de presse et des médias et la libération des prisonniers politiques ; n’auraient jamais pu être exhaussées par le régime tunisien sans que ne celui-ci perde de sa nature liberticide, et de ceci les grévistes eux-mêmes en sont très conscients. Le principal objectif de cette action politique était d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur les contradictions flagrantes entre les principes du Sommet mondial sur la société de l’information et les pratiques du régime de Ben Ali en matière de liberté, essentiellement la liberté d’expression sous ses différentes formes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;C’est uniquement par rapport à cet objectif, et au delà de la dynamique de soutien qu’a suscitée cette grève, qu’on peut juger de la réussite ou de l’échec de la grève de la faim politique du 18 octobre 2005 et nous pouvons dire qu’elle fut un grand succès. C’est du fait de la mobilisation et la médiatisation qu’a suscités la grève de la faim que les chefs d’états et des gouvernements européens n’étaient pas présents au SMSI, c’est pour les mêmes raisons que Condoleezza Rice a annulé sa participation au SMSI alors qu’elle était prévue d’y être. C’est aussi, pour les mêmes raisons que Samuel Schmid a appelé publiquement, dans l’enceinte même du SMSI en la présence de Ben Ali, le régime tunisien à plus de liberté. C’est aussi pour les mêmes raisons que le département d’état américain a déclaré qu’il est déçu par l’attitude du régime tunisien. Toujours, c’est pour les mêmes raisons que Silvio Berlusconi l’ami de Ben Ali et l’homme de main des américains a fait un voyage éclair en Tunisie juste quelques jours après la clôture du Sommet alors que ce voyage n’était pas prévu. C’est aussi pour les mêmes raisons que Ben Ali a désigné une mission pour établir un contact avec l’opposition pour réduire de la pression qu’il subit de la part des chancelleries occidentales. Enfin, c’est pour ces mêmes raisons qu’ils existent des tensions diplomatiques palpables entre le régime tunisien et la communauté européenne.&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le plus difficile lorsqu’on décide de débuter une grève de la faim c’est de fixer la date de son arrêt puisqu’il ne peut exister de grèves de la faim illimitées. La grève de la faim entamée, le 18 octobre 2005, par huit personnalités de la société civile et des partis politiques de l’opposition tunisienne ne peut déroger à cette règle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le principal objectif des grévistes de la faim était celui d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la vraie nature du régime tunisien qui est en contradiction totale avec les principes mêmes du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Cet objectif a été totalement atteint avant même la tenue du SMSI, qui s’est tenu à Tunis du 16 au 18 novembre 2005. Ainsi, il aurait été plus judicieux d’arrêter la grève de la faim le mardi 15 novembre, la veille du SMSI, que de la poursuivre en confirmant de la sorte les allégations du régime tunisien. Surtout lorsqu’on sait que la date d’arrêt qu’avaient prévue les grévistes avant d’entamer leur grève était bien celle du 15 novembre 2005. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Arrêter ainsi la grève de la faim à la veille du SMSI, c’est couper l’herbe sous les pieds de la rhétorique du régime tunisien. C’est montrer aussi que les grévistes de la faim ne sont pas « ce groupe d’extrémiste qui veut nuire à l’image de &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;la Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt; » et que l’opposition avait atteint un certain degré de maturité et de crédibilité lui permettant d’exiger l’alternance au pouvoir. Il est encore regrettable aujourd’hui qu’une certaine opposition tunisienne confonde, encore, dans ses critiques le régime de Ben Ali avec &lt;st1:personname productid="la Tunisie. Qu" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Tunisie." st="on"&gt;la Tunisie.&lt;/st1:PersonName&gt;  Qu&lt;/st1:PersonName&gt;’un pays comme &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;la Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt; abrite un Sommet mondial doit être une fierté pour chaque tunisien, c’est ce qu’a ressenti en général le tunisien lambda ou le tunisien d’en bas, parce qu’enfin de compte ce que l’histoire et l’opinion international retiendront ce qu’un sommet onusien a eu lieu en Tunisie. &lt;st1:personname productid="la Tunisie" st="on"&gt;La Tunisie&lt;/st1:PersonName&gt; n’est pas le régime tunisien et ce n’est pas le régime tunisien qui a abrité le SMSI mais c’est plutôt &lt;st1:personname productid="la Tunisie." st="on"&gt;la  Tunisie.&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Il est certain aujourd’hui, que la grève de la faim a crée, que se soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, une dynamique de soutien sans précédent ces dernières années. Mais surtout elle a ouvert un nouveau chapitre de l’histoire de l’opposition tunisienne dans lequel elle se trouve être une excellente introduction. Est-ce que la suite sera à la hauteur de cette grève de la faim, je ne mettrais pas ma main à couper ! Toutefois tachons tous ensemble, loin des petits calculs politiciens et personnels, que la chapitre et le livre de cette nouvelle ère soit aussi excellent que l’introduction en oeuvrant pour la réalisations des exigences exprimées dans l’appel du 18 octobre, à savoir la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques.&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113499033096587139?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113499033096587139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113499033096587139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/12/de-la-grve-de-la-faim-laction.html' title='De la grève de la faim à l’action politique'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113612809757409470</id><published>2005-11-14T06:57:00.000-08:00</published><updated>2006-01-01T07:11:45.920-08:00</updated><title type='text'>La publicité du régime est une faillite</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Tunisie va abriter du 16 au 18 novembre 2005 le Sommet mondial sur la société de l’information dont les enjeux sont devenus, au fur et à mesure que nous nous approchons de la date de l’ouverture, multiples.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Au début, il y avait une opération de marketing politique entreprise par le régime tunisien et un débat ouvert autour de la gouvernance de l’Internet. Au final, il y a des initiatives lancées par l’opposition tunisienne pour contester le régime de Ben Ali tout en réclamant la liberté d’expression.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le fait que la Tunisie abrite le SMSI, constitue en-soi une occasion à saisir de la part de opposition tunisienne pour attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur les contradictions flagrantes entre les principes de ce sommet et les pratiques du régime de Ben Ali en matière de liberté d’expression.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Or, nous trouvons quant même dommageable la confusion, qui existe dans l'esprit d'une certaine opposition tunisienne, entre la Tunisie et le régime de Ben Ali. Si nous pouvons comprendre qu'une telle confusion est sciemment entretenue par la propagande, afin d’épargner au régime tunisien toute forme de critiques ou de dénonciations, alors il ne faut pas que l'opposition tunisienne se prenne à la Tunisie en pensant se prendre à la politique du régime en place. Il est évident, et contrairement à ce que le laisse entendre une certaine opposition tunisienne, que la Tunisie est l'un parmi les pays du Sud qui sont dignes d'organiser le SMSI.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce que nous devions tous dénoncer, ce n'est pas le fait que la Tunisie soit le pays hôte du SMSI, mais ce que le SMSI se tienne à Tunis au nom et au profit d'un régime, reconnu par tous comme étant un régime liberticide. C'est cela que je dénonce.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le régime tunisien clame que la liberté d'expression est un droit fondamental de tous les Tunisiens. Dans ce cas, il faut le prendre au mot pour lui demander de lever, au niveau de la pratique de la loi, tous les obstacles qu'il a érigés pour empêcher toutes les voix discordantes et alternatives de s'exprimer, de publier, d'informer et de manifester.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Plus concrètement, qu’est-ce qu’explique de la part du régime tunisien la censure d’une soixantaine de sites à partir de Tunis, dont le site de la manifestation citoyenne sur le net, « Yezzi » (« ça suffit » en français), le site d’information sur la grève de la faim entamée par huit personnalités de la société civile et des partis politiques et le site du parti démocrate progressiste (PDP) alors qu’il est reconnu par le régime ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Aujourd’hui Internet, comme un outil par excellence de libération de l’expression, constitue une étape importante pour la marche vers la liberté et la démocratie. A travers l'échange et le partage d'opinions, la liberté d'expression permet à chaque individu, d’exiger et d’opter pour la seule forme de gouvernement qui assure et protége sa liberté, à savoir la démocratie. Ce qui fait qu’enfin de compte, le véritable enjeu du SMSI doit être la libération de l’Internet pour la libération de l’expression dans les pays du Sud.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Aussi, Il ne faudrait pas que les débats autour de la question de la gouvernance de l’Internet soit l’occasion rêvée pour certains Etats totalitaires du Sud d’avoir une certaine mise sur le réseau mondial pour restreindre du contenu du web. Parce que seule la liberté, à travers la liberté d’expression, permet de réduire du fossé numérique et démocratique qui sépare les pays du Sud des pays du Nord.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mourad Dridi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Source: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold; font-family: verdana;" href="http://www.carta.org/rivista/settimanale/2005/41/sommario.htm"&gt;Carta settimanale numero 41&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;PS:&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; La version source de l'article est en italien.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113612809757409470?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612809757409470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612809757409470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/11/la-publicit-du-rgime-est-une-faillite.html' title='La publicité du régime est une faillite'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113499076208904346</id><published>2005-11-14T03:07:00.000-08:00</published><updated>2006-01-01T05:19:25.826-08:00</updated><title type='text'>L'enjeu du SMSI : la Liberté contre les dictatures</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Du 16 au 18 novembre 2005, &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;la Tunisie va accueillir la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI)&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; dont l'échec ou le succès serait à juger à l'aune de ses enjeux technologiques et politiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Pour le régime tunisien les seuls enjeux du SMSI sont liés à la gouvernance de l'Internet, à la place des nouvelles technologies dans la société et à la réduction de la fracture numérique entre les pays du Sud et les pays du Nord. Il est évident qu'en insistant sur les aspects techniques et technologiques de ce sommet, &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;le régime tunisien tente d'occulter sa véritable nature politique&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Le fait que la Tunisie abrite le SMSI constitue pour l'opposition tunisienne une occasion à saisir afin d'attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur les &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;&lt;u&gt;contradictions flagrantes&lt;/u&gt; entre les principes de ce sommet et les pratiques du régime de Ben Ali en matière de liberté d'expression&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Ce que nous devions tous dénoncer, et il est regrettable qu'une certaine opposition tunisienne confonde dans ses critiques le régime de Ben Ali avec la Tunisie, ce n'est pas le fait que la Tunisie soit le pays hôte du SMSI, mais ce que le SMSI se tienne à Tunis au nom et au profit d'un régime, reconnu par tous comme étant un régime liberticide. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Le régime tunisien clame que la liberté d'expression est un droit fondamental de tous les Tunisiens et une réalité vivante en Tunisie. Dans ce cas, il faut le prendre au mot pour lui demander de lever, au niveau de la pratique de la loi, tous les obstacles qu'il a érigés pour empêcher les citoyens tunisiens de s'exprimer, de publier, d'informer et de manifester en toute liberté. Plus concrètement, puisque le régime tunisien assure que la liberté d'expression est garantie pour chaque tunisien, comment explique-t-il alors la censure qui frappe les sites d'information et de l'opposition "reconnue" par le régime ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;Les atteintes répétées à la liberté d'expression ne sont pas le propre de l'état tunisien, mais plutôt de beaucoup de régimes politiques du Sud.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Aujourd'hui, un certain nombre d'entre eux tels que la Chine et l'Iran, réclament une refonte totale du modèle actuel de la gouvernance de l'Internet. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Depuis 1998, et jusqu'à septembre 2006, &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;le réseau mondial est géré par l'Icann, l'Internet Corporation for l'Assigned Names and Numbers, un organisme privé américain à but non lucratif&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, qui est placé sous l'unique contrôle des Etats-Unis. La principale fonction de l'Icann est la coordination du réseau mondial en favorisant une connexion globale de tous le usagers et l'assurance d'une stabilité fonctionnelle totale d'Internet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Or, l'Europe des 25 et les régimes tels que la Chine ou l'Iran souhaitent voir les Etats prendre le contrôle du réseau une fois que la concession de l'Icann arrivera à échéance, à travers un organisme indépendant relevant des Nations unies avec une organisation fonctionnelle collégiale. Toutefois, en introduisant la politique et le marchandage là où il y avait un organisme privé neutre dans son fonctionnement, la proposition européenne ne fait que transposer la paralysie et les blocages que vit l'organisation des Nations Unies à l'échelle de l'organisme de gestion de l'Internet. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Il est évident que &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;la constitution d'un organisme relevant des &lt;u&gt;Nations Unies&lt;/u&gt; risque d'aller à l'encontre du principe d'un Internet libre dans un monde totalement ouvert&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, surtout si un tel organisme est &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;constitué d'&lt;u&gt;états totalitaires&lt;/u&gt;, tels que ceux de la Chine, de Cuba, de l'Iran, de l'Arabie Saoudite&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, etc... Sur un plan similaire, nous vivons déjà cette situation en Tunisie avec l'Agence Tunisienne de l'Internet (ATI), qui a la tutelle des fournisseurs tunisiens d'accès au réseau mondial, et nous observons les conséquences désastreuses de l'existence d'un tel organisme d'Etat sur l'état de la liberté d'expression dans le pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; En général, c'est seulement l'existence d'un organisme neutre politiquement, sachant distinguer entre son pouvoir de limiter l'accès aux sites et les opinions des usagers, qui peut assurer un Internet libre. De tous les enjeux du SMSI, le véritable enjeu, qu'il soit à l'échelle locale de la Tunisie ou à l'échelle mondiale, doit être &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: verdana;"&gt;la libération de l'Internet pour la libération de l'expression dans les pays du Sud.&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Même si cette libération de l'Internet soit au prix d'abandonner la gestion du réseau mondial pour des décennies encore aux seuls Etats-Unis. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Néanmoins, ceci ne doit pas empêcher les pays européens et les quelques pays démocratiques de Sud de penser fonctionnellement un organisme qui se substituerait à l'Icann, si un jour les Etats-Unis décideraient unilatéralement de limiter l'accès des sites ou de bloquer les messageries électroniques. Dans tous les cas l'existence d'un organisme, même à l'état embryonnaire, constituerait un contre-pouvoir dissuasif et rendrait encore impossible une décision unilatérale américaine de couper l'accès à Internet, qui lui ferait perdre in fine le contrôle sur le réseau mondial. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Seule la liberté, à travers la liberté d'expression, permet de réduire du fossé numérique et démocratique qui sépare les pays du Sud des pays du Nord. Il est évident que favoriser aujourd'hui un modèle de gouvernance tel que celui souhaité par les 25 pays de l'Union Européenne, soutenu par des états totalitaires du Sud, revient in facto à sacrifier la liberté des citoyens des pays du Sud, qui trouvent dans Internet un moyen efficace de communication et d'expression. Ce n'est pas aux Etats de mettre une camisole aux citoyens des pays du Sud mais c'est plutôt aux politiques de mettre une laisse aux Etats, dont essentiellement les Etats totalitaires du Sud, pour les garder à distance de la camisole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Tunis, le 14 novembre 2005&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mourad &lt;/span&gt;&lt;span style="background-color: yellow; color: rgb(0, 0, 0);font-family:verdana;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dridi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Docteur es Sciences économiques, Ingénieur logiciel, Auteur de l'appel "&lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: verdana;"&gt;De la nécessité d'un mouvement libéral tunisien&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;" d'avril 2005, cofondateur du Webzine &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: verdana;"&gt;reveiltunisien.org&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; et de l'association tunisienne pour la promotion et la défense du cyberespace (ATPD - Cyberespace)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Source: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.liberte-cherie.com/"&gt;Liberté Chérie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113499076208904346?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113499076208904346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113499076208904346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/11/lenjeu-du-smsi-la-libert-contre-les.html' title='L&apos;enjeu du SMSI : la Liberté contre les dictatures'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113612542314781939</id><published>2005-11-05T06:08:00.000-08:00</published><updated>2006-01-01T06:39:48.056-08:00</updated><title type='text'>Cyber-Ribelli di Ben Ali</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-family:verdana;" &gt;Source&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;:&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana; font-weight: bold;" href="http://www.dweb.repubblica.it/dweb/index.jsp"&gt;D-La Repubblica delle Donne&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="font-family: verdana;" src="http://www.yezzi.org/press_screen/d_la_repubblica_delle_donne.jpg" width="400" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" href="http://www.lettera22.it/showart.php?id=3626&amp;amp;rubrica=170" target="_blank"&gt;CYBER-RIBELLI DI BEN ALI 12/11/05&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Alla vigilia del summit sulla società dell'informazione, viaggio tra i web-dissidenti tunisini. Giovani e informatizzati&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Paola Caridi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Sabato 12 Novembre 2005&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mourad Dridi e Sami Ben Gharbia erano solo degli adolescenti, quando Zine el Abidine Ben Ali salì al potere, a Tunisi, nel 1987. Per poco meno di vent’anni, il presidente Ben Ali li ha – per così dire – accompagnati, loro come gli altri ragazzi tunisini, guidando il paese maghrebino tra pugno di ferro e mito della modernizzazione.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ora Dridi è esule a Parigi. Sami ben Gharbia, alias Chamseddine, invece, in Olanda. Rifugiato politico. Nonostante le distanze, però, entrambi è come se lavorassero a Tunisi. In una Tunisi virtuale, certo. Fatta di forum, newsgroup, chat, siti. E soprattutto blog, i diari virtuali cresciuti come funghi in tutto il mondo arabo.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Entrambi fondatori dell’ATPD, un’associazione tunisina “per la promozione e la difesa del cyberspazio”, Mourad e Sami sono i cyberfigli ribelli di Ben Ali. Cresciuti nel sogno che il presidente aveva programmato per la Tunisia, il primo dei paesi africani a collegarsi a internet nel 1996: costruire il futuro del piccolo Stato maghrebino (poco meno di dieci milioni di abitanti) su computer, software, bytes. Creare una forza lavoro qualificata a basso costo. Invertire, in questo modo, la rotta dell’emigrazione, passando dalla manovalanza da mandare in Europa ai tecnici da far lavorare a Tunisi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il sogno di Ben Ali, in un certo senso, si è avverato, anche se la Tunisia è ben lontana dall’essere l’incubatrice della società dell’informazione in Africa. Ben Ali ha fatto della Information Technology il suo cavallo di battaglia. Addirittura la priorità, la cifra del suo potere. Un milione di computer dentro le case tunisine entro il 2009, è per esempio uno dei suoi slogan preferiti degli ultimi tempi. È il progetto del “computer familiare”, venduto a prezzi più bassi e con discrete agevolazioni di pagamento. 700 dinari per un pc da tavolo, 1200 per un portatile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Versione tunisina dell’ormai classica visione del “pc in ogni casa” di Bill Gates, il progetto di Ben Ali è solo l’ultima di una lunga serie. Dai centri di alfabetizzazione informatica per bambini, ai 300 internet-cafè pubblici (i publinet), dagli e-caravan per far conoscere il computer nelle zone più remoto del paese sino agli 800mila utenti di internet. Sino ai collegamenti dentro scuole, biblioteche, uffici pubblici e ai parchi tecnologici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Tunisi, certo, non è Bangalore, ma con l’informatizzazione sulle coste meridionali del Mediterraneo un bel po’ di lavoro è arrivato. Soprattutto con le società offshore. E così i tecnici tunisini assemblano software soprattutto per i committenti francesi, e fanno assistenza virtuale a chi possiede un pc, mentre schiere di altri ragazzi – magari laureati ma soprattutto perfettamente in grado di esprimersi in francese - trovano un impiego dentro i callcenter delocalizzati. Rispondono a utenti d’oltralpe che, ignari di essere collegati con Tunisi al prezzo di una chiamata urbana, ricevono informazioni di qualsiasi tipo.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Anche Mourad e Sami, a loro modo, sono il prodotto di questo sogno. Il primo, ingegnere informatico. Il secondo, uomo di lettere che, però, il suo libro (Borj Erroumi XL.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Voyage dans un monde hostile) lo ha pubblicato in Rete. Il sogno, Mourad e Sami, lo hanno perseguito sino in fondo: sono entrati in internet e hanno assaporato la libertà dell’agorà telematica. In un paese dove stampa e tv sono controllate, dove la censura è capillare, internet è stato un rifugio. “La censura esercitata dal regime tunisino verso tutte le voci discordanti ha spinto gli oppositori e i tunisini in genere a esistere nella Rete”, spiega Dridi. Salvo che, a un certo punto, la censura è arrivata anche lì, dentro il mondo virtuale che molti tunisini si erano ritagliati.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Molti dei siti dell’opposizione sono invisibili, in Tunisia, perché ne autorità ne bloccano l’accesso. Una situazione stigmatizzata da tutte le associazioni per la difesa della libertà di espressione. E che ha sollevato molte voci critiche sulla decisione, presa dall’Onu, di far svolgere il Summit mondiale sulla società dell’informazione proprio a Tunisi, a metà novembre. Le Nazioni Unite hanno difeso la loro scelta. Salvo stigmatizzare le violazioni della Tunisia, attraverso l’esperto della Commissione per i diritti umani sulla libertà di espressione, Ambeyi Ligabo, che ha chiesto la liberazione di tutti i prigionieri incarcerati per reati d’opinione.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Nonostante le pressioni, però, le autorità tunisine non sembrano voler cedere. La cyberpolizia continua a controllare i siti, e a censurare quelli non graditi. E in galera continuano a rimanere gli internauti di Zarzis, ragazzi condannati a 13 anni di detenzione in appello, per aver scaricato materiale ritenuto collegabile ad al Qaeda. Così come l’avvocato Mohammed Abbo, reo di aver diffuso su una rivista telematica opinioni contrarie a quelle del regime di Ben Ali. L’ultima: aveva stigmatizzato l’ipotesi che il premier israeliano Ariel Sharon venisse a Tunisi proprio per il summit dell’IT. Arrestato, Abbo è stato condannato a tre anni e mezzo di prigione, e all’inizio di ottobre si è cucito letteralmente la bocca per quattro giorni per attirare l’attenzione su di sé e sulla condizione dei prigionieri d’opinione. Mentre sette tra i più importanti intellettuali dell’opposizione hanno cominciato uno sciopero della fame a tempo inderminato. Ovviamente pubblicizzato solo su internet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Se da un lato internet è divenuta l’unica piazza possibile della cyberdissidenza tunisina, è pur vero che anche l’altra parte della gioventù, quella meno politicizzata, o addirittura qualunquista, nella Rete ci va lo stesso. Adib è un caso esemplare. Nella vita fa il un veterinario, e non vive neanche a Tunisi. Ma anche lui è stato conquistato dal blog, dal diario virtuale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;“A Tunisi siamo quasi cento, di cui un quarto blogger donne”, spiega Adib in un italiano di discreto livello. La gran parte di loro (“i due terzi”, precisa Adib) scrive su web in francese, un terzo in inglese e solo alcuni in arabo. Un paradosso, se si vuole, visto che i giovani tunisini il francese non lo parlano certo così bene come i loro fratelli maggiori, i loro padri, i loro nonni. Ma, avverte, “la totalità dei blog in Tunisia non parla di politica interna, una autocensura per proteggere questo strumento di espressione. Io, per esempio, parlo di animali, di cinema e di esperienze di vita”.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La cosa singolare è che il blogging, e cioè un gioco che a prima vista sembrerebbe decisamente virtuale e aleatorio, si è travasato in maniera molto semplice nella vita reale. Da una lato, nella vita reale è scesa la cyberdissidenza, che secondo Mourad Dridi « non si contenta più di creare una dinamica limitata a se stessa, ma piuttosto rivificare l’opposizione di tipo classico”. Un esempio? Visto che non è possibile manifestare per strada, i tunisini che s’oppongono a Ben Ali hanno deciso di farlo sulla Rete, con tanto di foto e slogan, sul sito del gruppo yezzi.org. Ne abbiamo abbastanza, dicono, ma la loro faccia è quasi sempre nascosta da una maschera o da un cartello. Per paura della repressione.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ma anche gli altri protagonisti della scena web tunisina, pur celandosi dietro pseudonimi, sono tutt’altro che sconosciuti gli uni agli altri. Anzi. Si stanno trasformando in una consorteria, se è vero che i meetin mensili di cui parlava Adib solo quest’estate sono velocemente diventati più frequenti. Soprattutto, nelle ultime settimane, per il ramadan. Via, insomma, agli incontri nei posti pubblici, nei ristoranti e nei caffè della capitale. Davanti a un iftar, il pasto che rompe il digiuno. “Per parlare del blogging, per conoscere i nuovi blogger, per essere uniti”, questa la spiegazione di Adib.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;“La blogosfera araba è ancora giovane, se paragonata a quella di altre regioni del mondo”, dice subzeroblue, un altro dei blogger tunisini più in vista, anche lui tra i promotori di maghreblog.net. “La voce dei blogger arabi ha cominciato solo quest’anno a mostrare l’impatto che può avere”. Ma, inshallah, anche subzeroblue è convinto che questo pianeta virtuale “continuerà a crescere e ad avere sempre maggiore influenza nel mondo arabo”.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Con o senza l’approvazione delle autorità nazionali. Sempre più in affanno a controllare ciò che è sempre più difficile controllare. L’agorà.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Leggi il reportage su D-La Repubblica delle Donne&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113612542314781939?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612542314781939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612542314781939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/11/cyber-ribelli-di-ben-ali.html' title='Cyber-Ribelli di Ben Ali'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113612716084070189</id><published>2005-11-04T06:52:00.000-08:00</published><updated>2006-01-01T06:53:15.250-08:00</updated><title type='text'>Pour un idéal de liberté</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je pense qu'il est le devoir de tout tunisien, de tout homme ou femme politique, de tout membre de la société civile d'être présent aujourd'hui à Tunis pour exprimer son soutien aux grévistes de le faim. Il est aussi le devoir de chaque tunisien de soutenir aujourd'hui activement toutes les initiatives prenant forme sur le terrain, ou sur l'espace de la cyberdissidence, visant à promouvoir la liberté dont la liberté d'expression.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je décide en accord avec les convictions qui sont les miennes d'être à partir d'aujourd'hui et pour les prochains jours à côté de mes pères, mes sœurs, mes frères et mes amis qui sont à Tunis entrain de promouvoir et de se battre pour l'idéal de liberté, qui nous concerne tous. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;A votre lecture de ses quelques lignes, je serais In'challah à Tunis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;A très bientôt.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le 4 novembre 2005&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Paris, France&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mourad Dridi&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113612716084070189?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612716084070189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113612716084070189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/11/pour-un-idal-de-libert.html' title='Pour un idéal de liberté'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113613323252480680</id><published>2005-10-14T08:30:00.000-07:00</published><updated>2006-01-01T10:48:51.263-08:00</updated><title type='text'>Tunisie, Internet, et la nouvelle campagne des cyber-dissidents « Fock, Yezzi ».</title><content type='html'>&lt;iframe name="pano" src="http://simon-aubert.blogspot.com/2005/10/tunisie-internet-et-la-nouvelle.html" width="400" height="600" scrolling="yes" frameborder="0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113613323252480680?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613323252480680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613323252480680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/10/tunisie-internet-et-la-nouvelle.html' title='Tunisie, Internet, et la nouvelle campagne des cyber-dissidents « Fock, Yezzi ».'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113613041503016819</id><published>2005-10-12T07:41:00.000-07:00</published><updated>2006-01-01T10:49:40.880-08:00</updated><title type='text'>Manifestation en ligne pour la liberté d'expression en Tunisie</title><content type='html'>&lt;iframe name="pano" src="http://www.afrik.com/article8880.html" frameborder="0" height="600" scrolling="Yes" width="400"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113613041503016819?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613041503016819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613041503016819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/10/manifestation-en-ligne-pour-la-libert.html' title='Manifestation en ligne pour la liberté d&apos;expression en Tunisie'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113613220836548506</id><published>2005-10-10T08:10:00.000-07:00</published><updated>2006-01-01T10:50:33.063-08:00</updated><title type='text'>Yezzi.org</title><content type='html'>&lt;iframe name="pano" src="http://edenlord.free.fr/dotclear/index.php?2005/10/10/46-yezziorg" width="400" height="500" scrolling="Yes" frameborder"0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113613220836548506?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613220836548506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613220836548506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/10/yezziorg.html' title='Yezzi.org'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113613447115909425</id><published>2005-10-07T08:52:00.000-07:00</published><updated>2006-01-01T10:51:05.536-08:00</updated><title type='text'>Tunisie : participation à la manifestation virtuelle contre Ben Ali</title><content type='html'>&lt;iframe name="pano" src="http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=6971" width="400" height="600" scrolling="yes" frameborder="0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113613447115909425?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613447115909425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613447115909425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/10/tunisie-participation-la-manifestation.html' title='Tunisie : participation à la manifestation virtuelle contre Ben Ali'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-113613869051794872</id><published>2005-10-05T10:04:00.000-07:00</published><updated>2006-01-01T10:14:27.133-08:00</updated><title type='text'>L'Intervention de Mourad Dridi sur Radio Campus</title><content type='html'>&lt;embed src="http://www.yezzi.org/media/mourad_radio_campus.rm" controls="true" autoload="false" loop="-1" autostart="false" border="0" height="280" width="320"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Source: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana; font-weight: bold;" href="http://tounis.blogspot.com/"&gt;ATPD-Cyberespace&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-113613869051794872?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613869051794872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/113613869051794872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/10/lintervention-de-mourad-dridi-sur.html' title='L&apos;Intervention de Mourad Dridi sur Radio Campus'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111930221564729871</id><published>2005-06-21T00:00:00.000-07:00</published><updated>2005-06-21T02:44:29.573-07:00</updated><title type='text'>Du libéralisme au libéralisme tunisien</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;On peut classer les remarques critiques émises suite à l’appel, relatif à la nécessité d’un mouvement libéral tunisien, en quatre catégories distinctes selon des critères plus au moins objectifs. La première catégorie des critiques est liée à la source du libéralisme et à des questions sémantiques autour de l’usage des mots «&lt;em&gt; libre&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;liberté&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;libéralisme&lt;/em&gt; ». La deuxième catégorie des critiques traduit la réduction minimaliste, erronée, du libéralisme au capitalisme sauvage. Le troisième niveau de critiques porte sur le décalage entre d’un côté l’idéologie et la pensée politique libérales et d’un autre côté son vécu et ses pratiques au pouvoir. Enfin, le dernier niveau des critiques consiste en un reproche d’appropriation de l’héritage du mouvement national tunisien dans le but d’une légitimation d’un projet sociétal libéral tunisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Liberté et libéralisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est essentiel avant de se hasarder dans des infirmations catégoriques du lien, qui est réel et indéfectible, entre liberté et libéralisme d’effectuer un retour aux sources du libéralisme lui-même pour pouvoir donner un avis objectif pouvant faire autorité. Aussi, on ne peut vraiment comprendre de quelle interprétation de la liberté le libéralisme puise son essence si on ne connaît pas les différentes interprétations de la liberté et leurs soubassements tout en sachant que la liberté a été toujours un objet de réflexion pour les philosophes et les moralistes de tout temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à rappeler que les bases théoriques du libéralisme ont été jetées en premier lieu en Angleterre puis en France, ce qui explique que les premiers auteurs libéraux étaient tous des Britanniques. Dans la langue anglaise, il existe deux mots, « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;» et « &lt;em&gt;liberty &lt;/em&gt;», que lorsqu’ils sont traduit en français ; ou dans n’importe quelle autre langue ; se confondent avec le mot liberté alors qu’ils renferment en eux deux sens différents. La traduction par liberté des mots «&lt;em&gt; freedom&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;liberty&lt;/em&gt; » ; l'emploi de mot « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; » était plus général que celui du mot « &lt;em&gt;liberty&lt;/em&gt; », qui était utilisé dans des situations spécifiques ; alors que leurs utilisations par les auteurs britanniques ont été distinctes, a donné l’impression qu’ils avaient une portée identique alors que ce n’est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libéraux, surtout ceux parmi eux qui incarnaient la source du libéralisme, étaient conscients que la liberté peut prendre plusieurs formes et qu’elle ne peut-être l’affirmation de toutes ses manifestations. Comme, ils étaient conscients que ces libertés, « &lt;em&gt;liberty &lt;/em&gt;», ne sont pas la liberté, « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; ». Le libéralisme ne nie pas ces libertés ni leurs contradictions possibles, mais il les dépasse en posant le principe que la liberté, « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; », est dans l’homme et qu’elle inhérente à sa nature. Cette liberté, « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; », inhérente à la nature de l’homme fait de ce dernier l’unique responsable de son destin. La liberté, « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;», est une propriété personnelle de l’homme, comme le corps, la vie, l’âme, etc.. Elle lui est innée comme respirer, boire, sentir, etc… La liberté, « freedom », contient son essence en elle-même en tant qu’une propriété de l’homme. Elle est un fait et un postulat, qui ne se discutent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme est le meilleur juge de ce qui lui est bon. La liberté libérale, « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;», se définit comme « &lt;em&gt;la faculté que tout homme porte en lui d’agir selon sa propre détermination, sans avoir à subir d’autres contraintes que celles qui sont nécessaires à la liberté des autres&lt;/em&gt; » (Georges Burdeau, « &lt;em&gt;Le libéralisme&lt;/em&gt; », 1979 ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, C’est parce que chacun s’estime être le meilleur juge de ce qui lui est bon que le libéralisme soit né comme une critique de l’ordre absolu du roi et de l’église, qui ordonnaient et commandaient à chacun ce qu’ils jugeaient bon pour lui. Aussi, C’est parce que chacun s’estime être le meilleur juge de ce qui lui est bon que le libéralisme soit né en opposition totale avec le pouvoir politique de la religion, le despotisme, le totalitarisme, l’absolutisme, etc.… C’est en exigeant l’établissement des institutions garantissant la liberté libérale, « freedom » que le libéralisme s’est érigé en tant que théorie, idéologie, doctrine, pratique à l’assaut de la bastille de l’ancien monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, la liberté libérale, « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;», décrit une situation dans laquelle l’homme n’est pas soumis à la volonté arbitraire d’un autre, quel que soit l’autre, une personne, une institution, l’Etat ou Dieu. Tandis que la liberté au sens libertés, « &lt;em&gt;liberty&lt;/em&gt; », n’existe vraiment que « &lt;em&gt;par rapport à &lt;/em&gt;» ou « &lt;em&gt;de &lt;/em&gt;» (Hayek, « &lt;em&gt;La constitution de la liberté&lt;/em&gt; », 1960). On se rend compte que la liberté au sens « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;» est une, unique, parce que si on n’est pas libre on est non libre ou esclave, alors que la liberté, au sens « &lt;em&gt;liberty &lt;/em&gt;», est plusieurs et elle peut prendre différentes formes selon les aléas et les possibilités. Le Tunisien est libre de prier dans une mosquée, le Tunisien est libre de boire de l’alcool, le tunisien est libre de voter, le tunisien est libre par rapport au libyen, puisqu’il a des libertés que le Libyen n’a pas, toutefois le tunisien n’est pas libre, il n’est pas un homme libre, au sens « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; », puisqu’il est soumis à la volonté arbitraire d’un despote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, et pour ajouter de la confusion à la confusion, le morbide a était atteint quand on a commencé à associer la liberté au « &lt;em&gt;pouvoir de faire ce qu’on veut&lt;/em&gt; ». Cette confusion de sens à été délibérément adoptée pour son intégration dans les thèses socialistes afin de confondre la liberté, « &lt;em&gt;pouvoir&lt;/em&gt; », avec la liberté, « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; » (Hayek, « &lt;em&gt;La constitution de la liberté&lt;/em&gt; », 1960). Or, comme la liberté est pouvoir, l’homme libre est celui qui à le pouvoir de faire ce qu’il veut. Cette liberté, « &lt;em&gt;pouvoir&lt;/em&gt; », conduit in fine à identifier la liberté à la richesse en faisant de la distribution de la richesse une exigence à la liberté. Il est certain aujourd’hui que cette ambiguïté a été adoptée pour servir les visées idéologiques socialistes dans le but de justifier le pouvoir collectif au détriment de la liberté individuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais encore, cette confusion de la liberté avec le pouvoir ne s’arrête pas seulement à l’assimilation de la liberté à la richesse, mais aussi à l’intérêt général, à la souveraineté du peuple, à la volonté populaire et à la majorité. C’est au nom de cette confusion généralisée de la liberté, « &lt;em&gt;pouvoir &lt;/em&gt;», avec la liberté, « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;», que dans les Etats totalitaires la liberté a été supprimée au nom de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît clairement à travers cette rapide distinction entre les différentes interprétations de la liberté qu’il y en a au minimum trois : la liberté « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; », la liberté « &lt;em&gt;liberty &lt;/em&gt;» et la liberté «&lt;em&gt; pouvoir&lt;/em&gt; ». Il y’en a seulement une qui est d’interprétation libérale et qui constitue le fondement du libéralisme, à savoir la liberté « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;». La liberté, « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;», est utilisée pour distinguer entre un homme libre et un homme non libre (esclave), alors que la liberté au sens « &lt;em&gt;liberty &lt;/em&gt;» ou « &lt;em&gt;pouvoir&lt;/em&gt; » sont utilisées soit pour désigner la liberté « &lt;em&gt;de &lt;/em&gt;» ou la liberté « &lt;em&gt;par rapport à&lt;/em&gt; » ou soit pour exprimer le pouvoir de faire ce qu’on veut ou la libération des désirs, la jouissance de licence ou de permissivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’aperçoit clairement que contrairement aux idées propagées par la propagande gauchisante (francophone et tiers-mondiste), depuis de très longues années, il n’y a vraiment aucune apparenté sémantique à la source même du libéralisme britannique entre le terme « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; » (liberté) et « &lt;em&gt;liberalism &lt;/em&gt;» (libéralisme) pour que le libéralisme s’approprie la notion de liberté à travers une culbute sémantique. Que dès ses origines le libéralisme s’est érigé en opposition avec l’absolutisme du trône et de l’église pour que l’homme ne soit plus soumis à une quelconque volonté arbitraire, parce qu’il porte la liberté en lui et qu’il est le meilleur juge de ce qui lui est bon (liberté, « &lt;em&gt;freedom&lt;/em&gt; »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devient évident que les confusions de sens et les malentendus sémantiques, créées et entretenues de mauvaise foi n’ont pour unique but que le discrédit du libéralisme en usant et en abusant de subterfuge. En effet, la gauche, les alter-mondialistes et les islamistes d’aujourd’hui se sont appropriés la confusion autour de la notion de liberté des socialistes d’hier, faisant une présentation qui leur est propre du libéralisme pour critiquer leur propre présentation de celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons la démonstration de ceci à partir des dires de ce même intellectuel, néerlandais, Jelle Van Buuren, sur qui on s’est basé pour apporter des critiques discutables à mon appel. Jelle Van Buuren dit que « &lt;em&gt;le vocabulaire néolibéral fait grand usage des mots ‘libre’ et ‘liberté’. Si l’on y regarde de plus près, cette liberté ne vaut pas pour tout le monde. Plus précisément, elle dépend de la nationalité et de la situation de ceux qui la revendiquent. Elle est subordonnée aux relations économiques et aux intérêts&lt;/em&gt; ». Premièrement, on remarque que l’auteur de cette citation ne parle pas du tout d’appropriation de la notion de liberté par les libéraux mais plutôt du grand usage qu’ils font d’elle. A la lecture de cette phrase on ne se rend pas compte très bien de quelle notion de liberté il s’agit, toutefois le sens que donne l’auteur à la notion de liberté, devient plus claire à la lecture des phrases suivantes de la citation. Pour Jelle Van Buuren, cette liberté dépend de la situation des uns et des autres (une liberté par rapport à) et elle est sujette au pouvoir économique (une liberté-pouvoir). Or, la liberté ne signifie pas abondance de bonnes choses, on peut-être libre et pauvre. Le smicard ou le rmiste français est libre, il est le meilleur juge de ce qui lui est bon et il n’est soumis à aucune volonté arbitraire alors que le Tunisien riche n’est pas libre puisqu’il est soumis à la volonté arbitraire d’un despote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’aperçoit ainsi de la supercherie gauchiste qui crée la confusion entre les différentes interprétations de la liberté pour réduire cette dernière à la liberté, « &lt;em&gt;pouvoir &lt;/em&gt;», afin de justifier la suppression de la liberté individuelle, «&lt;em&gt; freedom&lt;/em&gt; », au nom de la liberté (la liberté-pouvoir) ou précisément au nom de l’égalitarisme, la source du marxisme. D’un point de vue purement chronologique, on saisit la tentative d’appropriation par les socialistes de la notion de la liberté qui est au centre du libéralisme, pour la retourner contre ce même libéralisme. A travers une manipulation « &lt;em&gt;savante&lt;/em&gt; » de la notion de la liberté, l’intelligentsia de gauche a crée et répandu cette confusion dans les interprétations afin de s’approprier la liberté en l'asservissant à l’égalitarisme pour supprimer la liberté individuelle au nom de la liberté-pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est certain maintenant, après cet éclairage, que l’édifice des critiques construit autour de cette confusion entre les différentes interprétations de la liberté, incarnée ici par la citation de Jelle Van Buuren, mais qui est une résultante de la règle générale d’inclusion de la liberté-pouvoir dans les thèses gauchisantes, s’effondre de lui-même, tel un château de carte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La liberté libérale est une et unique, elle correspond à la liberté «&lt;em&gt; freedom&lt;/em&gt; ». Cette liberté décrit une situation dans laquelle l’homme n’est pas soumis à la volonté arbitraire d’un autre et qu’il est le meilleur juge de ce qui lui est bon. C’est en se basant sur cette interprétation de la liberté que le libéralisme s’est érigé en tant que théorie, idéologie et doctrine afin d’établir des institutions libérales garantissant et préservant à tous les hommes cette liberté libérale « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Libéralisme économique versus capitalisme sauvage&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;On vient de voir précédemment que le libéralisme puise sa source et ses fondements dans cette interprétation libérale de la liberté, qui s’exprime concrètement dans tous les domaines de l’activité individuelle pour prendre la forme du libéralisme politique, du libéralisme religieux, du libéralisme des mœurs, etc... Afin d’éviter les manipulations et les malentendus inutiles je tiens à préciser que le terme mœurs est utilisé ici dans son sens le plus général correspondant aux us et coutumes, aux usages, aux règles, aux habitudes, etc… Et que le libéralisme des mœurs n’a rien à voir avec le libertinage, la libération sexuelle, la débauche athée, la libération des désirs, la libération des jouissances et de permissivité à tout bout de champs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le libéralisme économique qui nous intéresse dans cette section, il puise lui aussi ses fondements dans la notion de la liberté libérale. Chacun de nous est le meilleur juge de ce qui lui est bon, ce qui veut dire qu’aucune volonté ne doit intervenir ou s’immiscer d’une manière arbitraire dans toutes les activités de l’homme y compris ses activités économiques. Toutefois, l’établissement de l’économie politique en tant qu’autorité distincte du politique, suite à l’ouvrage d’Adam Smith « &lt;em&gt;Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&lt;/em&gt; », a fait de l’homme citoyen l’individu-citoyen. Chaque personne va être à la fois l’individu qui fait prévaloir son droit et son talent dans un marché compétitif et le citoyen qui fait primer sa volonté dans l’Etat qui le représente, dans un cas comme dans l’autre l’homme est libre dans chacun de ces deux mondes. Cependant, l’intervention du citoyen, à travers l’Etat, ne peut qu’entraver le bon fonctionnement du marché alors que les lois du marché de leur côté constituent une limite à la souveraineté du citoyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette apparente contradiction entre le rôle du citoyen et de l’individu a alimenté toutes les critiques et les rébellions à l’encontre de la société libérale. En effet, afin de dépasser cette apparente contradiction les uns ont œuvré pour l’établissement de la suprématie définitive du citoyen conduisant à la disparition de l’individu et les autres ont appelé à l’établissement de la suprématie de l’individu menant à la disparition du citoyen. En effet, que ce soit du côté des adaptes de la souveraineté du peuple, de la planification, du dirigisme ou du côté les libertariens c’est dans leur volonté du dépassement de cette apparente contradiction qu’ils existent. Toutefois, pour les libéraux le dépassement de cette contradiction apparente passe par la considération des activités humaines dans leurs diversités comme la division de travail entre des entités, groupes, familles, institutions, distinctes. Dans ce cas, l’état est une composante comme une autre du « &lt;em&gt;Marché&lt;/em&gt; » (dans un sens très large), qui lui n’a pas besoin d’institutions politiques pour exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, comme l’Etat est une composante du marché, qui existe indépendamment des institutions politiques, alors le marché ne peut être protégé par l’Etat mais doit être protégé de ce même Etat. Tout le libéralisme économique s’articule autour de cette évidence permettant le dépassement de l’apparente contradiction dans les rôles de l’individu et du citoyen. Toutefois, comme le marché doit être protégé de l’Etat, l’Etat, le libéralisme politique, la démocratie libérale doivent aussi être protégés du libéralisme économique dont les impératifs ne peuvent êtres respectés strictement. L’observation des impératifs du libéralisme, la libre concurrence et le libre échange, est la seule assurance d’égalité, qui est le fondement de la liberté libérale, entre les individus. Les inégalités ; les différences de rémunérations ne sont pas des inégalités lorsque l’emploi du travail et du capital est le résultat d’un Etat naturel ; entre les individus apparaissent seulement lorsque la concurrence est faussée de maintes manières et lorsque le libre échange est entravé par l’interventionnisme et le protectionnisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Adam Smith jusqu’aujourd’hui, pour des auteurs farouchement libéraux tel que Fréderich van Hayek, Milton Friedman, Pascal Salin, etc.. les impératifs du libéralisme économique sont les mêmes, la protection du marché de l’interventionnisme étatique, la libre concurrence et le libre échange. Toutefois, contrairement à ce que le laissent entendre les ennemis du libéralisme, le libéralisme économique n’est pas hostile à l’Etat puisqu’il reconnaît que l’Etat est nécessaire à la défense extérieure et au maintien de l’ordre intérieur et qu’il contribue aussi à assurer des fonctions sociales que les individus ne peuvent pas souvent assurer. Pour le Philosophe libéral Karl Popper, la priorité d’un Etat ou d’un gouvernement est de venir en aide aux gens qui ont besoin d’être aidés, tels que les «&lt;em&gt; underdogs&lt;/em&gt; » (les défavorisés), les handicapés, les malades mentaux, les enfants, etc.. (Karl Popper, « &lt;em&gt;La leçon de ce siècle&lt;/em&gt; », 1992). L’économiste libéral Fréderich van Hayek, quant à lui, n’est pas opposé à l’existence d’un revenu minimal ou de services « &lt;em&gt;gouvernementaux&lt;/em&gt; », toutes ses objections trouvent leurs essences dans la situation de monopole étatique qui caractérise ces marchés de services « &lt;em&gt;gouvernementaux &lt;/em&gt;» (Fréderich van Hayek, « &lt;em&gt;Hayek on Hayek&lt;/em&gt; », 1994).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de la question du libre échange, la position libérale n’a guerre changée depuis Adam Smith. Toutefois, si on est, tous, conscient aujourd’hui de l’absurdité du protectionnisme une fois que, les individus, les citoyens et les pays avaient payé ses aberrations au prix des guerres des plus meurtrières. Il ne faut pas que le libre échange aboutisse aussi à des conséquences désastreuses pour les individus, les citoyens et les pays. C’est pour cette raison que d’Adam Smith avait proposé d’atténuer les principes du libre échange dans deux cas précis. Le premier cas est celui d’encourager une industrie nationale particulière, tel que l’industrie de la défense du pays. Le deuxième cas est celui d’encourager une industrie naissante dans le pays en imposant pour une certaine période les produits des industries étrangères concurrentes. Dans tous les cas, et pour éviter les conséquences néfastes du libre échange, il faut toujours éviter une ouverture brusque du marché intérieur à la concurrence étrangère. Une ouverture du marché intérieur à la concurrence étrangère, le libre échange, s’étudie, se prépare et s’annonce à l’avance afin d’éviter ce qui se passe aujourd’hui avec l’industrie mondiale du textile. Je fais ici juste une petite digression pour signaler qu’il ne faut pas confondre libre échange et mondialisation, que les libéraux ne rejettent pas la mondialisation mais rejettent seulement la mondialisation lorsqu’elle devient asservissante, dépersonnalisante, « &lt;em&gt;uniformisante &lt;/em&gt;», indifférente, absolue, etc.… dépassant le simple cadre du libre échange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan de l’interventionnisme économique étatique, les libéraux admettent des fois l’interventionnisme étatique dans des cas bien précis tels que ceux des grands travaux, les infrastructures, les recherches et les développements militaires qui sont très coûteux en investissements et qui ne peuvent être supportés par des individus ou par des entreprises privées ou aussi dans le cas d’activités qui par leur nature ne peuvent être très vite rentables pour intéresser des entreprises privées. Toutefois, quelles que soient les raisons de l’interventionnisme économique étatique, l’état ne doit garder le monopole des ces marchés et doit in fine récupérer sa mise de départ, qui n’est rien d’autre que l’argent du contribuable, en cédant à terme les entreprises d’états ou plutôt les parts de l’état dans certaines entreprises. Si l’interventionnisme économique étatique peut être tolérer dans des circonstances précises ou exceptionnelles, l’art de la gestion libérale réside dans ce dosage, l’état doit in fine tendre vers ses fonctions régaliennes, tout en consentant une certaine flexibilité à la définition, selon les circonstances, de ce qui pourrait être considéré comme étant une fonction régalienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, le dépassement du dilemme libéral du citoyen-individu trouve toute sa portée dans la généralisation de la formule kantienne, « &lt;em&gt;ce dont nous avons besoin, c’est d’une société dans laquelle la liberté de chacun doit être compatible avec la liberté des autres&lt;/em&gt; », à l’ensemble des activités humaines dans leurs diversités puisqu’ils représentent la division de travail entre des entités, groupes, familles, institutions, distinctes dans un « &lt;em&gt;Marché &lt;/em&gt;» très large. Ainsi, ce dont nous avons besoin, c’est une société dans laquelle la liberté de chaque entité (dont le marché ou l’état) doit être compatible avec la liberté des autres entités (dont l’état ou le marché). La liberté absolue est une absurdité, la liberté du marché est fondamentale mais elle non plus ne peut être absolue, dans le sens où tout est un marché y compris les relations humaines les plus basiques. Cette liberté du marché ne peut se faire au dépend de la liberté des groupes, de l’état, de la famille, des institutions, etc..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il est évident que les principes du libéralisme économique n’ont rien à voir avec ceux du Far West et que cette confusion entre le libéralisme économique et le capitalisme sauvage est entretenue et alimentée par la gauche et son allié naturel l’alter mondialisme afin de mettre le libéralisme au pilori en jouant sur la corde sensible d’une classe prolétaire inexistante.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les expériences libérales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait été insensé de ma part de revenir sur l’histoire libérale dans le cadre d’un appel politique, comme il serait aujourd’hui insensé de ma part de voiler les expériences libérales ou l’histoire libérale alors que le libéralisme puise sa force et sa légitimité de cette même histoire libérale. Toutefois, avant d’évoquer l’histoire libérale ; à vrai dire, je ne ferais pas ici l’histoire libérale qui a débuté depuis le 16ème siècle mais juste évoquer le processus de formation de cette histoire ; et afin de saisir les raisons de la longévité du libéralisme je donne une définition rapide de ce qui est un système dissipatif dans les sciences physiques. Un système dissipatif est un système irréversible, ouvert et en interaction continue avec son environnement avec qui il échange de l'énergie pour maintenir les structures qui se développent (Grégoire Nicolis et Ilya Prigogine, « &lt;em&gt;à la rencontre du complexe&lt;/em&gt; », 1992). Un système dissipatif est telle qu’une ville qui n'existe que tant qu'elle fonctionne et qu'elle maintient des échanges avec l'extérieur, la structure dissipative disparaît quand elle n'est pas « &lt;em&gt;nourrie&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est n’est qu’à travers la compréhension des systèmes dissipatifs ou des structures dissipatives, comme les appelle Ilya Prigogine, qu’on peut saisir les raisons de la longévité du libéralisme en tant que pratique du pouvoir ou en tant que système politique par rapport à toutes les autres pratiques idéologiques, alors que l’idéologie libérale est des plus anciennes. Le libéralisme à survécu, survit et survivra à toutes les autres idéologies parce qu’elle est la seule idéologie vivante, en interaction avec son environnement et dans une situation d’adaptation permanente. Ceci n’a rien à voir avec une quelconque divinité mais il est dû au simple fait qu’on affaire à un système idéologique dissipatif capable de passer par différentes phases, équilibre, transition, non équilibre afin de s’auto-organiser et évoluer spontanément vers un état hautement structuré ou vers une structure complexe, comme le sont aujourd’hui les sociétés libérales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour se référer à une notion qui m’est très chère, je dirais que la pratique libérale du pouvoir en tant que système dissipatif se trouve à la frontière du chaos. Pour qu’un système soit vivant il doit être à la frontière du chaos et c’est parce qu’ils sont à la frontière du chaos que les systèmes dissipatifs sont vivants ! Ce n’est qu’à la frontière du chaos qu’un système peut s’adapter à son environnement et ce n’est qu’à la frontière du chaos que les êtres vivants sont vivants parce qu’ils ont pu s’adapter à leurs environnements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on ne peut comprendre l’histoire, le présent ou le futur du libéralisme en omettant que l’Etat libéral, le système libéral, qui est à l’essence de l’expérience libérale, est en interaction permanente avec son environnement et qu’il est un processus de formation continue faisant du système libéral ou du libéralisme un processus ouvert et nullement un processus achevé et figé. Il est évident, et aucun libéral ne nie ceci, que le système libéral actuel, dans ses différentes formes selon les pays et leurs histoires respectives, est un processus d’adaptation permanent aux luttes sociales, aux revendications économiques, aux crises politiques, aux crises économiques, aux idéologies totalisantes, etc… Mais ceci n’est-il pas le propre des systèmes dissipatifs ? La robustesse et le dynamisme du système libéral, ceci échappe encore à ses détracteurs, résident dans sa capacité d’adaptation à son environnement et dans sa diffusion dans ce même environnement. Le système libéral est le seul système idéologique capable de se réformer tout en se conservant. L’histoire nous a montré que tous les autres systèmes idéologiques ou tous les systèmes totalitaires ont fini par disparaître, lorsqu’ils étaient confronter à se réformer. C’est par la glasnost et la perestroïka que le communisme en tant que système s’est effondré. C’est grâce à l’ouverture politique et le réformisme, qui sont encore en cours en Iran, que l’islamisme en tant que système s’effondrera. Ce sont par les réformes que la majorité des systèmes totalitaires se sont effondrés, d’où l’aversion des dictatures à se reformer. Il est connu que la meilleure façon de procéder, si on veut vraiment faire tomber une dictature, est de l’appeler à se réformer vu qu’elle finira par tomber d’elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis sa naissance, le système libéral n’a pas cessé de s’adapter aux revendications de classes ou de groupes en leur consentant la représentation politique de leurs « i&lt;em&gt;ntérêts&lt;/em&gt; ». La première concession libérale aux revendications des groupes fut celle faite à la classe prolétaire en leur accordant la représentation politique, admettant de la sorte que le marché ne suffisait pas à lui-même dans la composition et l’harmonisation des intérêts individuels. Toutefois, cette concession libérale fut en même temps une défaite socialiste parce que la classe ouvrière vient de s’intégrer à la société civile et politique « &lt;em&gt;bourgeoise &lt;/em&gt;» avec laquelle elle prétendait rompre (Pierre Manent, « &lt;em&gt;Les libéraux I&lt;/em&gt; », 1986). C’est toujours dans cette même logique d’adaptation du système libéral à son environnement qu’on a assisté à l’émergence de l’état providence, de la social-démocratie, de la démocratie chrétienne, etc.…comme des composantes du système libéral. C’est en concédant aux intérêts de groupe et en s’adaptant aux luttes sociales par la réforme, que le système libéral s’est défait de toute forme de contestation en l’intégrant dans sa majorité et en réduisant les récalcitrants à l’état groupusculaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui s’est passé hier aussi avec la classe ouvrière, « &lt;em&gt;la classe&lt;/em&gt; » chrétienne, les communistes, les trotskistes en les intégrant au jeu politique libéral et entrain de se passer aujourd’hui avec « &lt;em&gt;la classe&lt;/em&gt; » islamiste pour que l’expérience turque constitue un exemple à généraliser, selon des modalités propres à chaque pays. L’intégration future des islamistes dans le système libéral et l’émergence de la démocratie musulmane ou de l’islam-démocratie, constitue l’enjeu des prochaines décennies. Parce qu’en s’intégrant au système libéral, même au prix de certaines concessions libérales, les islamistes signeront leur défaite et avec elle la fin de la chimérique Umma comme avant elle la chimérique dictature prolétaire. Il est évident aussi que l’intégration des islamistes au système libéral ne peut devenir une possibilité que si ces mêmes islamistes souscrivent aux institutions de la démocratie libérale dont la raison d’être est de garantir à chacun le droit à la sécurité, le droit à la propriété et le droit à la liberté de chaque citoyen. Ceci a été possible, dans un contexte particulier comme celui de la Turquie, maintenant c’est à chaque pays arabe et musulman de créer son propre contexte pour rendre ceci aussi possible à une échelle plus large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que l’expérience libérale n’était pas un long fleuve tranquille, que cette expérience libérale n’est pas une, mais qu’elle est plutôt un processus continu, multiple et varié selon les pays. Il n’y a rien à voir aujourd’hui entre le libéralisme américain, le libéralisme anglais, le libéralisme français, le libéralisme hollandais, le libéralisme des pays nordiques, le libéralisme japonais ou sud-coréen, etc.… Toutefois, ce que le système libéral a en commun, c’est son caractère dissipatif qui fait que ses principes ; la liberté d’expression, les droits de l’homme, la représentativité, le marché, etc.… ; se sont diffusés et se diffusent dans toute la société afin de devenir des évidences pour la majorité, qui oublie souvent leur source libérale. Ceci au prix de certaines concessions libérales nécessaires à son adaptation pour qu’enfin de compte le socialisme, hier, et l’islamisme, demain, ne prétendent plus à une forme de vie sociale autre remettant en cause le système libéral mais se contentant pour les uns de gérer la société plus « &lt;em&gt;charitablement &lt;/em&gt;» et pour les autres plus « &lt;em&gt;pieusement&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le libéralisme possède ses principes mais il est loin d’être figé dans ses différentes pratiques puisqu’il est en interaction continue avec l’environnement, l’histoire et les luttes de chaque pays. Le système libéral ne sera jamais un projet achevé mais plutôt une quête continue et inachevée faisant de lui un système ouvert à toutes les réformes nécessaires à son adaptation.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Du libéralisme arabe au libéralisme tunisien&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si d’un point de vue sémantique le terme «&lt;em&gt; freedom&lt;/em&gt; » (liberté) n’est pas à la source du mot libéralisme ni que le libéralisme est une dérivée du mot « freedom », dans la langue arabe ceci n’est pas du tout le cas. En effet, et jusqu’à 1798, il n’existait aucun terme dans la langue arabe pour exprimer le concept de liberté dans son sens politique. Ce n’est qu’en 1798, suite à l’expédition de Bonaparte en Egypte au nom de la république française fondée sur la liberté et l’égalité, que le mot « hurria » a pris un sens politique alors qu’il n’avait dans le passé qu’un sens juridique par rapport à la relation maître esclave (Mohamed Talbi, « &lt;em&gt;Plaidoyer pour un islam moderne&lt;/em&gt; », 1998). Ainsi, Dans le cas de la langue arabe il est évident que la source du mot « &lt;em&gt;hurria &lt;/em&gt;» est la liberté au sens « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;» du libéralisme. C’est pour cette raison aussi que la traduction exacte du terme libéral est « &lt;em&gt;taharrouri&lt;/em&gt; » et non pas « &lt;em&gt;libirali &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, au-delà de la question purement sémantique l’expédition de Bonaparte en Egypte a montré au monde arabe la supériorité de l’occident des lumières et a constitué le premier contact de celui-ci avec le libéralisme. C’est afin de percer le mystère de la supériorité technique de l’occident que le monde arabe s’est ouvert au libéralisme sous le règne du Pacha Mohamed Ali en Egypte. On peut affirmer que le premier libéral arabe est sans conteste l’égyptien, le cheikh Rifaa El Tahtawi ou comme le désigne Guy Sorman, le Tocqueville oriental (Guy Sorman, « &lt;em&gt;Les enfants de Rifaa&lt;/em&gt; », 2003). Pour Rifaa El Tahtawi la « &lt;em&gt;renaissance &lt;/em&gt;» du monde arabe n’est possible que dans une quête contenue de la modernité par l’écriture et l’action publique. Ainsi, en tant qu’un serviteur de l’état, il a inventé la presse et la lecture autre que le coran, il a crée le premier journal égyptien, donc arabe, il a œuvré pour la généralisation de l’enseignement pour tous, pour l’égalité des sexes entre garçons et filles face à l’éducation et le mariage, il a introduit dans l’enseignement des cours d’histoires et de géographies afin de rendre à chaque pays la singularité nécessaire à son avenir national et enfin il a proposé la modification des institutions politiques et l’adoption d’une constitution. Toutefois, si le Pacha Mohamed Ali a toujours suivi les recommandations de Rifaa lorsqu’il s’agissait de bâtir l’administration et l’école, il a rejeté l’idée de la constitution pour rester un souverain absolu ou plutôt le despote éclairé, qu’il l’était, à vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Rifaa, l’Égypte, à l’instar du monde arabe, a progressé vers la modernité et la démocratie par à-coup, ceci selon que le pays a affaire ou non à un despote éclairé. Aussi, l’Égypte a connu des penseurs éclairés, dans la même lignée que Rifaa, qui ont toujours interprété l’islam dans l’intérêt de l’homme et de sa liberté, tel que Gamal Eddine al-afghani ou Mohammed Abdou. D’un point vu purement politique, l’Égypte a connu le premier parti politique libéral du monde arabe, le Wafd, un parti encore présent aujourd’hui sur la scène politique, fondé par Saâd Zaghlûl, une figure emblématique, nationaliste, moderniste et libéral qui a beaucoup marqué l’histoire égyptienne. Le Wafd s'est bien illustré politiquement, sous la monarchie et le colonialisme anglais, en remportant la majorité au parlement à plusieurs reprises, à une époque où l'Égypte connaissait un parlementarisme contrôlé, mais néanmoins réel. Aujourd’hui, le nouveau Wafd et le parti libéral égyptien, Al Ghad, de Ayman Nour, sont les deux partis libéraux que compte l'Égypte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auparavant, le nationalisme libéral du Wafd de Saâd Zaghlûl a fait des émules dans plusieurs pays arabes dont la Tunisie pour donner naissance en 1920, au « &lt;em&gt;Parti Libre Tunisien&lt;/em&gt; » du cheikh Abdelaziz Thaâlbi dans le prolongement du mouvement réformiste tunisien qui est né autour de Khair-eddine Pacha au milieu du 19ème siècle et presque en complémentarité parallèle avec le modernisme de Ali Bach Hamba dont le programme politique est d’inspiration libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but du « &lt;em&gt;Parti Libre Tunisien&lt;/em&gt; » était de délivrer la Tunisie du joug de l'esclavage, afin que le peuple tunisien puisse jouir des droits et libertés dont jouissent tous les peuples libres. Et de s'efforcer de créer une constitution garantissant à la nation tunisienne l'autonomie, conformément aux principes d'équité approuvés et suivis par toutes les nations civilisées. A la lecture des fondements de cette constitution, « &lt;em&gt;La Constitution impliquait séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, garantissant le respect des libertés individuelles, du domicile, de réunion, de la propriété, de la parole, des écrits, des publications, et en faisant des droits sacrés pour tous les habitants du royaume tunisien, nous estimons qu'elle soit indispensable au succès et à la prospérité de la Tunisie&lt;/em&gt; », on ne peut s’empêcher de percevoir tous les fondements qui sont à la base du libéralisme. A partir de 1933, le mouvement nationaliste libéral fut dominé par le Néo-Destour à partir de sa création sous la direction de Habib Bourguiba qui prônait l'indépendance et la laïcité de la Tunisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période libérale qu’a connue le monde arabe, même si elle ne l’était pas vraiment au sens strict du mot libéral, s’est achevée avec la grande rupture du début des années 1950, qui a vu les militaires s’emparer du pouvoir pour instaurer le nationalisme et adopter le socialisme comme idéologie, mettant ainsi fin à une libéralisation progressive et au développement économique où même la Tunisie a succombé aux sirènes du socialisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, après l’embrigadement des masses arabes par des idéologies totalitaires successives, le nationalisme, le socialisme, l’islamisme, convaincre de l’universalité des valeurs libérales, liberté individuelle, liberté d’expression, droit de l’homme, etc… n’est pas une tache aisée surtout lorsqu’on est confronté à une certaine mauvaise foi idéologique qui voit dans l’individu et la liberté, qui sont au centre du libéralisme des notions « &lt;em&gt;blanches &lt;/em&gt;», c'est-à-dire occidentales, et non pas des notions universelles. L’édifice de ces critiques, à l’encontre de l’universalité de l’individu et de la liberté, s’effondre de lui-même lorsqu’on sait que l’homme à l’état naturel est avant tout un animal propriétaire avant d’être un animal politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le « &lt;em&gt;Deuxième traité du gouvernement civil&lt;/em&gt; » (1690), Locke a établi magistralement que l’homme est un animal propriétaire, où la propriété dans le langage lockéen sous-entend les biens, la vie et la liberté, et que le seul but des institutions politiques est de garantir et de protéger la propriété (on comprend mieux ici les fondements du libéralisme qui sont le droit à la sécurité, le droit à la propriété et le droit à la liberté). Ainsi, on se rend compte que la liberté est dans l’homme, qu’elle est une composante naturelle de l’homme. Pour Jean-Jacques Rousseau, il existe un constat radical, « &lt;em&gt;l’homme est né libre&lt;/em&gt; ». Pour Kant, aussi, « &lt;em&gt;la liberté est l'unique droit originel revenant à chaque homme en vertu de son humanité&lt;/em&gt; » alors que pour De La chapelle « &lt;em&gt;la valeur propre de l'homme qui le distingue du cosmos et de l'ensemble géométrique où il se meut, c'est la liberté&lt;/em&gt; ». Pour tous, l’homme est naturellement libre, comme tout homme est naturellement libre alors aucun homme n'a d'autorité naturelle sur son semblable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On découvre, ainsi, le caractère fallacieux de ces opinions, qui veulent nous faire croire que l’individu et la liberté sont des notions « &lt;em&gt;blanches &lt;/em&gt;», alors qu’à la source même du libéralisme on parle de tout homme et non pas de l’homme « &lt;em&gt;blanc&lt;/em&gt; ». Cependant, si les partisans de telles idées pensent vraiment que l’individu et la liberté sont des notions d’homme « &lt;em&gt;blanc &lt;/em&gt;» alors il faut qu’ils nous disent clairement que l’homme arabe, qui n’est pas l’homme « &lt;em&gt;blanc&lt;/em&gt; » mais plutôt l’homme « &lt;em&gt;basané&lt;/em&gt; », doit être soumis à la volonté arbitraire, parce qu’il ne porte pas la liberté en lui, et qu’il n’est pas le meilleur juge de ce qui lui est bon donc il faut le commander. Ce qui revient à dire que l’homme arabe porte en lui la servitude et qu’il doit vivre la servitude, ce qui est un non-sens total porteur de la négation de l’humanité de l’homme, en premier celle de l’homme arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est quand même étonnant de voir que généralement ces types d’opinions émanent plutôt des partisans « &lt;em&gt;islamistes &lt;/em&gt;» alors que la majorité de ceux qui ont embrassé les premiers les valeurs libérales dans le monde arabe sont des cheikhs et des vrais connaisseurs de l’islam, Rifaa Tahtawi, Gamal Eddine al-afghani, Mohammed Abdou, Abdelaziz Thaâlbi, etc.., qui ont fréquenté les plus prestigieuses universités religieuses du monde musulman, El-Azhar et la Zitouna. Comme il est aussi étonnant de voir ce type de discours devenir aujourd’hui une exclusion exclusive arabo-musulmane, de l’homme « &lt;em&gt;basané &lt;/em&gt;» alors que les notions d’individu et de liberté, qui sont au centre du libéralisme, depuis leur source anglaise, l’homme « &lt;em&gt;rosbif &lt;/em&gt;», sont devenues des notions universelles et reconnues comme telles par les hommes « &lt;em&gt;blancs &lt;/em&gt;», les hommes « &lt;em&gt;jaunes &lt;/em&gt;», les hommes « &lt;em&gt;rouges&lt;/em&gt; », les hommes « &lt;em&gt;bleus&lt;/em&gt; », les hommes « &lt;em&gt;noirs &lt;/em&gt;», etc..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, cette négation de l’universalité de l’individu et de la liberté est une nécessité existentialiste idéologique islamiste sans laquelle l’islamisme ne pourrait pas exister. En effet, depuis Hassan El-banna l’islamisme vise à transformer la société humaine pour la ramener à l’islam « &lt;em&gt;originel &lt;/em&gt;» du temps du Prophète. Pour qu’elle puisse exister, cette chimère islamiste a besoin de renier le caractère universel de l’individu et de la liberté, de la même manière avec laquelle ont procédé les marxistes, en confondant entre les notions de liberté, avant eux pour leur chimérique dictature prolétaire. Cette nécessité idéologique de la négation de l’universalité de l’individu et de la liberté est essentielle au mouvement islamiste afin de remettre en question l’action des réformateurs modernistes et libéraux, Rifaa, El-Afghani, Abdou, etc. , qui entendaient réformer les sociétés musulmanes (et l’islam aussi) en l’ouvrant à son environnement, aux sciences, aux valeurs universelles et à la liberté citoyenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons maintenant que le libéralisme est une idéologie importée, ce qui n’est pas vraiment le cas puisque la liberté est dans la nature humaine. Les pays arabes ne se sont pas privés tout au long du 20ème siècle d’importer les idéologies fallacieuses, comme le nationalisme et le socialisme, qu’ils payent encore au prix fort. Il suffit, afin de se rendre compte de ceci, de comparer aujourd’hui les acquis des citoyens, de la masse du peuple ou des ouvriers des pays libéraux avec ceux de nos pays arabes ou des pays socialistes. N’est-il pas alors le temps d’importer une idéologie qui a fait au moins ses preuves partout dans le monde ? Toutefois, le libéralisme n’a pas besoin d’une quelconque légitimation, il est l’essence même des seules actions et reformes émancipatrices et libératrices entreprises dans le monde arabe, que ce soit en Tunisie ou ailleurs, depuis Rifaa El Tahtawi jusqu’à nos jours allant de l’éducation, la presse, la femme au « &lt;em&gt;peu&lt;/em&gt; » de développement économique atteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’homme est né libre, l’homme arabe aussi. C’est en comprenant le caractère naturel de la liberté de l’homme arabe que le libéralisme arabe a vu le jour en Égypte sous l’impulsion du cheikh Rifaa El Tahtawi. Ce vent de libéralisme et de réformisme qui a soufflé sur l’Égypte s’est répandu à tous les pays arabes pour donner naissance en Tunisie au premier parti libéral tunisien, le « &lt;em&gt;Parti Libre Tunisien&lt;/em&gt; » crée par le cheikh Abdelaziz Thaâlbi.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;La nécessité libérale&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme est né d’une interprétation de la liberté, la liberté « &lt;em&gt;freedom &lt;/em&gt;», inspirant un programme libéral qui consiste à construire des institutions politiques et à apporter une solution libérale afin de garantir les droits à la liberté, à la propriété et à la sécurité de tout individu. Ensuite le libéralisme est devenu un système socio-politique réalisable incarné dans l’état libéral, qui reste un processus de formation continue. Mais, enfin il demeure aujourd’hui une exigence inébranlable qui devrait devenir une réalité incontestable dans le monde arabe et la Tunisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes les idéologies, il n’y a que l’idéologie libérale qui ne devient pas totalitaire lorsqu’elle existe dans une société organisée autour de ses propres soubassements idéologiques. De tous les systèmes socio-politiques, il n’y a que le système libéral qui puisse s’ouvre à son environnement, s’adapter et se réformer sans qu’il ne s’effondre comme s’était passé avec le communisme hier en URSS et comme il se passera bientôt avec l’islamisme en Iran une fois que le « &lt;em&gt;réformisme &lt;/em&gt;» abouti. Ceux-ci, l’immunisation idéologique et la capacité d’adaptation, expliquent la supériorité et la longévité du libéralisme et de l’état libéral par rapport à toutes les autres idéologies et tous les systèmes socio-politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rifaa El Tahtawi, et suivi par beaucoup d’autres après lui, a initié la « &lt;em&gt;renaissance&lt;/em&gt; » du monde arabe une fois que l’expédition de Bonaparte en Égypte a illustré la suprématie occidentale sur l’orient. En s’inspirant de l’état libéral et des principes du libéralisme, Rifaa El Tahtawi a initié sous le règne du Pacha Mohamed Ali des actions et des reformes émancipatrices et libératrices entreprises au début en Égypte et qui se sont répandus par la suite un peu partout, et dans des degrés différents, aux autres pays du monde arabe. Ces réformes ont concerné l’édification d’une administration publique, la généralisation de l’éducation, la création de la presse, l’égalité entre l’homme et la femme devant l’éducation et le mariage, l’industrialisation de l’économie locale, etc.… Toutefois, de toutes les réformes, seules les réformes politiques sont venues s’échouer face au mur du despotisme depuis le jour où le Pacha Mohamed Ali a décidé de repousser l’idée d’une constitution et de rester un souverain absolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, ce dont a besoin le monde arabe, afin de renaître de ses cendres, est une deuxième phase libérale complémentaire, dans son essence avec celle initiée par Rifaa El Tahtawi il y a plus d’un siècle maintenant, dans le but essentiel est de reprendre du souverain absolu cette liberté qu’il a enlevée à l’homme arabe. En effet, les principes du libéralisme et la mobilisation émancipatrice, qui ont été à l’origine et au cœur de la lutte pour la liberté nationale, forment aujourd’hui les mêmes exigences libératrices dans la lutte pour l’émancipation sociale de l’homme arabe et tunisien faisant du combat national libéral une expérience instructive pour la suite du combat pour la liberté de l’homme arabe et tunisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme arabe est né lui aussi libre, il est temps qu’une politique libérale, au vrai sens du terme, rende à l’homme arabe sa liberté naturelle, que tous les pouvoirs antérieurs aient injustement spolié. C’est de cette nécessité arabe que la nécessité d’un mouvement libéral tunisien trouve toute sa plénitude, ceci afin de rendre au tunisien sa liberté naturelle qui ne peut être limité dans son exercice que par la liberté d’autrui et non pas arbitrairement par le despotisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement libéral tunisien ne peut avoir aujourd’hui comme finalité autre que celle de créer les conditions et les institutions pour que la liberté inscrite en l’homme tunisien soit vécue par tous les Tunisiens. Il ne doit répondre à aucun intérêt de classe, comme ça pourrait être le cas de certains partis, mais il doit seulement être porteur de la conscience et des aspirations du peuple tunisien et de tous ses enfants sans aucune distinction. Enfin, en égard des principes et des valeurs du libéralisme, le mouvement libéral doit s’inscrire en rupture totale avec la dictature et avec tous les pseudos partis «&lt;em&gt; libéraux&lt;/em&gt; » qui lui serve d’alibi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour conclure, je dirais que nous devons être, tous, conscients que nous sommes face à un des choix les plus cruciaux pour notre pays pouvoir intégrer oui ou non le monde des hommes libres. Il est clair qu’aujourd’hui le libéralisme est notre seul moyen pour intégrer le monde libre afin d’échapper à la médiocrité d’un monde sans lendemain qui est actuellement le nôtre. Seul le libéralisme est capable de faire passer l’homme arabe de la marginalité à l’action afin qu’il devienne, par son propre engagement, une partie prenante du système. Ceci n’est possible que parce que, dans le système libéral, le projet de chaque personne est une partie du système d’intégration d’un projet général national qui est le support des toutes les initiatives personnelles. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111930221564729871?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111930221564729871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111930221564729871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/06/du-libralisme-au-libralisme-tunisien.html' title='Du libéralisme au libéralisme tunisien'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111739034392723322</id><published>2005-05-29T20:12:00.000-07:00</published><updated>2005-05-29T11:17:18.946-07:00</updated><title type='text'>L’homme, cette nouvelle bête de cirque !</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;Ce texte, qui prend la forme d’un mini-essai, aurait du être publié un certain dimanche 13 mars 2005. Alors que j’étais entrain de terminer les dernières retouches avant publication, j’ai reçu un coup de téléphone de Dalel m’annonçant la mauvaise nouvelle du décès de Zouhair Yahyaoui. Il aurait été grossier de ma part, vu le sujet traité, de maintenir sa publication dans de telles circonstances. Je décide quand même aujourd’hui de publier cet mini-essai un dimanche pour le dédier à la mémoire de Zouhair.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes sont perdus, ils ne savent plus à quel saint se vouer ! Entre l’homme du passé et l’homme du présent, les hommes n’arrivent pas à se projeter dans le futur et à trouver leurs marques. Ballottés entre l’homme macho, l’homme misogyne ou l’homme viril et l’homme féminisé, l’homme androgyne ou l’homme asexué, les hommes croient plus à leur disparition annoncée qu’à une résurrection future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose est sûre la société patriarcale est derrière nous, la société matriarcale pourrait paraître aujourd’hui comme incertaine dans un futur proche, alors que nous sommes entrain d’entrer de plein pied dans une société « &lt;em&gt;hommes-femmes&lt;/em&gt; ». Cette nouvelle société, héritière contemporaine d’Hermès et d’Aphrodite, est une société dans laquelle les hommes cultivent leur part de féminité afin de s’apparenter de plus en plus à Hermaphrodite pour répondre aux exigences et aux désirs du sexe féminin. Pendant, que les femmes cultivent leur part de masculinité afin de s’affirmer sexuellement telle qu’Alexina B et de s’accaparer du pouvoir phallique jadis la chasse gardée de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les hommes ont perdu leur phallus et essayent tant bien que mal de s’accrocher à leur sexe en vantant l’outil de travail de Rocco Siffredi ou en compensant par un godemiché. Dans une société où les mots d’ordre sont : égalité sexuelle, séduction, apparence et performance, l’homme se trouve contraint aux tâches ménagères, à avoir un look, à réussir professionnellement, à être aussi doux qu’une fille et d’assurer au lit comme une bête. L’homme idéal, dans cette nouvelle société Hermaphrodite, est un efféminé qui baise comme un routier ou un Steeve aussi brute que Joe Star.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pris entre le marteau et l’enclume (ceci n’est pas seulement une image, le marteau marxiste et l’enclume existentialiste constituent le credo de la génération féministe post soixante-huitarde), l’homme se trouve contraint à marcher ou à crever. Il est obligé d’être la ménagère au col blanc, branché et métronome sexuel au service de la libido de madame. L’homme qui faisait hier la distinction entre l’épouse, la mère et la maîtresse se trouvent aujourd’hui en face d’une femme, qui lui demande d’être à la fois le mari, le père et l’amant. Sans quoi on se retrouvait dans les « &lt;em&gt;Ragionamenti&lt;/em&gt; » de l’Arètin, ce coup-ci sans la ruse du passé mais avec l’impudence du présent, pour que « &lt;em&gt;pour une femme n’importe quoi vaut mieux que son mari et, pour un mari, n’importe quoi vaut mieux que sa femme&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les vainqueurs, les femmes, ont fini par adopter les mœurs des vaincus, les hommes. La violence, le sexe, les magouilles politiques, les assassinats, les grosses berlines, le whisky, le cigare, les maîtresses ou les amants, etc.… autrefois des domaines se conjuguant au masculin sont devenus maintenant aussi des domaines féminins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Du féminisme au féminisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour saisir l’essence de la société « &lt;em&gt;hommes-femmes&lt;/em&gt; », il est essentiel de distinguer le féminisme d’autrefois de l’enfer du féminisme moderne. Dans toutes les civilisations depuis l’antiquité, les religions monothéistes et jusqu’aujourd’hui dans certains pays, tels que l’Arabie Saoudite, et sans porter aucun jugement de valeur, la femme a toujours eu un statut particulier la situant entre l’homme (l’homme libre) et l’esclave (l’homme non libre) faisant d’elle un être inférieur dépourvu de raison. Les lumières en affranchissant l’homme non libre du pouvoir absolutiste du prince et de l’église ont fait de lui un homme libre et un citoyen. De facto de son statut intermédiaire, la femme s’est trouvée être exclue de cette libération et de la citoyenneté. Alors que tout le monde aspirait à la libération et à l’égalité, les femmes ont étaient cantonnées dans leur statut d’être inférieur. C’est de cette exclusion de la citoyenneté et afin de réparer cette injustice historique que le féminisme est né. Le féminisme n’était rien d’autre que le prolongement des lumières pour que les droits des hommes soient aussi les droits des femmes. Le féminisme était avant tout un combat pour le droit à l’éducation des filles et le droit de vote, donc pour la libération de la raison et l’accès à la citoyenneté des femmes. Le féminisme se résumait à ce que disait Condorcet en 1790 dans son « &lt;em&gt;Essai sur l'admission des femmes aux droits de cité&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;Les droits des hommes résultent uniquement de ce qu'ils sont des êtres sensibles, capables d'acquérir des idées morales et de raisonner sur des idées. Ainsi les femmes ayant ces mêmes qualités, ont nécessairement des droits égaux. Ou aucun individu de l'espèce humaine n'a de véritables droits, ou tous ont les mêmes ; et celui qui vote contre le droit d'un autre, quels que soient sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors abjuré les siens&lt;/em&gt; ». C’est de ce combat pour la libération de la raison féminine et l’accès à la citoyenneté, un combat encore d’actualité, que le féminisme gagne ses traits de noblesse.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;En 1949, avec l’apparition du livre « &lt;em&gt;Deuxième sexe&lt;/em&gt; » de Simone de Beauvoir on a assisté à un tournant dans la lutte féministe. Dans ce livre fondateur du féminisme moderne, Simone de Beauvoir introduisait la nécessité de distinguer entre le sexe (le biologique) et le genre (produit social et culturel élaboré à partir de certaines données physiologiques), en cassant la supposée coïncidence entre sexe et genre. Pour Simone de Beauvoir la différence établie entre les genres apparaît comme le produit d’un conditionnement patriarcal où le féminin est dévalorisé et bafoué. Toutefois, si le combat contre le conditionnement sociétal, qui faisait de la femme un être inférieur dépourvu de raison, était l’essence même du combat féministe, qu’est-ce qu’il distinguerait alors les pionnières féministes des féministes modernes ? Je dirais, la négation en générale et la négation de la féminité en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, cette négation trouve son essence dans l’existentialisme athée de Jean-Paul Sartre avec qui Simone de Beauvoir a partagé sa vie et l’existentialisme. L’existentialisme athée affirme que Dieu et la nature humaine sont des concepts inexistants et que la raison est impuissante, ce qui implique que l’homme doit trouver en lui-même ses valeurs et son existence. L’homme n’est pas déterminé, il est ce qu'il fait, ce qu'il choisit, qui le fait devenir ce qu'il est. L’homme livré a lui-même sans dieu, sans repère, sans référence, sans raison et sans vérité absolue devient sa propre conscience et sa propre existence dont la destinée finale est sa propre négation. En 1946, Sartre disait, dans son principal ouvrage « &lt;em&gt;l’Etre et le Néant&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;l’être par qui le néant arrive dans le monde est un être en qui dans son être il est question du néant de son être ; l’être par qui le néant vient au monde doit être son propre néant&lt;/em&gt; ». Ainsi, la finalité de l’existence humaine porte en elle-même sa propre négation. Nous nous rendons compte que nous sommes en face d’une fumisterie tautologique et d’un négationnisme à l’état pur dans les implications sont plus que funeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en « &lt;em&gt;féminisant&lt;/em&gt; » cette négation qui est le propre de l’existence humaine, selon l’existentialisme, qu’on aboutit à la célèbre formule de Simone de Beauvoir « &lt;em&gt;on ne naît pas femme, on le devient&lt;/em&gt; ». La femme non plus n’est pas déterminée, elle est ce qu’elle fait, ce qu’elle choisit, qui la fait devenir ce qu’elle est. Ainsi, pour Simone de Beauvoir la prétendue «&lt;em&gt; nature&lt;/em&gt; » féminine est en fait une construction sociale, une invention de l’homme qui voulait voir dans la femme l’Autre alors qu’elle était la Même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La négation de la féminité chez Simone de Beauvoir va jusqu’à s’en prendre à la galanterie qui constitue pour elle une offense grave ; ouvrir la porte à une femme, allumer une cigarette à une femme, faire le baise-main à une femme, aider une femme à mettre son manteau ; puisque c’est reconnaître que la femme a une féminité et qu’elle est l’Autre alors qu’elle doit être la Même. Simone de Beauvoir s’en prend aussi à ces amants qui veulent faire jouir leurs maîtresses et qui doivent comprendre une fois pour toutes que la plupart de ces maîtresses n’ont pas besoin d’orgasme !! Enfin, la négation de la féminité suppose aussi le refus du modèle féminin, le refus du mariage, d’avoir des enfants, etc....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, cette idéologie qui affirme que le genre est un produit social et culturel élaboré à partir de certaines données physiologiques a confronté hommes et femmes à se poser aussi des questions essentielles ou plutôt existentielles sur leurs pratiques et orientations sexuelles. L’orientation sexuelle ne serait-elle pas enfin de compte qu’un produit social et culturel élaboré autour de la seule forme naturelle de la sexualité à savoir l’hétérosexualité ? Est-ce qu’on naît hétérosexuel ou est-ce qu’on le devient ? Je vous laisse deviner la réponse que donneraient les existentialistes et les néo-féministes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’homosexualité, la bisexualité, la pédophilie, les orgies, etc.. ont toujours existé dans toutes les civilisations et à travers le temps (lire l’excellent livre d’Alexandrian « &lt;em&gt;histoire de la littérature érotique&lt;/em&gt; » (1989)), confinées et pratiquées selon des codes stricts (même du temps de la Grèce antique l’homosexualité existait selon des règles précises, tandis que la pédophilie et l’homophilie étaient interdites), elles sont devenues aujourd’hui, en faveur d’un soubassement théorique et idéologique qui les justifient, à savoir l’existentialisme et le féminisme moderne, des pratiques courantes et à la mode désignant le summum de la «&lt;em&gt; branchitude&lt;/em&gt; » et de l’anti-conformisme, un anti-conformisme des salons mondains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une note qui date du 15 février 2005, j’ai écris que la majorité des femmes me font penser à la « &lt;em&gt;mémoire d’un cul&lt;/em&gt; », un livre écrit par une prostituée anonyme des années 60. Toutefois, le livre d’Anonyma, Anonyma est le pseudonyme de la prostituée en question, ne me fait pas penser seulement et uniquement à la majorité des femmes, mais aussi à la majorité des hommes, des êtres égarés dans la nouvelle société post soixante-huitarde, des conquistadors-soumis à une bouffonnerie sexuelle digne de « &lt;em&gt;l’assemblée des femmes&lt;/em&gt; », tel qu’elle le décrit assez bien Anonyma dans les extraits suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Après les diktats idéologiques, la libération sexuelle devint une mode. J’avais trop d’heures de vol pour aimer les libertinages de convenance. Tout le monde draguait tout le monde ou se laissait draguer. La différence entre sexes n’existait plus. Chacun couchait autant avec les hommes que les femmes. Baiser devenait même une obligation mondaine dans les milieux aisés. Je comprenais l’aspect positif de cette explosion des tabous. Cependant, suivant facilement quiconque à son lit, il m’apparut que cette façon de jouir n’était qu’un masque commode pour dissimuler une vraie difficulté d’être. Beaucoup se forçaient d’ailleurs à vivre ainsi, souffrant secrètement de jalousie ou de désespoir. Les drogues douces et des philosophies fumeuses accompagnaient les orgies. Derrière la révolution sexuelle, l’esprit bourgeois persistait. La lecture de Sexus et d’Emmanuelle guidait les acteurs de ces errances du corps. La pilule étant devenue légale, les femmes se sentaient sécurisées. L’amour sans amour se basait sur le mensonge des sens et le snobisme de partouzes organisées au nom de l’anticonformisme. Tout était permis. La pédophilie et la zoophilie apparurent comme des désirs naturels&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;Des savants sexologues affirment que les déviations érotiques ne sont l’apanage que des classes aisées. Ils se trompent. Le délire et l’excès se moquent bien du clivage social&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’origine de l’abîme féministe on trouve le MLF (ou le mouvement de la libération de la femme) né en 1970 de la fusion de groupuscules d’étudiantes et qui fonda en 1971 un journal menstruel (oui c’est bien un menstruel et non pas mensuel), « &lt;em&gt;le Torchon brûle&lt;/em&gt; », pour en finir avec la féminité, revendiquer le droit féminin à la grossièreté et mener une campagne anti-sexiste contre tous ceux qui pouvaient croire que les femmes possèdent un langage plus distingué que les hommes en les considérant comme les Autres alors qu’elles sont les Mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, la négation de la notion de féminité et sa suppression du vocabulaire féministe ont poussé les apôtres de Simone d’en inventer d’autres, tels que la féminitude et la femellitude. La féminitude, une notion élaborée en 1973 par Monique Wittig dans son livre « &lt;em&gt;corps lesbien&lt;/em&gt; », exprime l’idéal lesbien de ressembler à des animaux femelles, d’où les mots tels que cochonne ou chienne par exemple qui trouve leur origine dans la féminitude, et que contrairement à ce que pense la majorité ils ne sont pas des insultes sexistes profanées par des hommes mais ils sont une pure création de certaines femmes. Ainsi, la féminitude c’est le lesbianisme puant, animalier et sadomasochiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la femellitude (la femelle attitude), une notion élaborée en 1974 par Xavière Gauthier dans un livre signé par le pseudonyme Gaétane « &lt;em&gt;histoire d’I&lt;/em&gt; », une féminisation de « &lt;em&gt;histoire d’O&lt;/em&gt; », elle n’est rien d’autre que de la féminitude macabre, un lesbianisme sadomasochiste bourreau des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces évolutions du féminin ont trouvé leur consécration dans l’apparition de la femme nouvelle, la « &lt;em&gt;fille-mère lesbienne&lt;/em&gt; » en substitution à la « &lt;em&gt;fille patriarcale &lt;/em&gt;». Cette femme nouvelle, qu’on découvre dans « &lt;em&gt;L’amèr &lt;/em&gt;» de Nicole Brossard en 1988, va entraîner des transformations considérables de la conception qu’on a de la famille et de l’organisation sociétale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la vulgarité et la grossièreté sont devenues des « &lt;em&gt;acquis &lt;/em&gt;» féminins, il suffit de prendre les moyens de transport ou de fréquenter des lieux communs afin de rencontrer ces filles qui roulent les mécaniques, tel qu’un homme, pour mesurer l’étendue des dégâts du MLF et du féminisme moderne, sans vraiment parler de l’ambivalence qui est devenue un sport national féminin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De la supercherie du féminisme moderne&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il est aisé de démontrer que la liberté n’est pas une faculté abstraite mais doit sa valeur à la conscience de l’homme qui s’en réclame, c’est à dire à la raison. Alors ; comme l’affirme Kant dans qu’est-ce que les lumières ? ; que la paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre de personnes se plait dans la servitude ! On ne peut comprendre comment l’homme doit trouver en lui-même ses valeurs et son existence pour qu’il soit libre, sans l’exaltation de la raison, alors qu’il porte en lui-même les valeurs de la négation de la liberté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il est facile aussi de démontrer que sans le principe existentialiste, qui affirme que Dieu et la nature humaine sont des concepts inexistants, la négation de la féminité aurait été impossible. Pour le féminisme moderne, la féminité est un produit social et culturel qui fait d’elle l’Autre et non pas la Même, ceci ne peut-être vrai que si on occulte volontairement la matrice, la grossesse, le système endocrinien, etc.. pour les considérer comme des concepts abstraits. Toutefois, la matrice, la grossesse, le système endocrinien ne sont pas des concepts abstraits mais plutôt la manifestation de la nature, de la nature humaine et de la nature féminine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, on ne peut parler de l’impuissance de la raison alors que cette impuissance de la raison en tant que principe existentialiste est en soi une construction de la raison ! Sauf si on suppose que Sartre est l’incarnation de la raison supérieure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, la déconstruction logique seule ne suffit pas à convaincre de l’aberration de l’idée ou de l’idéologie, il est essentiel de confronter l’idée et l’idéologie à sa propre expérience pour essayer de persuader la majorité de sa faiblesse. Parlons-en alors de l’expérience féministe moderne à travers celle de ses protagonistes pour se rendre compte sa propre supercherie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à la publication des correspondances de Simone de Beauvoir avec l'écrivain américain Nelson Algren et l’élève de Sartre, Jacques-Laurent Bost, tout le monde croyait dur comme fer à la légende du couple Sartre-Beauvoir, les représentants officiels de cette nouvelle forme d’union libre, et qui constitue le geste existentialiste, basée sur l’amour affectif en dehors de l’institution du mariage et du couple bourgeois. Toutefois, on découvre dans ces correspondances la femme amoureuse dans tous ses états loin des sentiments préfabriqués de la version officielle du couple existentialiste. On découvre la femme secrète entretenant des relations passionnées, qui tout en rejetant officiellement l’institution du mariage envoyait des lettres adressées à « &lt;em&gt;mon mari à moi&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;mon mari bien-aimé&lt;/em&gt; », (dans « Lettres à Nelson » (1999)) pour désigner son amour de Nelson. On remarque la même fougue et la même intensité sentimentale dans ses lettres à Bost dans lesquelles Simone de Beauvoir répète à chaque ligne « &lt;em&gt;Je pense à vous à en devenir folle&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;Je vous aime, pas d'un amour de vacances, d'un amour d'un instant, d'un grand amour dont je veux les tristesses comme les joies, d'un amour où je suis engagée corps et âme, si lourd, si précieux que parfois j'en ai le souffle coupé&lt;/em&gt; », (dans « &lt;em&gt;La correspondance croisée 1937-1940&lt;/em&gt; » (2004)). On trouve dans ces correspondances la femme avec sa féminité et sa sensibilité en contradiction totale avec la féministe sévère confinée dans une relation existentialiste officielle avec Sartre. Enfin qu’y a-t-il de féministe dans le vécu de Simone de Beauvoir, outre le fait qu’elle ne s’est pas mariée et qu’elle n’a pas eu d’enfant ? N’est-elle pas la femme avec sa féminité, ses amours, ses jouissances pour terminer au chevet de Sartre en l’accompagnant à sa mort comme l’aurait fait n’importe quelle femme bourgeoise avec son mari !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On apprend davantage de l’expérience féministe moderne à la lecture du livre « &lt;em&gt;Le repos du guerrier&lt;/em&gt; » (1958) de Christiane Rochefort ou des livres autobiographiques « &lt;em&gt;La bâtarde&lt;/em&gt; » (1964) et « &lt;em&gt;La chasse à l’amour&lt;/em&gt; » (1972) de Violette Leduc, une protégée de Simone de Beauvoir. Il est évident, dans un cas comme dans l’autre, que l’expérience féministe a constitué un démenti aux thèses féministes. « &lt;em&gt;Le repos du guerrier&lt;/em&gt; » décrit l’histoire de l’étudiante de bonne famille ne pouvant plus s’affranchir d’un homme ivrogne, associable sans profession, qui la trompe avec son amie, en allant même jusqu’à l’épouser pour la simple raison qu’il lui a révélé l’amour physique et lui a procuré l’orgasme. « &lt;em&gt;La chasse à l’amour&lt;/em&gt; » est l’histoire de Violette Leduc qui, vers la fin de sa vie ; après ses expériences bisexuelles racontées dans « &lt;em&gt;La bâtarde&lt;/em&gt; » ; a eut pour amant un ouvrier maçon auquel elle s’agrippait de toutes ses forces, et en usant de subterfuges, parce qu’il la comblait sexuellement, « &lt;em&gt;je [Violette] suis contente, je ressemble aux autres femmes&lt;/em&gt; ». Une négation cinglante du féminisme moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de ces trois réalités, ces réalités ne sont pas du tout indépendantes de la réalité féministe, on saisit l’ambiguïté du féminisme moderne. L'ambivalence de la femme féministe voulant nier sa féminité, expérimente l’ambivalence sexuelle (la bisexualité) et le lesbianisme et enfin, lorsqu’elle le peut, s’agrippe à l’homme qui lui procure l’orgasme ou l’homme « &lt;em&gt;gratificateur d’orgasme&lt;/em&gt; » pour finir telle qu’une bourgeoise mûre. Peut-on aller jusqu’à dire que la féministe moderne est une femme « &lt;em&gt;intellectuelle &lt;/em&gt;» qui n’a pas connu l’orgasme ? Ceci est un pas que je ne franchirais pas, même si c’est parfois tentant de le faire ! N’est-ce pas Simone de Beauvoir qui voyait dans le lesbianisme le résultat de l’absence ou de l’échec des relations hétérosexuelles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La misère du féminisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devient manifeste que la société Hermaphrodite ou la société « &lt;em&gt;hommes-femmes&lt;/em&gt; » d’aujourd’hui porte en elle les stigmates du féminisme moderne. La lecture du processus d’évolution du féminisme moderne, la négation de la féminité – la négation de l’hétérosexualité – le lesbianisme – la sensibilité féminine – la femme qui ressemble aux autres femmes par la satisfaction sexuelle procurée par le mâle, expliquent clairement l’image qu’ont la femme et la société aujourd’hui de l’homme idéal, un efféminé qui baise comme un routier ou un maçon. Les féministes d’autrefois ont laissé la place aujourd’hui aux Chiennes de garde paradant avec un caniche faisant office de pit-bull.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le combat du féminisme moderne qui voulait que l’Autre soit la Même a engendré que l’Autre ne soit plus le même. Contrairement au féminisme des lumières qui voulait que l’Autre soit l’égale de l’Autre, le féminisme moderne en cherchant l’indifférenciation a obtenu une réduction de la virilité. Toutefois, le féminisme moderne a eu comme autres conséquences, la féminisation des mots même au prix d’une laideur phonétique, par exemple « &lt;em&gt;cheminote&lt;/em&gt; », et le politiquement correct. C’est à cause de cette fumisterie qui veut que l’Autre soit le Même, qu’on nage aujourd’hui dans une pleine hypocrisie linguistique et dans le langage lissé sous la contrainte d’une panoplie de lois anti-sexiste, anti-homophobe, anti-raciste, anti-antisémite, etc. ... On ne dit plus noire, on parle d’une personne de couleur. On n’a plus le droit de demander à quelqu’un s’il est pédé, mais plutôt lui demander son orientation sexuelle. On ne dit plus reubeu ou feuj parce que c’est péjoratif, raciste et antisémite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est important d’être conscient aujourd’hui d’une certaine réalité politique avant qu’il soit un peu tard. On est entrain d’assister aujourd’hui à l’entrée du féminisme dans la pensée politique. Le féminisme en tant que combat pour la libération de la raison féminine, l’accès à la citoyenneté et pour la l’égalité est entrain d’être détourné aujourd’hui au profit d’une lutte des sexes hommes/femmes à l’instar de la lutte des classes capitalistes/prolétaires. Alors que le féminisme d’autrefois était le prolongement des lumières, le féminisme moderne en tant que pensée politique n’est ni plus ni moins que le prolongement du marxisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que la dictature des prolétaires est devenue chimérique aujourd’hui, les femmes (celles qui font dans le féminisme politique) sont entrain d’œuvrer secrètement pour la dictature des femmes et pour une société idéale, qui est la gynécocratie communiste d’Aristophane, la communauté des biens et la communauté des sexes. Le but inavoué de ce féminisme politique est de renvoyer les hommes à la maison pour s’occuper des tâches ménagères et de projeter les femmes dans la gestion des affaires de la cité. Est-ce que vous savez qu’elle était la préoccupation première du féminisme politique lors de la révolution orange en Ukraine ? C’est de savoir si oui ou non les femmes pouvaient renvoyer leur mari au fourneau (dans la cuisine) une fois que la révolution orange aurait aboutie ! C’était réellement la préoccupation première de cette féministe politique « &lt;em&gt;notoire&lt;/em&gt; » que je ne citerais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne nous trompons pas, ce féminisme politique est entrain d’avancer cacher en usant et en abusant de subterfuges autour de deux slogans (« &lt;em&gt;la femme est l’avenir de l’homme&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;on ne naît pas femme, on le devient&lt;/em&gt; ») et quelques thèmes tels que la violence conjugale, l’inégalité salariale, la laïcité, les taches ménagères, tout en s’intégrant au mouvement social et à l’autre tromperie qui est l’alter-mondialisme. Pour aboutir enfin de compte à la configuration finale de ce féminisme politique visant à transformer les rapports de domination hommes capitalistes du Nord/femmes prolétaires du Sud et à construire une nouvelle utopie différente du libéralisme et de la barbarie (dans le langage du féminisme politique la barbarie veut dire l’islamisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, il est important aujourd’hui de s’approprier les thèmes favoris des féministes politiques afin de les assainir de la désinformation volontaire qu’ils recèlent en eux. Il est faux de dire qu’aujourd’hui les femmes perçoivent 20% de salaire en moins que les hommes, que seulement 20% des femmes occupent les postes élevés dans la hiérarchie des entreprises et qu’il y a plus de femmes au chômage que les hommes. Surtout lorsqu’on sait que ces écarts ou ces différences sont évalués à partir d’une grossièreté statique, telle que par exemple la masse salariale qui est une donnée hétérogène et ne peut constituer une base de comparaison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut le rappeler une fois pour toutes que le marché est indifférent au sexe, à la race, à la religion, etc.. Le marché est là pour faire coïncider une offre à une demande (ou une demande à une offre). Sur le marché la femme et l’homme cessent d’être des femmes et des hommes mais ils deviennent plutôt acheteurs et vendeurs. Pour le même poste, la même fonction, les mêmes tâches le salaire perçu est différent d’une entreprise à une autre. Dans une même entreprise, pour le même poste, la même fonction, les mêmes tâches le salaire perçu est différent d’une personne à une autre ou d’un homme à un autre. Ces différences de salaires n’ont rien à voir avec le sexe, la religion, la race, mais plutôt elles sont liées à la différence de situations entre les entreprises, les diplômes, l’école ou l’université, l’expérience professionnelle, le savoir-faire, les compétences des personnes, etc... De même, on ne peut comprendre les raisons d’un taux de chômage plus élevé chez les femmes que chez les hommes en faisant abstraction de l’orientation et du parcours universitaire. On ne peut comprendre les raisons du chômage féminin et l’absence des femmes dans des postes élevés de la hiérarchie des entreprises en faisant abstraction de ces bataillons d’étudiantes qui s’inscrive dans des filières universitaires cul de sac, telles que les filières de langues, de littératures, de sociologie, de psychologie, d’histoire, de géographie, etc.… qui ne mènent nul part. On a dans ces cas là des milliers de femmes qui ont suivi des études universitaires pour devenir des chômeuses. Certaines d’entre-elles vont se recycler dans d’autres filières, infirmières, ressources humaines, gestions, etc.. pour se mettre en adéquation avec la demande du marché mais rare sont celles qui deviendraient des Françoise Dolto ou des Marguerite Duras. Dans son essence le chômage féminin n’a rien à voir avec la ségrégation sexuelle mais plutôt il est dû à une inadéquation de l’offre par rapport à la demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, on ne peut expliquer la violence conjugale par la seule violence de l’homme en la séparant de ce qui est devenue aujourd’hui la femme grossière, vulgaire, roulant les mécaniques et faisant de l’infidélité une institution. Alors que dans cette nouvelle société Hermaphrodite, on a plus affaire à des hommes soumis qu’à des femmes soumises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, on ne peut pas vraiment dire que 80% des femmes assurent encore la totalité des tâches ménagères alors qu’on n’a jamais vu de maisons autant grasses et sales, telles que les maisons d’hommes célibataires, que depuis l’apparition du féminisme moderne. Qu’est-ce qu’on appelle des taches ménagères aujourd’hui ? Est-ce la femme de maison qui loue les services d’une aide ménagère, et là on ne parle plus de tâches ménagères mais d’une offre et d’une demande dans un marché de services ? Est-ce qu’on appelle aujourd’hui une tâche ménagère le fait d’appuyer sur un bouton pour laver le linge et le sécher, de mettre un plat surgelé dans un four et d’allumer ce dernier ou de mettre la vaisselle sale dans un lave-vaisselle ? Comment peut-on dire aujourd’hui que les femmes assurent à 80% les tâches ménagères alors qu’elles ne font qu’appuyer sur un bouton 5 ou 6 fois par jour et passer l’aspirateur une fois par mois tout en sachant que les hommes appuient aussi sur les mêmes boutons ? De même lorsqu’il s’agit d’amener les enfants à la crèche ou à l’école et de les ramener à la maison !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il aussi rappeler à ces nouvelles féministes, que c’est le capital ; le progrès constitue l’essence même du capitalisme, la pilule, les laboratoires pharmaceutiques, l’avortement, les progrès de la médecine, les entreprises des appareils électroménagers ; qui, pour phraser la sainte féministe Taslima Nasreen qui appelle à « &lt;em&gt;la libération de l’utérus&lt;/em&gt; » des femmes musulmanes, a libéré l’utérus des femmes dont les marxistes d’entre-elles et qui leur a permis de « retrouver » la maîtrise de leur corps ? Comme il a libéré avant-elles les prolétaires non pas par des beaux discours mais par l’accumulation des richesses économiques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il ne faut pas perdre de vue le combat d’arrière garde qui est entrain de mener le féminisme politique au nom de la laïcité. Pour les féministes modernes, les « &lt;em&gt;petites connes&lt;/em&gt; », c’est ainsi qu’elles désignent en privé ou entre-elles les femmes voilées, sont des femmes soumises, s’accommodant de la société patriarcale et constituent pour elles un obstacle à la transformation des rapports hommes/femmes en particulier mais aussi du rapport hommes capitalistes du Nord/femmes prolétaires du Sud en général. S’il est certain que le port du voile peut-être interprété comme une soumission (on a vu plus haut la soumission volontaire de ces féministes à l’homme « &lt;em&gt;gratificateur d’orgasme&lt;/em&gt; ») de la femme à dieu, à l’homme et la société patriarcale et qu’il porteur d’une certaine charge politique lié à ce qu’on appelle l’internationale islamiste. Il est certain aussi que le port du voile a été émancipateur pour beaucoup de femmes et cette émancipation des femmes et la libération de la raison qu’elle a entraînée peut se retrouver, pas dans sa totalité mais sûrement dans une de ces composantes, dans un féminisme des lumières. Pour une majorité des étudiantes et des femmes actives en Europe le port du voile signifie une identification à la modernité mais sans identification à l’occidentalisation des mœurs. C’est en quelque sorte le féminisme des lumières versus la misère du féminisme moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et l’homme arabe et musulman dans tout ça ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’homme arabe et musulman est à mille lieux de ces considérations philosophiques ou existentialistes mais ceci n’empêche pas qu’il est entrain de les subir. Le cheikh Rifaa Tahtawi après un séjour de 6 ans à Paris, suite à une expédition « &lt;em&gt;scientifique &lt;/em&gt;» de 1826 à 1831 organisée par le Pacha Mohamed Ali, avait conclu que les Françaises (les occidentales) n’étaient ni plus ni moins légères que les musulmanes et que le voile et le cou et les bras nus n’ont rien à voir avec la pudeur (« &lt;em&gt;L’Or de Paris&lt;/em&gt; » (1957) et lire l’excellent livre de Guy Sorman « &lt;em&gt;Les enfants de Rifaa&lt;/em&gt; » (2003)). Toutefois, la position des ulémas et la majorité des musulmans sur ce sujet n’a guère évolué depuis le temps de Rifaa, pour eux toute femme occidentale ne pouvait être qu’une prostituée. L’homme arabe et musulman se trouve être pris entre la logique des ulémas, des conservateurs musulmans et des islamistes et la libération sexuelle en tant que conséquence possible de la libération de la raison de la femme et de son émancipation du diktat et du carcan familial, religieux, culturel et sociétal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, détrompez-vous, la sexualité arabe et musulmane n’est pas différente de celle des autres civilisations ou des occidentaux, elle a aussi son histoire, son homosexualité, son libertinage, son érotisme, ses harems, ses ruses, ses adultères, ses infidélités, etc.. Afin de se convaincre de ceci il suffit juste de lire le livre « &lt;em&gt;Mille et une nuits&lt;/em&gt; » ou celui du cheikh Muhammad Al-Nafzaoui « &lt;em&gt;Le jardin parfumé&lt;/em&gt; » (qui se nomme en réalité « &lt;em&gt;Le parfum des prairies&lt;/em&gt; »), pour lire l’histoire de Sadjâh Al-Tamîmiyya et du Mousaylima Al-Kinndî des contemporains du prophète Mohamed ou l’infidélité fataliste de Hamdouna, la femme du vizir avec le bouffon Bahloul, qui pour justifier sa conduite auprès de sa servante à paraphraser les paroles du prophète, « &lt;em&gt;Tout homme porte inscrite sa destinée sur son front &lt;/em&gt;». Mais aussi, de se rappeler que l’érotologie était chez les arabes et les musulmans une science appelée « &lt;em&gt;Ilm al-bâh&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est certain aujourd’hui que la libération de la femme arabe se heurte à la position des ulémas, des conservateurs musulmans, des islamistes et de la majorité des hommes arabes et musulmans, parce qu’elle celle-ci n’est pas seulement relative à la femme occidentale mais aussi à la femme musulmane libre. Pour tout ce beau monde, toute femme musulmane libre ne peut être, elle aussi, qu’une prostituée. Cette position de la majorité des hommes arabes et musulmans découle d’une logique binaire qui veut que la femme n’ait le choix qu’entre l’islam ou la pornographie parce que entre les deux il n’y a pas de compromis possible. Et comment se manifeste l’islam chez la femme ? Par le port du voile ou le tchador qui la protège de l’homme fou de désir et violeur potentiel ! Autrement, toute femme qui ne porte pas le voile et qui s’habille comme elle le désir est une aguichante qui mérite d’être violée et importunée par le mâle dominateur. Le mâle dominateur dont mère et père exaltent, dès sa naissance, la virilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette logique sur laquelle repose depuis quelques décennies le monde arabe et musulman est entrain de s’entretenir et de se nourrir d’elle-même, c’est pour cela qu’il y a de moins en moins de femmes non voilées dans les capitales arabes, telle que le Caire, Alger, etc.. Les femmes intégrant cette logique de la majorité des hommes musulmans, sortent de moins en moins non voilées. Ceci renforce cette logique en faisant d’elle un postulat véridique, ce qui est loin d’être le cas. Cette logique se renforçant par elle-même exerce de plus en plus de pression sur les femmes non voilées, en les obligeant de se voiler de plus de plus parce que les récalcitrantes seraient traitées de tous les noms et considérées enfin de compte comme des prostituées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, cette marche forcée au voile sous le regard des gardiens de la pudeur féminine ne permet plus de distinguer entre la femme pieuse et la vicieuse qui porte le voile par conformisme. En Iran par exemple les femmes religieuses n’ont cessé de demander de pouvoir porter un tchador de couleur autre que noir ou couleur terre afin de se distinguer des autres femmes qui porte le voile par orthodoxie. En Égypte, qui est le pays arabe et musulman qui compte l’industrie du voile la plus florissante et la plus inventrice, le voile se décline à l’infini dans toutes les couleurs, avec motifs ou sans motifs, foncé ou transparent, austère ou sexy, large ou moulant pour devenir pour la femme un objet de séduction (et re-belote). Démystifiez-vous, sous le voile ou le tchador il n’y a pas forcément de la chasteté ! En Égypte, en Iran ou ailleurs les jeunes femmes voilées peuvent sortir en public sans que leurs parents ne s’y opposent et sans se faire importuner. Les jeunes femmes peuvent approcher les hommes sans être suspectes, elles assistent à des soirées privées mixtes côtoyant hommes et alcools et comme le voile se décline à l’infini l’acte sexuel lui aussi se décline à l’infini. Pour se rendre compte que l’habille n’a jamais fait le moine, la chaste ou la vierge. Enfin, Il ne faut pas oublier de parler de l’expansion dans des pays tels que l’Iran, l’Egypte, la Syrie, etc.., du mariage du plaisir (Zaouej Elmoutaa) dans ses différentes formes selon les pays, les coutumes, la classe sociale, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec de la Pudibonderie et de l’apartheid des femmes érigées en institution dans des pays tels que l’Iran ou l’Arabie Saoudite se manifeste de plusieurs façons. La première consiste dans la recrudescence de la prostitution en Iran et la réouverture depuis l’année 2002 des lupanars (les maisons-closes) à Téhéran comme au temps du Shah. On s’aperçoit que même une révolution islamique n’a pas réussi à mettre un terme au premier métier au monde. La deuxième est la schizophrénie de la société saoudienne rigoureusement musulmane dans son aspect extérieur alors qu’elle est dissipée de l’intérieur, des hommes dépravés et des cours de femmes recluses faisant d’elles des lesbiennes potentielles. Evidement, qu’il ne s’agit pas du lesbianisme « &lt;em&gt;vulgaire &lt;/em&gt;» propre aux féministes modernes et à l’occident mais plutôt d’un lesbianisme « &lt;em&gt;raffiné&lt;/em&gt; » ou « &lt;em&gt;superficiel&lt;/em&gt; » qui a été toujours présent dans les sociétés arabes et musulmanes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Enfin le Tunisien&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe une constante dans le monde arabe et musulman, contrairement aux pays occidentaux, c’est qu’il n’y a jamais eu à vrai dire un combat féministe pour l’émancipation de la femme. Dans tous les pays arabes et à divers degrés on a toujours assisté à une féminisation venant d’en haut, une féminisation d’état. Le couronnement de cette féminisation d’état a été atteint en Tunisie en 1956 par l’adoption du code du statut personnel (CSP) sous l’instigation de Bourguiba, laissant aujourd’hui aux tunisiennes un héritage inestimable et faisant d’elles une femme privilégiée dans le monde arabe. Qu’aujourd’hui certains islamistes tunisiens essayent de trouver des prétextes visant à l’annulation ou à l’amendement du CSP est aussi une réalité, je pense toutefois qu’ils s’engagent dans un combat perdu d’avance. Ainsi, sans aucune lutte menée et sans le moindre réel débat, la femme tunisienne se trouve accordée le droit à l’éducation, le droit de vote et le droit au marché du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, On assiste avec ces dernières générations de tunisiennes et de tunisiens, suite à la libération de la femme, à une libération sexuelle qui dans certains de ses aspects peut ressembler à une prostitution généralisée. A cet état de fait, on peut apporter plusieurs explications tout aussi valable l’une que l’autre. On peut avancer que la libération de la femme entraîne forcément la libération sexuelle et la fin des tabous. Aussi, on peut expliquer cette libération sexuelle par l’existence d’un lien privilégié entre le centre de l’existentialisme et le féminisme moderne, qui est la France, et la Tunisie. Comme on peut expliquer ceci par l’attrait réel chez certains tunisiens des mœurs occidentales ! Pour ma part j’explique ceci par deux raisons essentielles, en plus de celles évoquées précédemment : La première est que la libération de la raison de la femme qui a caractérisé la première phase du féminisme d’état se trouve, depuis quelques années, limitée dans son expansion par la dictature. A quoi sert la libération de la raison de la femme dans un pays où il est interdit de critiquer ? Alors on assiste depuis à un transfert de l’exercice de la liberté de la raison vers la liberté sexuelle. La deuxième raison est celle de la dégradation du statut de l’homme tunisien dans la société d’aujourd’hui. Un tunisien humilié en dehors de la maison par le policier, une paie de misère engloutie en quelques jours, un divorce qui tourne souvent à l’avantage des femmes en disqualifiant les pères, etc.. ne peut-être respecté à l’intérieur de la maison par sa femme et ses filles qui demandent tous les jours plus d’argents. C’est cette situation de misère humaine et d’humiliation quotidienne qui explique dans certains cas la violence conjugale en Tunisie. La dictature actuelle ne pouvant rien apporter de plus que les réformes entamées par Bourguiba s’est résolue à rabaisser l’homme tunisien pour pouvoir exalter les acquis de la femme tunisienne depuis l’ère du changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors de chez elle, la jeune femme ou la femme tunisienne se trouve livrée à elle-même encerclé d’une horde, au vrai sens du terme, qui ne la laisse pas faire un pas sans se faire draguer, siffler, importuner ou de se faire traiter de tous les noms d’oiseaux. Dans les faits la femme tunisienne est confrontée, oui je peux le dire puisque moi-même je suis tunisien, au tunisien l’homme par essence grossier et vulgaire et qui de surcroît se prend pour un séducteur né et un « &lt;em&gt;gratificateur&lt;/em&gt; » potentiel d’orgasme qu’aucune femme ne peut lui résister. Aucun homme arabe ; on peut dire qu’aucun homme ; ne possède un langage aussi grossier et ordurier que le langage d’un tunisien. La séduction et la drague sont un art et elles possèdent un code particulier qu’il faut respecter, il n’y a que le Tunisien (que ça soit en Tunisie ou ailleurs en Europe) pour rendre la séduction anti-pathétique et importune. Et comment il réagit le Tunisien à la femme qui lui résiste, il la traite de prostituée. Ils ont quand même une drôle de logique ces tunisiens, pour eux une femme qui leur résiste est une prostituée et une femme qui répond à leur avance est aussi une prostituée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pression qu’exerce le Tunisien sur la femme tunisienne nourrit deux tendances contradictoires qui prennent en étau l’autre grande majorité des tunisiennes. On retrouve premièrement la tendance qu’on a déjà vue dans les autres capitales du monde arabe, une logique qui s’entretient d’elle-même et qui pousse la Tunisienne à se voiler. C’est par cette tendance qu’on explique un certain retour du voile en Tunisie. Que les islamistes tunisiens se désenchantent, ce phénomène n’a rien à voir avec un quelconque islam politique, il s’agit plutôt d’une distinction par le voile des mœurs occidentales chez certaines filles tunisiennes. L’apparition du voile en Tunisie est bien confinée généralement dans une frange donnée des jeunes femmes tunisiennes, celles qui ont arrêté leurs études et qui sont à leur recherche d’un mari. Deuxièmement, il existe en Tunisie une tendance inexistante dans les autres pays du monde arabe qui se trouve être dans sa vulgarité, sa grossièreté et sa libération des mœurs très proche du MLF. La vulgarité et la grossièreté de la femme tunisienne constituent dans la réalité une réponse à la grossièreté et la vulgarité des tunisiens, même si la dictature actuelle a fait de la vulgarité une institution. C’est ainsi que lorsque la femme se trouve être dans un environnement hostile, telle que les banlieues en France ou les cités des grandes villes tunisiennes, elle s’approprie les manières et le langage de l’homme pour en faire un bouclier. Cependant, la grande majorité des tunisiennes n’appartiennent ni à l’une ni à l’autre tendance. Elles sont généralement des femmes libres non voilées, il y a aussi des femmes voilées, pour qui la libération de la femme est une libération de la raison faisant de la femme l’égale de l’homme. Elles ne sont pas toutes forcément chastes mais elles ne sont pas des putains non plus, elles sont dans leur majorité des étudiantes, des cadres dans les entreprises privées, les administrations, les entreprises publiques, des entrepreneurs ou des professions libérales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Tunisie la libération de la femme aurait pu être vraiment complète s’il n’y avait pas le poids des traditions et l’homme tunisien. Il existe actuellement en Tunisie certains phénomènes avérés, liés à la sacro-sainte virginité et interagissant entre eux, qui corroborent ces dires. Le premier phénomène est celui de l’homme tunisien qui passent une partie de sa jeunesse à chercher des femmes avec lesquelles couché pour chercher la femme vierge avec laquelle se marier. Toutefois, en extrapolant cette logique à tous les hommes et dans le temps à va aboutir à une situation connue dans la gestion des réseaux ou d’accès aux données, à savoir les goulots d’étranglement où il n’y aura plus de femmes vierges avec laquelle se marier. L’intégration de cette donnée par la femme tunisienne a donné lieu ces dernières années à la banalisation des interventions chirurgicales pour recréer artificielle une fausse virginité et à la recrudescence des divorces après 6 mois de mariage, qui libère « &lt;em&gt;juridiquement &lt;/em&gt;» la femme du poids de la sacro-sainte virginité. Et c’est à partir de cette réalité quotidienne tunisienne qu’on sent fortement que cette libération de la femme n’est pas forcément assumée ni du côté des hommes ni du côté des femmes elles-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe un facteur primordial à la libération de la femme, auquel j’ai fait rapidement allusion, à savoir le facteur économique. C’est pendant la première guerre mondiale de 1914-1918 que la femme européenne s’est réellement libérée en abandonnant ses fourneaux pour l’usine afin de se substituer à l’homme qui est parti au front faire la guerre. C’est aussi l’appauvrissement provoqué par la révolution et la guerre Irak-Iran de 1981-1986 qui ont obligé les femmes iraniennes à travailler et à devenir plus visible dans la société pour qu’on parle aujourd’hui de l’émancipation de la femme iranienne. Cette émancipation de la femme iranienne ne peut s’expliquer uniquement par le tchador mais elle est essentiellement la conséquence d’un échec ou d’une crise économique. On peut facilement imaginer la même situation se reproduire en Arabie saoudite ou ailleurs demain pour qu’on parle après coup de l’émancipation de la femme saoudienne par le tchador alors que celle-ci, même avec son tchador, a été toujours cloîtrée à la maison. Aujourd’hui, partout dans le monde arabe et musulman, au Bangladesh, en Indonésie, en Égypte, en Iran, en Tunisie, etc… c’est bien l’économique qui conduit la femme dans l’espace public et qui fait d’elle un être aussi visible que l’homme ce qui déplait aux conservateurs musulmans et aux islamistes. On a souvent entendu certains prétextes évoqués par certains islamistes appelant au retour de la femme à la maison pour réduire le chômage, si ceci peut paraître très alléchant en terme arithmétique, ils oublient le facteur de l’inadéquation entre l’offre et la demande. En réalité, la seule finalité d’une telle proposition est de confiner de nouveau la femme dans la maison afin qu’elle redevienne invisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que dans ce texte je n’appelle pas à un quelconque retour à l’ordre moral ou à une quelconque dépravation sexuelle mais j’avance plutôt une voie médium possible, réelle et existante entre la chasteté et la pornographie que j’appelle la voie de l’amour par amour (oui je sais que c’est mon côté romantique qui parle là). Elle est la seule réponse possible aux frustrations, aux dépravations et à l’hypocrisie face à une situation caractérisée aujourd’hui par une prostitution généralisée handicapante pour une réelle libération de la femme que ceci soit en Europe ou dans le monde arabe. Il est aussi manifeste que l’institutionnalisation de la pudibonderie est une peine perdue alors que celle de la déviation sexuelle est dangereuse puisqu’elle essaye de normaliser le vice alors qu’il devrait rester confiné et pratiqué selon des codes stricts. Ce constat fait, tout en respectant par exemple les droits des homosexuels, il devient inopportun de parler de mariage homosexuel ou d’adoption d’enfants par des couples homosexuels ou lesbiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la libération de la femme arabe et musulmane ne peut réellement exister que dans un combat contre les effets néfastes du féminisme moderne qui érige deux obstacles réels à son émancipation. Les excès de la libération et la déviation sexuelle que représente le féminisme moderne sont entrain d’alimenter la force de résistance des ulémas, des conservateurs, des islamistes et la majorité des musulmans à toute émancipation réelle de la femme. Aussi, le féminisme moderne en tant que pensée politique s’inscrivant dans le prolongement du marxisme, la transformation des rapports hommes capitalistes du Nord/femmes prolétaires du Sud et l’alter mondialisme prive les femmes arabes et musulmanes d’un levier primordial dans l’émancipation de la femme, à savoir l’émancipation par l’indépendance économique et le travail résultants de la mondialisation. Dans ce cas précis, les féministes modernes se trouvent être les alliés objectifs de ceux qu’elles dénomment les barbares, les islamistes qui eux aussi voient d’un mauvais oeil cette mondialisation qui envoi les femmes des fourneaux à l’usine ou au champ. Quant au port du voile, on a vu qu’il apporte selon les circonstances des interprétations multiples souvent contradictoires mais reste qu’on ne peut imaginer une émancipation réelle de la femme dans le monde arabe alors qu’elle est dans sa majorité contenue sous le voile. Ce que je dis ici pour le monde arabe n’est pas valable pour la Tunisie où la femme s’est acquittée du voile. En Tunisie comme dans les pays occidentaux le port du voile doit-être laissé au libre arbitre de chaque femme sans contrainte ni prosélytisme. Il est chimérique de pourvoir penser ou parler de la libération de la femme arabe alors que les hommes arabes ne sont pas encore libres. La libération de la femme arabe et musulmane ne peut être vraiment considérée comme une avancée réelle que lorsque la libération de la raison de l’homme arabe et musulman devient une réalité concrète, ce qui est hélas aujourd’hui loin d’être le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111739034392723322?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111739034392723322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111739034392723322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/05/lhomme-cette-nouvelle-bte-de-cirque.html' title='L’homme, cette nouvelle bête de cirque !'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111680940363917676</id><published>2005-05-23T22:46:00.000-07:00</published><updated>2005-05-23T01:58:23.826-07:00</updated><title type='text'>Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ffcc00;"&gt;&lt;strong&gt;Autobiographie d’un anonyme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4ème Episode&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Tunisie, réveille-toi !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The ride of the walkyries&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Echim gaareb liloued ya zitouna&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en essayant de se connecter comme à l’accoutumée sur le forum de Tunezine dans l’après-midi du 4 juin 2002 que je tombe sur « &lt;em&gt;impossible d’afficher la page&lt;/em&gt; » ou « impossible &lt;em&gt;de trouver le serveur&lt;/em&gt; » pour penser juste à un problème de connexion au serveur de l’hébergeur du site. Ce n’est que dans la soirée, que j’ai appris comme d’autres l’arrestation de Zouhair Yahyaoui Alias Ettounsi par les services de la sécurité de l’Etat (Emna Eddawla) et qu’ils lui ont confisqué tout son matériel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans les locaux du ministère de l’intérieur, les services de la sécurité de l’Etat ont extorqué à Zouhair les mots de passe du site, les identités de certains forumiers du noyau dur, lecteur Assidu et Omar Khayyâm qu’ils ont trouvé en analysant son ordinateur. Comme ils ont voulu lui extorquer l’identité d’Ivan le terrible, mais ils se sont rapidement aperçus que Zouhair ne la connaissait pas. Ainsi, en récupérant les mots de passe du site Tunezine les services de la sécurité de l’Etat ont supprimé le site de la toile, même s’ils l’ont fait d’une manière très maladroite ce qui a permis la récupération du site Tunezine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rappelle ici qu’une l’une des « &lt;em&gt;fausses nouvelles&lt;/em&gt; » que la dictature a attribué à Zouhair pour l’embastiller, je ne citerais pas la première peut-être que Sophie le fera un jour, porte sur un message et une synthèse faisant suite à la conférence nationale virtuelle. Un message qui appelait au boycott des produits tunisiens et la synthèse de nos travaux sur le tourisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, si la dictature tablait sur l'épuisement de ce début de dynamique initié par conférence nationale virtuelle avec l’arrestation de Zouhair Yahyaoui, celle-ci a eu un effet contraire à celui qui était escompté puisqu’elle n’a fait que booster un processus qui aurait pu prendre beaucoup plus de temps encore. Ainsi, l’arrestation de Zouhair Yahyaoui a mis certains formiers, parmi ceux qui ont participé à la conférence nationale virtuelle, devant leurs responsabilités pour se lancer corps et âmes dans un combat pour la libération de Zouhair Yahyaoui. Aussi, l’arrestation de Zouhair Yahyaoui a fait connaître Tunezine pour que les connexions au forum explosent pour enregistrer des pics à 37 connectés et elle a entraîner l’apparition de nouveaux forumiers, les Astrubal, les Tiz, les Chamseddine, les Centrist, les Mistral, les Tarzan, etc.. et j’en oublie, sans qui le net tunisien ne serait pas aujourd’hui aussi actif, riche et varié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, l’arrestation de Zouhair Yahyaoui m’a poussé, en un peu de temps, de quitter mon statut d’un forumier anonyme à celui d’un citoyen anonyme qui se montre dans les manifestations et les réunions publiques et qui va à l’encontre des militants tout en ne pas dévoilant mon identité. C’est ainsi que ma première manifestation en tant que citoyen anonyme était celle en hommage à Abdelwaheb Boussaa et Lakhdar Sdiri, place de la république à paris, et que les premières personnes que j’ai rencontrées étaient Abdelwaheb Maatar, Sophie, Hasni, Chokri Hamrouni et Abdel wahab Hani.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à la conférence nationale virtuelle, Sophie a crée de son côté un groupe sur Yahoo groupe qui avait plusieurs finalités dans l’essentielle est la constitution d’un groupe de travail et de circulation de l’information. D’un autre, côté Hasni et moi-même avions pensés à la création d’un site complémentaire d’un point de vue forme et fond de Tunezine. D’ailleurs, comme on faisait partie prenante que groupe Yahoo, on a aussi demandé à Sophie de nous rejoindre dans cette aventure qui va devenir RT, d'autre part jusqu’aujourd’hui Sophie est administratrice du site réveiltunisien.org. A l’époque, et si ma mémoire ne me trahi pas trop, c’est bien Sophie qui a suggéré d’appeler le groupe derrière le site de RT, « &lt;em&gt;Tunisie, réveille-toi !&lt;/em&gt; ». Ainsi, je peux dire sans me tromper que les membres fondateurs de « &lt;em&gt;Tunisie, réveille-toi !&lt;/em&gt; » sont Sophie, Hasni et moi-même. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Hasni et moi-même avons mis en ligne le site de RT, une fois que Hasni a préparé une première maquette, dans sa première version html sous le site voila.fr &lt;/span&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/reveiltunisien" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;http://site.voila.fr/reveiltunisien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; (le lien n’est plus accessible). Cette première version de RT sous sa forme html a existé de mi-juin à début septembre (lancement de la version Spip de RT), une période durant laquelle on a publié la synthèse des travaux de la conférence nationale virtuelle, des appels pour Zouhair Yahyaoui et les images et les informations relatives à la grève de la faim de Radhia Nasraoui. Cependant, suite à l’arrestation de Zouhair Yahyaoui, Sophie a décidé de se retirer de tout travail pour RT et de se concentrer sur Tunezine et la libération de Zouhair Yahyaoui. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;En réaction au désistement de Sophie de RT, Hasni avait suggéré à l’époque de faire appel à une « &lt;em&gt;amie&lt;/em&gt; » helvétique au nom d’Angelica Diamantis, avec qui il a déjà travaillé, pour venir nous rejoindre et nous donner un coup de main. Ce que j’ai volontairement accepté alors qu’Angelica n’ait jamais encore intervenu sur le net tunisien. En effet, Hasni que ce soit pour le travail ou pour les réunions de travail préfère toujours la présence des non-tunisiens à ses côtés, afin de lui éviter une affirmation dérangeante, « &lt;em&gt;ah bon tu ne parles pas arabe !&lt;/em&gt; ». Le recrutement à l’époque d’Angelica pour RT s’inscrivait aussi dans cette vision, même si dans le cas d’espèce les raisons étaient aussi autres. On comprend mieux cette logique de la non-tunisianité qui sous-tend les fréquentations militantes de Hasni pour se réduire aujourd'hui à la fameuse ligue ; Sophie, Angelica, Luiza Toscane, etc... Je reconnais pour ma part qu’à l’époque j’ai sous-estimé cette composante constitutive de Hasni qui explique avec le recul beaucoup des dérives du net Tunisien et de RT.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Léa&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Oum ilyoun issoud&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111680940363917676?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111680940363917676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111680940363917676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/05/amour-gloire-et-beaut-le-remake_23.html' title='Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111589817577706400</id><published>2005-05-12T01:42:00.000-07:00</published><updated>2005-05-12T05:45:37.946-07:00</updated><title type='text'>Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;Autobiographie d’un anonyme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3ème Episode&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’apparition du terrible&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mises au point&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Avant de poursuive mon autobiographie d’anonyme avec ce 3ème épisode, je tiens à apporter les précisions suivantes et à faire une mise au point générale afin de couper court au travail de sape souterrain entrepris par certaines personnes dans le but de nuire à ma personne et de m’empêcher de parler et aussi afin de décrisper une tension très palpable sur le net tunisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le vendredi soir après la publication du 2ème d’Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien) une personne malveillante, un homme parlant français mais avec un accent tunisien, chargée par je ne sais quelle personne ou service (même si j’ai ma petite idée sur les personnes qui son derrière ce coup de couteau), a contacté Najet Boussaa pour lui demander d’aller visiter le site de nawaat.org et de lire les deux premiers épisodes de ma série où j’ai parlé d’elle et de sa famille. Cette personne, le numéro d’appel était caché, en demandant à Najet de lire mon récit avait évidemment l’intention de me nuire et de me faire du mal en la remontant contre ma personne. Parce que je vous laisse imaginer l’état de Najet qui apprend par un coup de fil anonyme que l’histoire de Abdelwaheb Boussaa (son histoire et celle de sa famille) est publiée sur le net sans qu’elle ne soit au courant. Or, si sur le coup et à la lecture de mon récit Najet avait mal en voyant remonter en elle une rage enfouie depuis 15 ans, finalement sa réaction était toute autre, elle était plutôt soulagée de voir enfin quelqu’un mettre sur la place publique l’histoire de Abdelwaheb Boussaa et les souffrances réelles endurées par toute une famille suite à l’injustice qui les a frappée. Je vous livre la réaction de Najet Boussaa tout en apportant mes excuses publiques à elle et à sa famille d’avoir parlée de cette histoire sans les mettre au courant auparavant pour qu’au moins ils se seraient préparés psychologiquement à revivre ces moments de douleurs intenses sans la délation d’une tierce personne. Comme il est évident que je n’ai pas insisté dans mon récit sur des détails de la vie privée de la famille Boussaa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction de Najet Boussaa : « &lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Malgré toute la peine ressentie à la lecture de l’histoire de ma famille (ou du moins la partie la plus marquante de cette histoire), un sentiment de soulagement a progressivement pris le dessus. Il paraît qu’un choc peut en guérir un autre. Même si la méthode laisse à désirer (j’ai considéré ça comme une 2ème violation de l’intimité de ma famille, la 1ère était lorsque des personnes étrangères se sont introduites dans notre maison, sans notre autorisation, sous le prétexte de chercher mon frère alors qu’ils l’avaient déjà capturé), peu importe ce qui compte c’est le résultat. In fine, merci Mourad pour ton courage, en te libérant tu m’as libéré, tu mérites mon respect.&lt;br /&gt;Mon message final s’adresse à Abdelwaheb pour lui dire : là où tu es, sache que je t’aime encore plus que jamais, que tu es présent dans ma vie, que je puise ma force dans la tienne. Tu es un homme, un vrai. Mais tu le sais déjà tout ça, n’est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; », (Merci à toi Najet de cette réaction très émouvante !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, j’espère que Najet Boussaa écrira un jour, tout en la conseillant de rester à mille lieux de la sphère politique, cette partie marquante de l’histoire de sa famille, que je pense serait un récit entier et émouvant parce que Abdelwaheb le mérite bien ! C’est par l’écriture des récits de l’injustice subie les victimes de la dictature qu’on écrira l’histoire future de la Tunisie. Toutes les familles des prisonniers politiques, ou les prisonniers politiques eux-mêmes, doivent prendre conscience de l’importance de ce travail sur elles-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A la suite de la publication du 1ère Episode d’Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien), Houeïda K. Anouar Alias Antekrista a envoyé un avertissement sérieux aux administrateurs des différents sites et lettre de diffusion pour demander aux uns mon bannissement, aux suivants ma non diffusion et aux derniers une vigilance très accrues, autrement ils risqueraient tous des poursuites judiciaires s’ils servaient de support à des publications dans lesquelles ses droits à la protection de la vie privée et à l’image ne seraient pas respectées. Moi-même j’ai reçu le même avertissement de poursuite judiciaire dans le cas de non respect de ses droits à la protection de la vie privée et à l’image, surchargé d’une menace de me rayer de la terre si je dépasse cette ligne rouge, alors que je n’avais nullement l’intention de succomber à un tel méfait. Houeïda K. Anouar m’a aussi informé qu’elle a chargé un avocat parisien, qui m’en verrait un courrier, et que je publierais, pour me rappeler au respect de la vie privée et à l’image de sa cliente. Toutefois, je ne comprends rien à cette réaction excessive de la part de Houeïda K. Anouar suite à la publication de mon autobiographie d’anonyme ni tous les dessous de cette cabale ! (Je tiens à préciser à Houeïda K. Anouar que ce que je viens de dire fait parti du domaine public).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un autre plan, si je comprends la réaction des actuels rédacteurs de RT (reveiltunisien.org) de ne pas me publier pour protéger leurs dérives ou un autre rédacteur, peut-être qu’ils se sont hâtés par bassesse d’oublier que RT c’est moi et que sans moi RT ne serait pas ce qu’il est devenu hier parce qu’aujourd’hui il est un champs de ruine (je reviendrais sur l’histoire de RT dans ce récit autobiographique). Je ne peux pas comprendre l’attitude d’obstruction adoptée par les responsables de Tunisnews qui se sont aplatis devant un avertissement de poursuite judiciaire. Je trouve ceci très décevant de leur part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je tiens à préciser une fois pour toutes et à tout le monde afin de finir avec cette paranoïa qui s’est emparée de beaucoup de personnes, que dans mon récit d’anonyme je n’évoquerais nullement la vie privée d’une telle ou telle personne et que je ne publierais aucune image quelque soit sa nature. Il est évident aussi que dans le cas où j’évoquerais des faits privés ils seront alors forcément liés à la vie publique et politique et sans lesquels tout le récit autobiographique serait décousu et sans beaucoup d’intérêts (par exemple ici l’histoire de Abdelwaheb Boussaa). Enfin, aucune identité d’anonyme ne sera dévoilée tant que cette personne est encore dans l’anonymat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Afin d’empêcher certaines vérités de voir le jour, certaines personnes ont commencé un dénigrement systématique à l’encontre de ma personne avec toutes sortes d’invectives allant de fou, de violent, et pourquoi pas au terroriste comme j’ai déjà eu droit auparavant aux qualificatifs de flic et de super agent digne des services de la Stasi ! Je tiens à rassurer toutes ces personnes que je suis à 100% de mes capacités mentales, ce n’est pas la peine de prétexter la sénilité, à 80% de ma condition physique mais que j’ai juste un gros bobo au cœur, je ne sais pas si cela peut les consoler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Enfin, je m’excuse auprès des uns et des autres pour les multiples coquilles qui se sont insérées dans le deuxième épisode de mon récit autobiographique, j’étais tellement bouleversé à l’écriture de ce récit sur Abdelwaheb Boussaa que je ne pouvais pas me relire et chaque fois que j’essayais de le faire j’étais encore bouleversé que j’ai choisi de laisser le texte avec toutes ses coquilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The ride of the walkyries&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Echim gaareb liloued ya zitouna&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que mon épouse était à Tunis pour assister aux funérailles de son frère, je n’ai pas arrêté de mon côté de suivre sur le net tous les communiqués et les dépêches parues sur cette mort tragique. J’en ai même fais une impression sur papier et constituer tout un dossier pour le jour où on évoquera l’histoire de Abdelwaheb Boussaa à notre fille. Dans sa cellule de prison à Bourj Erroumi Abdelwaheb avait avec lui certaines photos de sa famille dont la photo de mariage de sa sœur et une photo de notre fille, des affaires personnelles que l’administration pénitentiaire n’a jamais voulu restituer à sa famille malgré les demandes officielles pour les récupérer. Aujourd’hui, ma fille garde en souvenir d’un oncle qu’elle ne pourra jamais connaître une poupée dansante haïtienne que Abdelwaheb a réussi à acquérir de/dans sa prison, je ne sais pas aujourd’hui comme il l’a fait, pour la donner à mon épouse le jour où elle lui a rendu visite avant qu’il n’entame la semaine d’après sa grève de la faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, c’est en tapant « Abdelwaheb Boussaa » sur google, à la recherche de communiqués et de dépêches, que je suis tombé sur le forum de Tunezine les derniers jours du mois de mars 2002. Alors, j’ai commencé à me connecter tous les soirs après le travail sur le forum de Tunezine pour regarder et observer ce qui se passait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand mon épouse est rentrée de la Tunisie, d’ailleurs à un certain moment on a eu peur qu’ils ne la laissent pas repartir, j’ai continué à me connecter tous les soirs sur Tunezine sans essayer d’attirer son attention jusqu’au jour où j’ai décidé de poster pour la première fois malgré ses réticences. Si ma mémoire est bonne, je pense que mon premier post sur le forum de Tunezine est un post-réponse à un post de Freeman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc comme chacun qui allait poster pour la première fois j’étais confronté au choix du pseudonyme pour choisir enfin de compte celui d’Ivan le terrible. On m’a souvent questionné sur le choix de ce pseudonyme les raison de mon choix sont les suivantes : j’étais toujours un admiratif du tennisman Ivan Lendl c’est pour cette raison que j’ai opté pour Ivan toutefois comme on n’est pas sur un cour de tennis alors il fallait trouver autre chose que Lendl. Alors, je me suis arrêté sur Le terrible (ou Ivan le terrible) pour une raison toute simple : Ivan le terrible est un extraordinaire réformateur pour son époque et un homme à poigne même s’il est devenu un homme sanguinaire notoire, voir même un tsar terroriste pour certains, une fois qu’il avait été trahi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi au début, il y a avait toujours les mêmes forumiers qui se connectaient où le maximum du compteur du forum affichait son maximum à 10 connectés. Il y avait le noyau dur de Tunezine aussi hautain et froid, à l’époque comme il l’est encore aujourd’hui, et le reste des forumiers allant des mous aux durs ! Mais c’était un chic début sur le forum pour que Tunezine devienne petit à petit ma drogue. Au début on commence par dire qu’on va juste lire, mais à force de lire on sent l’envie d’écrire, d’exprimer un avis et si on écrit une première fois on est alors tenté de recommencer, ainsi de suite pour enfin me retrouver accro à Tunezine dans lequel je suis devenu très actif sans faire parti d’aucun noyau. A l’époque j’aimais beaucoup pousser Freeman à la contradiction et de construire d’excellents dialogues en anglais avec Maherbaal. J’avais, j’ai encore, beaucoup d’énergie pour participer pleinement et activement sur le forum de Tunezine malgré mon travail et ma petite famille que j’ai commencé petit à petit à « &lt;em&gt;délaisser &lt;/em&gt;». C’est en me voyant devenir de plus en plus actif sur le net que mon épouse me répète ce qu’elle a déjà dit auparavant, « &lt;em&gt;Mourad, j’ai déjà perdu mon père et mon frère et je n’ai pas envie de perdre tous les hommes que j’aime à cause de cette maudite politique&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, si de mon côté je n’ai pas cessé de la rassurer sur ma non implication réelle même si elle me voyait tout le temps sur Tunezine, au fonds de moi-même c’est le « &lt;em&gt;Mourad, on a tué mon frère !&lt;/em&gt; » qui était entrain de prendre le dessus sur le « &lt;em&gt;Mourad, je n’ai pas envie de te perdre, toi aussi !&lt;/em&gt; ». Ainsi, après avoir pris mes marques sur le forum de Tunezine, afin de contester la mascarade du référendum du 26 mai 2002 permettant des modifications et des rafistolages constitutionnels dans le but d’instaurer au profit de Ben Ali l’impunité et une présidence à vie, puisqu’il n’y a plus de limites dans le nombre d’investiture, j’étais l’instigateur et l’initiateur de la conférence nationale virtuelle du 26 mai ou la conférence de Tunezine qui avait abordé des thèmes comme ceux du tourisme, de la logistique, de l’opposition et enfin le référendum (Pour avoir une idée sur l’ensemble des travaux et échanges qui ont eu pendant cette conférence veuillez consulter le site reveiltunisien.org, rubrique Dossiers Thématiques, Conférences de Tunezine. &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.reveiltunisien.org/rubrique.php3?id_rubrique=11"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;http://www.reveiltunisien.org/rubrique.php3?id_rubrique=11&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;). C’est aussi, suite à cette occasion de la conférence nationale virtuelle de Tunezine que j’ai instauré pour une certaine période, le « Gooood Morninnng Tuneziiiiiiiiine » matinal pour réveiller le forum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre que cette conférence nationale virtuelle était un véritable pieds de nez à la dictature, elle a constitué à son époque un vrai succès avec la participation de la plus grande majorité des forumiers (d’ailleurs dans un article du courrier international évoquant Zouhair Yahyaoui, son arrestation, etc.. ils ont évoqué la conférence virtuelle de Tunezine comme le sondage la Tunisie est-elle un Zoo, etc… pour présenter à leurs lecteurs Tunezine). Aussi, la conférence nationale virtuelle a permit la mise en route d’une certaine dynamique, une mise en confiance des forumiers entre eux, la constituer de groupes de travail, la naissance quelques jours après de RT. Mais, elle a malheureusement aussi précipité la chute de Zouhair Yahyaoui et son arrestation. La publication de la lettre du juge Yahyaoui, les proxies décapants d’ettounsi et la mise en route d’une dynamique positive au sein du forum de Tunezine, qui sans l’arrestation d’ettounsi aurait pu prendre un bon tournant, étaient de trop pour la dictature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Léa&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Oum ilyoun issoud&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111589817577706400?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111589817577706400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111589817577706400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/05/amour-gloire-et-beaut-le-remake_12.html' title='Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111538094881417066</id><published>2005-05-06T02:00:00.000-07:00</published><updated>2005-05-06T08:55:35.063-07:00</updated><title type='text'>Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;Autobiographie d’un anonyme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2ème Episode&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;La perte d’un être très cher&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;The ride of the walkyries&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Echimgaareb liloued ya zitouna&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste quelques mois après nos fiançailles, été 1999, le père de Abdelwaheb Boussaa subit une attaque cérébrale le cloîtrant dans son lit. Cette attaque cérébrale subite et cette paralysie quasi-totale sont dus à ce sentiment d'impuissance qu’éprouvait ce père, de surcroît volontariste comme c’était le cas, face à une machine infernale qui broie tout sur son passage. Malgré tous les recours, malgré toutes les démarches possibles et imaginables entreprises par ce père pour prouver l’innocence de son fils et l’injustice qui l’a frappé, les portes de la prison se sont fermées une fois pour toutes sur Abdelwaheb Boussaa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après plusieurs mois passés cloué dans son lit et quelques mois aussi après notre mariage, printemps 2000, le père de Abdelwaheb Boussaa décède à la suite de sa maladie. D’autre part, malgré toutes les différentes demandes insistantes auprès de l’administration pénitentiaire pour que Abdelwaheb Boussaa puisse assister à l’enterrement de son père, celle-ci avait exprimé un refus catégorique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l’obtention de notre thèse de doctorat et notre mariage nous étions destinés autant que couple à une vie aisée et une carrière respective prometteuse. D’ailleurs, à la sortie des bancs de l’université nous avons réussi tous les deux notre concours d’habilitation à la recherche et à l’enseignement, une habilitation sans laquelle toute carrière universitaire devient impossible. J’ai obtenu un poste d’attaché temporaire à la recherche et à l’enseignement dans une université de province où j’ai enseigné la statistique tout en étant à la recherche d’un autre poste dans une société de services informatiques pour que je passe plusieurs mois de cette année là entre mon travail d’enseignant de statistique et celui de consultant chez une SSII. De son côté, mon épouse s’est mise a enseignée dans une école privée tout en préparant son concours de maître conférence pour obtenir après un an et demi un poste de maître conférence titulaire dans une université de province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation familiale, disant le, était plus au moins sur des bons rails ceci d’un point de vue professionnel, voir même une petite aisance matérielle. Toutefois, ce qui devait survenir est survenu le samedi matin 23 mars 2002.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On était à peine réveillée que le téléphone sonne, c’était ma belle-mère qui annonçait à sa fille, qu’ils venaient de recevoir un coup de fil du poste de police les prévenant que son fils, Abdelwaheb Boussaa, venait d’être transféré d’urgence de la prison Bourj Erroumi à l’hôpital de Bizerte et qu’ils sont prier d’aller le voir le plutôt possible. A leur arrivée à l’hôpital de Bizerte, c’est mon beau-frère qui rappelle mon épouse pour lui annoncer le décès de son frère, que ce décès n’est par survenu à l’hôpital mais que lorsqu’on l’a ramené, il était déjà mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En apprenant la mauvaise nouvelle, mon épouse était complètement effondrée et elle m’a dit une phrase qui eu l’effet d’une bombe sur moi, une phrase qui ne me quitte plus depuis ce tragique décès, « &lt;em&gt;Mourad, on a tué mon frère ! Mourad, on a tué mon frère !&lt;/em&gt; ». A partir de cet instant précis, ma vie ne va plus être la même pour complètement bifurquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Abdelwaheb Boussaa ne portait aucune trace de coup lorsqu’il était vu à l’hôpital par sa famille, l’administration pénitentiaire, donc le ministre de la justice de l’époque, l’a bien laissé mourir après l’avoir poussé à une grève de la faim illimitée qui a débuté courant décembre 2001. Il est impossible aujourd’hui de connaître le jour précis à partir duquel Abdelwaheb Boussaa a commencé sa grève de la faim, le seul qui le savait était Abdelwaheb Boussaa lui-même. Toutefois, il est certain qu’il a entamé sa grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, parce qu’ils l’ont changé de cellule pour le mettre dans une cellule d’homosexuels, entre le 18 et 24 décembre. A l’époque, on est rentré en vacances pour 15 jours pour assister aux fiançailles d’un de mes frères et à l’occasion mon épouse a rendu visite, le jour des visites, à son frère. La deuxième semaine lorsqu’ils sont partis lui rendre visite l’administration pénitentiaire leur a dit que Abdelwaheb Boussaa ne voulait pas les voir, ce qui veut dire en langage pénitencier qu’il est privé de visite et c’était bien dans la semaine indiquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon épouse est rentrée en urgence en Tunisie pour assister à l’enterrement de son frère. Le jour de l’enterrement un dispositif impressionnant des forces de l’ordre quadrillait les grands alentours de la maison de famille de Abdelwaheb Boussaa. Tout le gotha droit-de-l’hommiste était présent, Sihem Ben Sedrine, Omar Mestiri, Mokhtar Trifi, etc. Rached Ghannouchi a fait une allocution spéciale pour saluer l’âme du martyr Abdelwaheb Boussaa sur la chaîne ZeitounaTV. Aljazeera avait sollicité une interview téléphonique sauf qu’au moment du rendez-vous la ligne téléphonique a été coupée. Toutefois, il est étonnant de voir tout ce beau monde aux funérailles d’un militant islamiste d’Ennahdha alors que personne ne s'est soucié de lieu pendant ces 3 mois de grèves de la faim !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des explications à ceci a été donnée involontairement par Mokhtar Trifi. A la même interrogation faite par Mokhtar Trifi au frère de Abdelwaheb Boussaa, ce dernier lui répond qu’il a mis au courant une personne de la LTDH (j’ai oublié son nom exacte) pour qu’il voit Mokhtar Trifi lui répondre que cette personne est dans un placard et qu’il aurait du l’avertir personnellement. Il est quand même étonnant qu’au sein de la ligue de défense des droits de l’homme qu’une telle logique de mise au placard puisse exister alors qu’entre 500 et 600 prisonniers sont dans des mouroirs depuis 12 ou 15 ans. Il est quand même étonnant de savoir que parmi les défenseurs de l’homme attitrés tous ne sont pas des défenseurs actifs. Il est quand même ignoble de savoir l’existence de telles pratiques au sein d’une prestigieuse ONG tunisienne dans l’existence même et les subventions qu’elle reçoit sont liées à son activité de défense des prisonniers politiques. L’autre explication, qui elle est beaucoup plus générale, c’est que Abdelwaheb Boussaa n'a pas existé, tout comme d'autres centaines de prisonniers, pour les défenseurs des droits de l’homme. Ces derniers ne défendent pas tous les prisonniers politiques, ils usent juste du nombre des prisonniers islamistes pour leur fonds de commerce mais pour ne défendre enfin de compte que les prisonniers porteurs ou selon la tête du client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’elle aurait vraiment rapportée la défense de Abdelwaheb Boussaa aux défenseurs de droit de l’homme, il n’a pas demandé de sortir de prison mais juste de ne pas être dans une cellule avec des détraqués sexuels ? Qu’est-ce qu’elle aurait rapportée la défense des droits d’un prisonnier d’une famille modeste habitant la Ouerdia IV aux ONG? Absolument rien, donc ils l’ont laissé tomber, comme ils ont laissé tomber d’autres avant et d’autres après lui ! Il faut se demander pourquoi c’est toujours les mêmes noms des prisonniers politiques qui reviennent alors qu’ils sont autour de 600 prisonniers politiques encore à croupir dans les geôles de la dictature !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement, on a assisté à l’émergence d’un nouveau créneau porteur pour les ONG de droit de l’homme, les prisonniers « politiques » du net, quatre ou cinq noms qu’on trimbale pour se donner l’impression de l’action tout en cachant l’arbre des centaines de prisonniers invisibles. Pourquoi aujourd’hui on s’occupe des internautes de zarzis au dépend des autres internautes de Bizerte, de l’Ariana, etc.. ? Dites vous une fois pour toutes que si vous voyez des prisonniers politiques se faire défendre plus que d’autres, c’est qu’ils rapportent forcément quelques choses aux ONG, et ce qu’ils rapportent peut aller du « symbole » qu’on exploitera le moment venu à la rente à vie. Enfin dites vous, que la dure grève de la faim entreprise par Abdelwaheb Boussaa n’avait rien à rapporter aux ONG contrairement à la fausse grève de la faim entreprise par Taoufik Ben Brik ( j’ai bien dis une fausse grève de la faim entreprise par Ben Brik, parce que ce dernier n’a pas cessé de se goinfrer presque tous les deux jours tout en continuant à simuler sa grève, ceci est connu de la majorité des militants qui ont suivi cette « &lt;em&gt;grève de la faim &lt;/em&gt;» et à leur tête Moncef Marzouki).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, mon respect je le dois à ces familles des prisonniers invisibles, à leurs enfants sacrifiés dans toute leur chair, eux ils la méritent parce qu’ils ont préféré plutôt mourir dignes que de courber l’échine mais de grâce ne me demander pas plus. Je ne peux avoir du respect pour les faux défenseurs des droits de l’homme. Je ne peux pas avoir du respect pour ceux qui instrumentalisent toutes ses victimes. Je ne peux pas avoir du respect pour des opportunistes qui ont fait des prisonniers politiques des pions d’un fonds de commerce qui leur échappe. Je ne peux pas avoir du respect pour les défenseurs des prisonniers à la carte. Je ne peux pas avoir du respect pour ces défenseurs des droits de l’homme qui vivent eux et leurs enfants du malheur des prisonniers politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je lis aujourd’hui Hamadi Jbali dire « &lt;em&gt;Dis au monde entier de nous aider à sortir de cette tombe&lt;/em&gt; » je peux lui répondre, avec toute la peine que j’éprouve en moi, que tu n’as plus rien à apporter aux défenseurs des droits de l’homme et si par une heureuse coïncidence il arrive que tu sortes de prison ils laisseront les autres prisonniers politiques invisibles crever à petit feu parce qu’ils n’ont plus aucune « valeur » dans ce marché des droits de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement, Abdel wahab Hani me disait « &lt;em&gt;qu’il a décidé de s'effacer devant la grandeur de ces résistants de l'intérieur, ces héros des temps modernes, ces inconnus qui gravent les lettres de la dignité et de la liberté dans les geôles de l'Infâme à leur corps défendant&lt;/em&gt; ». Ainsi, lorsque Sihem Ben Sedrine avait demandé, le jour de l’enterrement de Abdelwaheb, à mon épouse de rejoindre les rangs de l’opposition, qui se trouvent en France pour apporter sa contribution à ce combat contre la dictature, je comprends aujourd’hui sa réponse plus que catégorique « &lt;em&gt;Notre famille a donné deux êtres des plus chers pour la Tunisie, je trouve qu’elle a assez donné. Maintenant c’est à chaque famille tunisienne de donner deux êtres de ceux qui leur sont plus chers pour peut-être espérer un jour une démocratie en Tunisie. Nous, nous ne donnerons plus rien, nous avons assez payé comme ça&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Léa&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Oum ilyoun issoud&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111538094881417066?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111538094881417066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111538094881417066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/05/amour-gloire-et-beaut-le-remake_06.html' title='Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111510231280339750</id><published>2005-05-03T20:45:00.000-07:00</published><updated>2005-05-23T02:02:11.966-07:00</updated><title type='text'>Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffcc33;"&gt;Autobiographie d’un anonyme&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je me suis promis depuis ma sortie de l’anonymat d’écrire une autobiographie intégrale de mes trois années passées « &lt;em&gt;inconnu &lt;/em&gt;» parmi les anonymes du net et les « militants » politiques des plus aux moins connus. J’ai toujours repoussé ce projet d’écriture par peur de rompre un pacte implicite, à l’instar de toute mafia, entre les membres d’une même institution ou groupe d’intérêts et dans le présent cas entre les membres d’une pseudo opposition faite de pseudos corpuscules d’opposants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, j’ai coupé hier tout ce qui me restait de liens qui m’auraient peut-être empêcher de présenter une reproduction juste et honnête de cette période de ma vie d’anonyme et de ce qu’a suivi par la suite (ce qui a suivi continu encore dans le temps) pour que je sois aujourd’hui libéré de toutes sortes de pressions et de chantages affectifs. N’appartenant à aucune association ou parti politique, étant toujours un électron libre, je préfère sceller aujourd’hui définitivement mon sort d’homme « politiquement » solitaire. J’ai toujours pensé qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné, surtout dans un milieu comme celui de la politique parce qu’autrement je finirais forcément par me vendre au plus offrant, comme l’ont fait, le font et le feront d’autres avant ou après moi. Parce que comme le dis Don Corléoné dans le parrain et avec la gestuelle s’il vous plait (reprise dans la série « &lt;em&gt;Les Sopranos&lt;/em&gt; ») « &lt;em&gt;chaque&lt;/em&gt; &lt;em&gt;fois que je m’en sors, ils me remettent dedans ! &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le titre « &lt;em&gt;Amour, Gloire et Beauté &lt;/em&gt;» ? J’ai choisi ce titre pour trois raisons essentielles. Premièrement, parce que ce que j’ai vu et vécu ces quelques années au sein de cette pseudo opposition et de la cyber-dissidence ne peut-être rien d’autre que le remake tunisien de cette même série américaine, mais hélas généralement avec beaucoup moins de classes et d’élégances. Deuxièmement, parce qu’on affaire à une série sans fin, d’alliances, de trahisons, d’infidélités, etc… Enfin, parce que ma mère regarde tous les matins après sa prière et avant de commencer ses tâches ménagères quotidiennes depuis des années cette même série américaine et elle ne s’en lasse pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 4 génériques deux du début et deux de la fin.&lt;br /&gt;Les deux génériques du début sont :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;The ride of the walkyries&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Echimgaareb liloued ya zitouna&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux génériques de la fin sont:&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Léa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Tih Iltali Ya Oum ilyoun issoud&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je dédie cette série, cette histoire qui est la mienne à Kacem. Je ne fais pas de films, je vis le film de ma vie qui est à la frontière du chaos. C’est à la frontière du chaos que les choses les plus vivantes, les plus innovantes, les plus extraordinaires, se passent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;1er Episode&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le prélude&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;The ride of the walkyries&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Echim gaareb liloued ya zitouna&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était un certain matin d’octobre 1998, il faisait encore beau. J’étais à mon bureau à l’université quand un collègue tunisien frappe à la porte et entre. Il était accompagné d’une jeune femme qu’il est venu me présenter, il s’agit d’une collègue tunisienne qui travaillait au même étage que nous mais que je n’ai jamais vu ou croiser auparavant. Cette collègue tunisienne est Najet Boussaa que j’ai commencé à connaître et à fréquenter depuis ce matin d’octobre 1998. Quelques jours après on a commencé à sortir ensemble. Najet Boussaa est une personne très brillante, major de sa promotion à l’université de Sfax ; alors qu’elle n’est pas sfaxienne il faut le faire ; boursière et résidait à l’époque à la maison de Tunisie boulevard Jourdan dans le 14ème arrondissement de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour je lui rendais visite dans sa chambre, elle a prétexté une course pour me laisser tout seul. Il y avait grand ouvert devant moi un sac noir et dans lequel il n’y avait rien d’autre qu’une lettre écrite en arabe. Par curiosité, mais comme je pensais aussi que ceci était fait exprès de sa part, j’ai lu la lettre qui se trouvait dans le sac. En lisant le contenu de la lettre j’étais frappé de un par l’élégance et la qualité de l’écriture et de deux par la force morale de la personne qui a écrit cette lettre. Cette personne, qui se trouvait en prison, était entrain de remonter le moral à sa sœur qui était partie poursuivre ses études en France. La lettre était signée Abdelwaheb (Bien évidemment Boussaa). Je me suis dis que cette lettre ne peut pas venir d’un prisonnier quelconque, elle était trop policée, trop parfaite mais rien sur les conditions de détention ni sur les raisons de celle-ci. Une fois que j’ai terminée ma lecture j’ai remis la lettre à sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Najet et moi les choses ont commencé à être très sérieuses, ce qui a fait que sa mère n’a cessé de la presser de me dévoiler l’histoire de son frère. Un jour Najet m’a dévoilé dans son intégralité l’histoire de son frère Abdelwaheb Boussaa, son arrestation, les charges retenues contre lui, la peine, le lieu de détention, les avocats qui l’ont défendu, l’affaire de Bâb Souika qu’on lui a collé avec d’autres co-détenus, leur exhibition à la population dans un passage télévisuel (personnellement je me rappelle très bien de ce passage télévisuel alors que le frère de la femme qui allait devenir quelques années après ma femme et la mère de mes enfants était devant moi sans même pouvoir me rappeler son visage). Ma réponse suite à cette présentation des faits liés à l’emprisonnement de Abdelwaheb Boussaa est la suivante : je m’en fou de ce qu’à fait ton frère ou ce qui est ton père, ta famille etc.. C’est toi que j’aime? c’est avec toi que je veux construire ma vie du reste je m’en fou. J’aurais donné la même réponse aujourd’hui et aujourd’hui même je tiens toujours, dans des circonstances toutes autres, le même discours et je donne toujours la même réponse lorsque je suis en face d'une personne que j'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génériques :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Léa&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Et&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tih Iltali Ya Oum ilyoun issoud&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111510231280339750?l=anti-conformismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111510231280339750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12073459/posts/default/111510231280339750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anti-conformismes.blogspot.com/2005/05/amour-gloire-et-beaut-le-remake.html' title='Amour, Gloire et Beauté (Le remake tunisien)'/><author><name>Mourad Dridi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07133103538083786419</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://photos1.blogger.com/img/40/3655/320/Blog%20_M1.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12073459.post-111459210346456157</id><published>2005-04-27T10:54:00.000-07:00</published><updated>2005-04-27T02:05:02.243-07:00</updated><title type='text'>في الحاجة إلىحركة تحررية تونسية*</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;تقديما لهذا النص الموجه في صيغة بيان، يتجه التوضيح تجنبا لكل سوء فهم متسرع و غير مجدي قد يعيق معناه و مداه أن المقصود من حركة ليست بنية و إنما نسقا و ديناميكية، و أن المقصود من التحرر أو التحررية فلسفة و نظرية و إيديولوجيا و تاريخ و برنامج سياسي و ممارسة اقتصادية و موقف نقدي و ذلك خارج خطأ ذلك القصور الضيق الذي يرجعها إلى الرأسمالية المتوحشة.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;إن وضع تونس اليوم يجسد نظام الأستبداد الإقطاعي حيث تتحدد جميع البنى السياسية بالنظر لحاجات الأمير و رغباته و مصالح عائلته و بطانته و أعوانهم و مرتزقتهم. و هكذا نجد الدولة في تركيبتها التشريعية و التنفيذية و القضائية مهيكلة على أساس إتاحة نهب ثروات البلاد و مواردها و وسائل الإنتاج داخلها على حساب المواطنين. فالتلاعب بالحسابات و انتشار الصكوك بدون رصيد و تواطئ القضاة التابعين و تهديد الأشخاص و عمليات التحيل العقاري و إصدار مراسيم و تراخيص التقسيم العقاري على المقاس و تزوير الكتائب و التحويلات غير المشروعة للأموال و ابتزاز الإعفاءات و المساهمات تحت التهديد بالمراقبة الجبائية في جميع المشاريع بشتى أنواعها انطلاقا من أبسط محل لبيع اللمج الجاهزة إلى مؤسسات التكنولوجيا المتقدمة تتم جميعها في سياق عمليات إثراء فردية مصرح بها تغطيها الدولة. و هذا الثراء الغير مشروع المجافي لمقاييس الكفائة و العمل يشكل كابحا حقيقيا للتنمية و الإستثمار و مراكمة رأس المال وخلق مواطن الشغل و استيعاب الأغلبية من البطالة.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;هذا النهب المنظم و استشراء الفساد لا يشجع على أي شكل من أشكال الإستثمار. فالمستثمر يفقد الرغبة في المبادرة ببعث المشاريع و خلق مواطن العمل إذا لم تتوفر لديه الثقة في المستقبل. و الثقة لا يمكن تحصيلها بالمراسيم أو التوجيهات و لكنها تتطلب مؤسسات مستقرة و قواعد لعبة معلومة سلفا و مساواة أمام القانون و دولة غير منحازة ألخ... بمعنى شروط و ممارسات بعيدة عن التصور في ضل الإستبداد الإقطاعي الذي ترزح تحته تونس اليوم. و هكذا يساهم تفاقم النهب و المضالم و القرارات الجائرة و مختلف الأضرار الإقتصادية الناتجة عن سلوك الأمير و عائلته و حاشيته لا فقط في توفير ضروف الثراء الفردي غير المشروع و إنما أيضا في تعتيم مناخ الأعمال و يشكل عقبة للتنمية. و في ضل هذه الوضعية المتسمة بتفاقم الفساد التي تعرفها تونس أصبح الثراء الفردي الفاحش غير فاقد للمشروعية فحسب و إنما مسؤولا عن بطالة آلاف التونسيين.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;حقيقة الوضع السياسي في تونس&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;تتكون المنضومة السياسية في تونس من جهاز التجمع الدستوري الديموقراطي الذي تتجند أقليته الفاعلة في خدمة الإستبداد الإقطاعي و من عدة أقطاب للمعارضة. و تتمحور مختلف أقطاب المعارضة حول إيديولوجيات شمولية مدحورة بتجاربها الذاتية و خارجة عن التاريخ. قطب ماركسي، شيوعي تروتسكي و مناهض للعولمة ثم قطب إسلامي و أخيرا قطب قومي عربي متصلون في ما بينهم على نحو من التداخل بما يشكل ضمنيا جبهة معادية للتحرر. و مهما بلغت الإختلافات بين هذه الإيديولوجيات الخاطئة و نضام الإستبداد فإنهم يشتركون في مواجهة عدو واحد وهو التيار التحرري.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ويمكن للإستبدادي أن يعتد بإسلامه و للقومي العربي أن يعتد بماركسيته و للإسلامي أن يعتد بمناهضته للعولمة و هكذا دواليك و لكن لا يمكن لأي منهم الإعتداد بتوجهه التحرري. و السبب الرئيسي لتفسير هذا التناقض الجذري بين الماركسية و الإسلاموية و القومجية مع النزعة التحررية يكمن في صميم هذه الإديولوجيات. فالماركسية و الإسلاموية و القومجية ليست سوى إيديولجيات الكل و المجموع بمعني إيديولوجيات كليانية شمولية. فالماركسية لا يمكنها الحياة بدون الكلية البروليتارية. و الإسلاموية لا يمكنها الوجود بدون جمع الأمة و مفهوم المؤمنين و كذلك القوميون العرب لا يمكنهم البقاء خارج مفهوم الوطن العربي. و بالنسبة لهذه الإيديولوجيات يطغى المجموع على الفرد الذي يزاح و لا يبقى له وجود بذاته في مواجهة المجموع.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;و من جانبها تضع النزعة التحررية الفرد أساسا لفلسفتها. و تهدف الفلسفة التحررية من تنضيم الجمع أو الكلية التأسيس للحرية الفردية الكاملة. فهذا الجمع بتنظيمه عن طريق التحرر السياسي (الديموقراطية) و التحرر الديني و التحرر من التقاليد و التحرر الإقتصادي إنما خدمة للفرد و حريته.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;و يبدو جليا ان الهيكلة الإديولوجية و الذهنية المنضمة على أساس نفي الفرد من خلاال هيمنة الجمع تجعل من الشيوعيين و الإسلاميين و القوميين مستبدين حقيقيين. و يتأكد ذلك من وقائع التاريخ و من خلال التجارب الواقعية العديدة و المختلفة. فهل يعني ذلك ضرورة إقصاء هذه الإديولوجيات الشمولية عن الممارسة السياسية؟ لقد تأكد اليوم أن التعايش المتناسق و المنضبط لمختلف الإديولوجيات لا يمكن أن يحصل إلا في إطار مؤسسات سياسية حرة. و يبقى مع ذلك التواجد سياسيا بصفة فعلية لهذه الإديولوجيات مشروطا بانخراطها في المؤسسات الديموقراطية التحررية الهادفة إلى ضمان حق الفرد في الأمن و حقه في الملكية و حقه في الحرية. فكل الإيديولوجيات على خلاف الإديولوجية التحررية تصبح شموليةعندما تجد نفسها في أوضاعها الإجتماعية المفضلة. فالإسلامية شمولية عندما تجد نفسها في نضام اجتماعي قائم على أساس مقولاتها الإيديولوجية. وهو ما ينطبق على بقية الإيديولوجيات . و تنفرد الإديولوجيا التحررية من السقوط في نزعة الإستبداد عندما تجد نفسها في نضام إجتماعي تحكمه أسسها الإديولوجية و هو ما يفسر سموها وطول نفسها بالنضر لغيرها من الإيديولوجيات رغم ما تبدو عليه من هشاشة في بداية نشأتها السياسية و الإيديولوجية.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;و من جهة أخرى يتميز الوضع الدولي بإفلاس الشيوعية وانهيار القومية العربية والإنحسار الإسلامي التدريجي. و يبدو الإتجاه الغالب المحدد لسير التاريخ اليوم عائقا يكاد يجعل من المستحيل أي تغيير ذو طابع ماركسي أو قومي عربي أو إسلامي في تونس لأنه سيكون مرتدا خارج المكان و الزمان. بقدر ما يصعب تصور تغيير مناقض لهيمنة مصالح الدول العضمى الأمريكية و الفرنسية.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;برنامج الحل التحرري&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;من المتأكد اليوم وضع الإنسان أو الفرد في مركز الإهتماماتالإجتماعية و السياسية و الدينية ألخ.. ذلك أنه من وجهة نضر مبدئية و عملية لا يمكن خلق نهضة حقيقية و تطور ديموقراطي جدي في إطار حياة إجتماعية قائمة على مفاهيم المجموعة و الكلية. و إن كان من درس لا ينبغي أن يغيب عنا من نهضة الأنوار في الغرب إنما هو أسبقية الفرد على المجموعة. و لابد من التنويه بصفة نهائية أنه باستثناء أنه باتثناء الديموقراطية اليونانية على محدودية مداها الزمني و التي استطاع نموذجها الفكري أن يصمد بعدها فإن الديموقراطية بقية عملية استنباط في محصلتها النهائية. و ماكان لهذا الإستنباط أن يحصل لو لم تكن دائما مسبوقة زمنيا بالنزعة التحررية. فالنزعة التحررية تسبق الديموقراطية و من خلال تأصيل الحرية عن طريق الفكر الحرنشأ مفهوم الحرية اللازم للديموقراطية. و من الواضح أن التحرر و الديموقراطية هما حقيقتان متلازمتان لأنه يصعب تصور ديموقراطيةخارج شروط التحرر حتى وإن أمكن تصور وضعية تحررية بدون ديموقراطية. ذلك أن الديموقراطية عنجما تتوقف عن دورها كقلعة من أجل الحرية تنتهي إلى ممارسات تسلطية لا تختلف عم ممارسات الإيدولوجيات الشمولية.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;لقد حاول الكثيرون قطع هذا الترابط بين التحرر و الديموقراطيةو لكن جميع محاولاتهم سواءا على المستوى الإديولوجي أو النضري أو العملي قد بائت جميعها بفشل ذريع. فالديموقراطية بالأساس تحررية و من دون ذلك ليست بديموقراطية. فالديموقراطية لا يمكنها الوجود أبدا خارج نسق تحرري كما لم يمكنها أبدا الوجود داخل نسق ماركسي، قومي أو إسلامي. و إذا كان نضالنا يهدف اليوم إلى إرساء ديموقراطية حقيقية في تونس فإن النضال لا يمكن أن يكون خارج المؤسسات الحر أو /ؤسسات التحرر.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;فما معنى التحررية؟ لقد إنبثق التحرر عن نقد لنمط من التكوين التسلطي للسلط الدينية و السياسية. و الإنسان كمحور للحرية هو أساس فكرة التحرر التي يتشكل حولها البرنامج اللبرالي الذي غايته تحرير الإنسان من كل سلطة مادية أو خارجية. فمن يتجرأ على القول بعدم حرية الفرد أو التشكيك في حقه في الحياة كإنسان متحرر. فمن التحرير العقائدي و السياسي و الإجتماعي للإنسان من التسلط، و من الحق الطبيعي للفرد في الحياة تبع روح فكر التحرر. فالمؤسسات السياسية و الدولة ذاتها لا شرعية لها ما لم تضمن الحق في الأمن و الملكية و الحرية. و المؤسسات السياسية إنما توجد لضمان الحرمة الجسدية للفرد و الموارد اللازمة لحياته و أخيرا حقه في تقرير وسائل بقائه خاصة و أن لا أحد يجهل أن كلا من أحسن من يحكم بما تقتضيه مصالحه.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6666;"&gt;و هكذا فإن البرنامج التحرري يهدف إلى بناء المؤسسات السياسية و تقديم الحل التحرري بقصد ضمان الحقوق و الحريات في الملكية و في الأمن لكل فرد. و مع ذلك وبدون تقديمه بصفة كاملة و إقتصارا على تحديد عناوين فصوله الأساسية يمكن تلخيص البرنامج التحرري في الفصل بين السلطة و الرأي و التفريق بين الرأي الديني و السلطة السياسية المدنية و حرية العتقد و التسامح و حقوق الإنسان و الأقليات و حياد الدولة و خضوع السلطة للمراقبة من طرف السلطة أو من السلط الضادة و التفريق بين السلط التشريعية و التنفيذية و القضائية و تقييد كل سلطة بدورها الخاص و مضاعفة المصالح الساسية و الدينية و الإقتصادية و التمييز بين الدولة و المجتمع و بين المجتمع المدني و النظام السياسي و حرية التعبير و التعددية و حرية المعتقد و المنافسة الحرة و نضام ديموقراطي كفيل وحده بضمان احترام الحرية الفردية لكل شخص و التمثيلية السياسية و العقد الإجتماعي. و هذا البرنامج التحرري مؤسس على قاعدة ضمان و حماية الحرية و على نقيض تام مع السلطة القائمة على الدين أو التسلط أو الشمولية و الإستبداد و مصادرة الرأي و الحزب الواحد و تداخل السلط و الإحتكار و الإقتصاد المسير إلخ...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;و من وجهة نضر إقتصادية صرفة يصبح البرنامج التحرري الحل الوحيد القابل للتحقيق. فالبرنامج التحرري لا ينضر إلى التنمية و النمو الإقتصادي بمعيار إيديولوجي و لكن بمعيارالواقعية الإقتصادية و التي تستمد وجودها من مقارنة التجارب الحقيقية و البحث عن الفاعلية في التجارة و التبادل الحر و "العولمة" و التنافس. و لكن على نقيض الأفكار المغلوطة التي يبثها البعض لا شيئ يمنع في إطار برنامج تحرري نظام ديموقراطي ذو تمثيلية من تحديد سياسة توزيع عادلة. كما أن لا شيئ يحول من وجهة نضر تحررية دون المفاوضات الإجتماعية أو وجود النقابات في إطار تعاقدي ينضم حقوق و واجبات كل طرف.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;لمحة تاريخية عن الحركة التحررية التونسية&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;لقد كان دعاة التحرر من التونسيين في جميع المواجهات التي عرفها تاريخ تونس الحديثة و كانو من أبرز قادة و ملهمي الحركة الوطنية و الحزب الجديد. و كان الهادي نويرة من رموز نزعة التحرر و هو الذي أسس البنك المركزي و الذي أنقذ البلاد عندما أصبح وزيرا أول من الإفلاس و الكارثة السياسية و الإقتصادية سنة 1970 و التي عقبت 10 سنوات من التعاضد و الإشتراكية الدستورية لأحمد بن صالح. كما نادى دعاة التحررداخل الحزب الإشتراكي الدستوري خلال سنوات 1970-1971 دعو في بيان 25 جوان 1970 إلى الفصل بين السلط التشريعية و التنفيذية و التحديد الدقيق لمجال كل من السلطتين. و إلى تحديد سلطات رئس الدولة و الحكومة و مجلس الأمة و إقرار آلية مناسبة في حالة شغور السلطة و تحديد مسؤوليات و مهام كل من الحزب و الدولة و دعو إلأى تركيز المبادئ الأخلاقية في هياكل الحزب و الإدارة. وقد تعرض أصحاب هذه النزعة بقيادة أحمد المستيري و حسيب بن عمار إلى مصادرة إنتصارهم في مؤتمر الحزب بالمنستير سنة 1971 من طرف الحبيب بورقيبة. و قد شكلت هذه السابقة الإنقلابية منعرجا تاريخيا لتوطد الإستبداد في تونس و خيبة آمال التونسيين و إجهاض الضروف الموضوعية لإقامة مؤسسات تحررية و نظام ديموقراطي. و على إثر التغيير الحاصل في 7 نوفمبر 1987 و قبل نشأة حزب منير الباجي و استعادة إحكام القبضة على البلاد من طرف الحزب تحت لافتة التجمع الدستوري الديمقراطي كان أصحاب النزعة التحررية في القائمات المستقلة الحاملين الحقيقيين للتغيير حتى وقع وصفهم بالحزب الرئاسي أو الحزب الجديد. و خلال الإنتخابات البلدية الجزئية في ديسمبر سنة 1987 كانت المفاجأة تحررية حيث تمكنو من الوصول إلى حد هزيمة الحزب الدستوري في معقله بقصرهلال مستفيدين من تردد النظام و الضروف المواتية.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;و اليوم تعيش تونس أحد أحلك مراحل تاريخها بعد أن مرت من الإستبداد المستنير إلى الإستبداد الإقطاعي مرورا بالإستبداد العادي. ومع ذلك لازال البعض يتحدث بفجاجة أو عن سوء نية على عن التحرر "على الطريقة التونسية" في حين أننا نعيش وضع غستبداد إقطاعي صرف. و كما في كل ظام إقطاعي لا يقبل الملك بأي سلطة منافسة سواء كانت سياسية أو إقتصادية و يضمن بقائه على أساس الترهيب السياسي و الفساد خلق البطانات الإقتصادية. فلا يمكن بأي وجه و حتى على المستوى الإقتصادي الحديث عن تحرر في الحالة التونسية. فالتحرر الإقتصادي ليس الرأسمالية المتوحشة و شراء الولاءات و لا يمكن أن يحصل ما لم تتحقق دولة غير منحازة و قواعد لعبة مستقرة و مناخ أعمال شفاف و هو ما يناقظ تماما الوضع الحالي في تونس. كما أن إقتصادا يتميز بهشاشة القطاع الخاص و استشراء المحسوبية و الحضور الطاغي للدولة لا يمكن توصيفه باقتصاد تحرري إلا إذا كان المقصود بذلك في حالة تونس تحرر الدولة و هو ما لا معنى له تماما.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;النداء التحرري&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;كلما مرت تونس بمرحلة صعبة نجد أن الحركة التحررية على مختلف أشكالها عرفت دائما الإتجابة و تأكيد حضورها. و من هذا المنطلق تبرز الحاجة اليوم إلى حركة تحررية تونسية شعبية إصلاحية وطنية. تتجاوز الأحزاب السياسية و المجتمع المدني لإخراج تونس من المأزق الذي وضعها فيه الإستبداد. لقد آن الأوان للأحرار من جميع المشارب سواءا كانوا من الحزب الحاكم أو من الأحرار الأصيلين المنضوين في حزب منير الباجي أو من المستقلين أو من بين الإسلاميين أو الذين وقعوا في قبضة الإستبداد للإلتقاء حول تنضيم أو أرضية تحررية تضعهم في محور الواقع السياسي. فالتونسيوون كغيرهم من الشعوب يتلائمون مع الوسطية و على أحرار اليسار و اليمين الإئتلاف في وسط يسار و يمين ليقدمو للتونسيين بديلا حقيقيا و ذا مصداقية يقطع مع الإستبداد و القومية و الشيوعية و الإسلامية. و لابد لهذا التحاف الوسطي أن يوجد كإيديولوجية و مشروع و إستراتيجية و إمكانيات حتى لا يكون مآله بدوره الفشل. و هذه الأرضية السياسية القائمة على الإعتدال يجب أن تنخرط في تواصل مع الإصلاحية البورقيبية من تحرير المرأة و تعميم التعليم و من بيان الشق الإصلاحي في الحزب الدستوري و من التغيير الشعبي الذي قام به الأحرار المستقلون بقصر هلال و على نقيض العهود المنكوثة لتحول 7 نوفمبر 1987. و يجب أن يكون دورها الأساسي بناء مؤسسات سياسية تضمن الحق في الأمنو الملكية و الحرية لكل تونسي حتى تعطي للمؤسسات التونسية الشرعية التي لم تتحقق قط من قبل لها. كما يجب العمل على إعادة تأهيل الاقتصاد الضرورية لبروز الطبقة الوسطى اللازمة لاستقرار أي نظام و ممارسة ديمقراطية.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;لقد آن الأوان الآن للمترددين من ذوي النزعة التحررية و للمتراخين و المحتشمين و المرتدين و المتيقنين و المناضلين أن يأخذوا زمام أمورهم بأيديهم. لقد آن الأوان لنعي بصفة نهائية أن لا معركة جديرة بالإهتمام عدى معركة الحرية . لقد ىن الأوان لنفهم بصفة نهائية أن المواجهة الحقيقية هي بين الأحرار و ناكري الحرية. لقد خلق الإنسان حرا و كذلك التونسي عليه اليوم أن يسترجع كرامته كإنسان حر.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;مراد الدريدي&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;*نشرا هذا البيان بالفرنسية يوم 5 أبريل 2005&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12073459-111459210346456157?l=anti-conformismes.blogspot
